07 décembre 2011
Reboot ne s'arrête plus !...
Quelque part entre Asteroïds et Galaga, voici le tout nouveau shmup signée Reboot :
Kobayashi Maru
A télécharger pour le découvrir sur émulateur ou sur Jaguar Cd :) A noter que le jeu peut se jouer avec une manette rotative !
Le lien :
http://reboot.atari.org/km/kobayashi.html
12 novembre 2011
So, so far away...

Trevor McFur in the Crescent Galaxy
1993 - Atari (développé par Flare2)
Shoot them up
Dans une lointaine galaxie...
Vous êtes Trevor McFur, un jaguar de l'espace. Avec votre petite copine Cutter (une Lynx !!), vous partez à l'assaut des quatre lunes de Cosmolite pour libérer la Galaxie du joug du terrible Odd-It.

Trevor McFur fut l'un des tous premiers jeux à sortir sur Jaguar et servit de vitrine technologique de la console. A l'époque, les premières photos de ce shoot parues dans la presse faisaient envie : graphismes hauts-en-couleurs, textures jamais vues et rendu 3d des sprites vraiment bluffant pour l'époque.
Starfox Made In Atari
Quelque soit le niveau, nous devrons d'abord passer dans un champ d'astéroïdes sur fond étoilé où au bout, un demi-boss (pas très résistant) nous attend.

Un champs d'astéroïdes plus tard, on pourra découvrir le décor et les ennemis propres à chaque lune : Osseous, son désert, ses scorpions et ses geysers, Grotonneria, sa caverne, ses stalagmites et ses araignées, Equilibriumite, son marais, ses larves et sa flore ou encore Zéphyria avec son mur bleu crépi-crépon, ses nuages et ses bébés en métal liquide (!!!)...

Tout ça avant d'attaquer l'ultime planète, Cosmolite, dans un paysage urbain peuplé de globes occulaires géants !
Le jeu paraît facile au début car il y a toujours un coin de l'écran pour éviter les tirs et les ennemis. Mais les niveaux sont très longs et il suffit de quelques secondes d'inattention pour perdre une vie.
Et des secondes d'inattention dans un jeu qui manque autant de ryhme (et malgré toute la sympathie que j'ai pour lui), il y en a des pagailles !
Le Trou Noir
Pour le lancement de la Jaguar en 1993, Trevor McFur in the Crescent Galaxy semble en effet avoir été réalisé à la va-vite et ressemble d'avantage à une démo qu'à un véritable jeu.

Les ennemis arrivent sempiternellement devant nous dans des décors qui défilent en boucle. Pas d'évennement, ou presque, ne viendra rompre la monotonie. Heureusement, on a le choix des niveaux en début de partie, ce qui permet de varier les (petits) plaisirs.
Coté ambiance, c'est un grand vide intersidéral, un véritable trou noir. La musique est carrément absente et pour un shoot, c'est impardonnable.
Pas de rythme, pas d'ambiance mais que reste-t'il alors ?
De beaux restes
Il y a toujours un élément ou deux qui rattrapent Trevor des tréfonds de la médiocrité. Graphiquement, certes, les ennemis (tout riquiquis ou très gros) sont plus ou moins bien intégrés dans le décor, quelques effets photoshop commencent aussi à dater (ronds de lumières, flous, dégradés à l'aérographe).
Mais les météorites sont très jolies et même superbement animées. Certains boss, avec un très beau rendu 3d, ont la classe et les décors comme celui en papier crépon bleu sont surprenants, originaux. Le jeu, coloré, a indéniablement une belle patine graphique.

La prise en main n'est pas mauvaise non plus avec un nombre appréciable d'armes (très) spéciales. Les sélectionner demande un peu d'entraînement mais avec l'habitude, on prendra plaisir à les utiliser (si, si !).
On peut par exemple faire appel à notre copine Cutter qui viendra combattre l'ennemi à nos cotés. On se servira de l'aimant qui attire ou de la sphère qui rebondit contre les ennemis en nombre, économisant de préférence les missiles pour les boss.
De beaux graphismes et quelques idées de gameplay sont les vestiges d'un projet alléchant.
Trevor McFur est un shoot moyen qui suscitera pas mal de regrets. Le jeu est beau mais peine à nous tenir en éveil... Il reste néanmoins une estimable pièce de collection à défaut d'être un excellent jeu.


la fiche du jeu sur AtariAge: http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareLabelID=1125
08 octobre 2011
Petit Up !
Mon petit blog vient d'être référencé sur Atari.org
mais qu'est-ce donc Atari.org ?
Atari.org est une gigantesque base de données dédiée à la marque Atari, comprenant un forum et des centaines de liens de sites à travers le monde (de programmeurs de l'atari St aux collectionneurs aguerris de la marque), LA référence en ce domaine.
Je ne sais pas s'il y avait de la sélection mais j'avais soumis mon blog sans trop y croire (un blog français...), il y a plus d'un an et j'ai eu un mail positif aujourd'hui... ^^ Fier comme Artaban, je suis...
25 août 2011
Jagulator Ver.2.0.2 !
Petite news de l'été, Jagulator, un émulateur qu'on a longtemps cru abandonné a été repris récemment... Et ma foi, le résultat est plutôt prometteur. Il n'y a pas encore de grand écran, pas de son et la vitesse des jeux n'est pas encore réglée... mais quelques jeux sont jouables ! Sûr qu'il fera de l'ombre à Project Tempest et à Virtual Jaguar à l'avenir. A suivre donc...
Le lien officiel : http://www.jagulator.com/
Avant de vous lancer, il faudra éditer les paramètres de configuration (fichier "ini") en indiquant le chemin du répertoire pour le bios jagboot.rom.

Towers II tourne sur Jagulator !
10 juillet 2011
Groaaar !

Pitfall - The Mayan Adventure
1995 - Atari (développé par Activision et Imagitec Design)
Plates-formes
Pitfall, père et fils
Au coeur de la Jongle, terrible Jongle, alors que vous suivez votre père - le célèbre Harry Pitfall - dans ses périlleuses aventures, celui-ci se fait enlever par l'esprit d'un ancien guerrier Maya, le terrible Zakelua.
![s_Pitfall_2[1]](http://storage.canalblog.com/32/49/629503/66396150_p.jpg)
Il ne vous reste plus qu'à affronter mille bêbêtes et mille périls, du plus profond des cavernes hostiles au sommet d'un Temple Maudit pour vous faire un plaisir d'aller délivrer votre paternel...
La légende du Dieu Jaguar
Le jeu est autant une suite qu'un hommage à Pitfall!, le classique de David Crane.

Datant de 1982, ce jeu sorti sur l'atari 2600 fut l'un des tous premiers jeux de plates-formes de l'histoire et promettait, déjà, de se prendre tantôt pour Tarzan, en s'accrochant à des lianes, tantôt pour Indiana Jones avec la découverte de merveilleux trésors.

On retrouve quelques années plus tard beaucoup d'éléments empruntés directement à ce vestige des Temps Anciens. Les fameux sables mouvants du premier épisode sont là, tout comme des bruitages d'origines (et anachroniques) dans les stages bonus ou des scorpions, reproduits au pixel près... On peut même faire un voyage dans le temps avec une warpzone (ou avec l'aide d'un code) qui nous permet de débloquer le jeu d'antan !
On a également toutes les aptitudes du personnage originel chez son fils (Harry Pitffall Jr.) qui virevolte avec aisance dans les airs et saute de plate-forme en plate-forme au-dessus d'un ravin insondable, comme si de rien était. Notre bonhome peut également se servir d'une fronde ou d'un boomerang rigolo pour bouter les ennemis hors de l'écran.
En parlant des ennemis, notre console cache bien un fauve sous sa coque noir. La plupart des boss sont en effet des Jaguars (1er, 4ème et 9ème niveau) qui surgissent toutes griffes dehors sur le pauvre Pitfall.
L'Empire Maya Contre Attaque
Même si ce nouveau Pitfall reste très linéaire dans son déroulement, le jeu a vraiment l'art et la manière de jongler avec les lieux. Au détour d'une forêt de lianes et de la rivière peuplée de crocodiles féroces, on découvre d'immenses temples Mayas aux pièges innombrables. Chaque niveau a par ailleurs sa petite originalité.
![2955[1]](http://storage.canalblog.com/50/78/629503/66399613_p.png)
Le level design est vraiment une petite merveille puisque notre personnage est toujours en mouvement. Toujours en train de sauter, de ramper ou de s'accrocher à une liane. Le plaisir de bondir partout est immédiat avec un personnage qui répond vite et plutôt bien aux commandes (malgré quelques sauts délicats).
Par rapport aux versions 16-bit qui étaient très difficiles, nous avons droit à une sauvegarde bien agréable qui permet de reprendre l'aventure là où on l'a quitté... Du coup, avec les continues et les vies à foison, on progresse assez vite, tout en prenant néanmoins soin de visiter tous les recoins du jeu pour se gaver d'items.
Du Charme et de la Rocambole
Hormis ces 2 bandes qui réduisent un peu la taille de l'écran, on a droit à des graphismes magnifiques, détaillés et d'une finesse étonnante. Les décors foisonnants et sombres s'illuminent de splendides éléments graphiques, qui marquent durablement le joueur : et hop, une cascade, et hop, des boules de feu, et hop, une grosse roue qui tourne...
Une partie du charme de Pitfall réside également dans l'animation cartoon des personnages, une animation fait-main, à l'ancienne, très proche d'un dessin-animé. On pense tout de suite à cette merveille qu'est Aladdin sur Megadrive.

Vraiment, la réalisation de l'ensemble est soignée. Chaque détail est à sa place et je prend beaucoup de plaisir à parcourir ses niveaux partagés entre action et exploration. Un petit conseil au passage pour les plates-formes qui s'abaissent dans les temples, comptez jusqu'à 6. :)
Sinon, le dernier boss, l'esprit guerrier, se présente sous la forme d'un terrible Golem de pierre. Toutes ses attaques sont aléatoires et il est très résistant. Il faut pas mal de munitions en réserve pour le détruire (ce que biensûr je n'avais pas dans ma saccoche). Avec de l'abnégation (deux heures de jeu juste pour ce boss) et à deux doigts de l'abandon, j'y suis parvenu (hip hip hip Houra !). La séquence de fin est une belle récompense. Pour ceux qui connaissent la version Atari 2600, elle est bien marrante et rappellera de très bons souvenirs aux vieux de la vieille.
Torréfié avec amour et passion, avec des arômes fruités et corsés, la version Jaguar de Pitfall est bon comme le bon café. La réalisation de l'ensemble est particulièrement soignée... Avec la sauvegarde, le jeu est facile mais c'est indéniablement avec Rayman, un des tous meilleurs jeux de plates-formes de la Jaguar.




la fiche du jeu sur AtariAge: http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareLabelID=1102
05 juillet 2011
Under Sorcerer's Spell
Un nouveau record :
1 048 875 310 points
avec 5 balles, en mode Factory, sur la table Tower de Ruiner Pinball !!!

Tout s'est joué sur la première bille où bonus et multiballs aidant, j'ai atteint les 800 millions de points :)
03 juillet 2011
It's a New Record !
De nouveaux records sur Super Burnout, le jeu de moto de la Jaguar ! N'hésitez pas à poster les vôtres :)...

AMERICA : 0'37"17

AUSTRALIA : 0'33"19
BRAZIL : 0'31"63

CANADA : 0'33"22

FRANCE : 0'51"39

GERMANY : 0'36"88

HUNGARY : 0'43''86

JAPAN : 0'41"79
02 juin 2011
Robinson's Requiem sur Jaguar CD !! !
C'est une vraie surprise mais je viens d'apprendre que Robinson's Requiem est sorti le 30 mai sur Jaguar CD !! !

Ce hit, transfuge du PC, signé par les français de Silmarils aurait déjà du sortir il y a une quinzaine d'année mais le projet fut abandonné. Il a été repris et finalisé par SongBird Productions.
Une vidéo présentant le jeu :
Mon nouveau Blog : Après la Jaguar, la Lynx
Et hop, après la Jaguar, vlà mon tout nouveau blog consacré à la console portable d'Atari :
la Lynx !
http://lynxpointcom.canalblog.com/

Et une vieille pub pour fêter ça ! :)
28 mai 2011
War Has Never Been So much Fun.

Cannon Fodder
1995 - Virgin (développé par Sensible Software)
Action Stratégie
La Guerre n'a jamais été aussi Fun !
Le jeu démarre sur les notes d’un reggae bien cool qui clame que la guerre n’a jamais été aussi fun… C’est là toute l’ironie mordante d’un titre qui envoie nos petits soldats à la boucherie. Car malgré le délire, la guerre dans Cannon Fodder, c'est un véritable carnage.

Cannon Fodder veut dire chaire à canon en français et pardi, que ce jeu porte bien son nom ! Nos premières classes attendent à la queue-leu-leu qu’on les débarquent sur le champs de bataille. Tout juste à coté, dans le cimetière, les petites croix blanches se multiplient…
Commando au pays des Schtroumpfs
Les briefings des missions sont clairs et souvent concis : tout détruire et/ou tuer tout le monde.

Tout aussi direct, le gameplay est intuitif et surtout beaucoup plus simple qu’on pourrait le croire pour un jeu de stratégie. Un curseur à déplacer, un bouton pour le tir et un autre pour lancer des grenades ou tirer au bazooka…
Le reste se passe sur la colonne de gauche en appuyant sur Option : carte, choix des armes spéciales et gestion de la troupe. En cliquant sur les noms et sur le logo, séparer le groupe pour former des petites escouades s’avèrera primordial pour progresser. Capital même !

J’ai bien aimé les premières missions bien faciles (et bien fun) mais c’est vraiment à partir de la mission 5 que le jeu prend toute sa dimension stratégique et son intérêt. Le jeu est très dur et nous pousse dans nos derniers retranchements, nous obligeant sans cesse à nous adapter minutieusement à la topographie du terrain ou aux placements des différents ennemis… On doit vraiment réfléchir tous nos déplacements et nos actions. Suivant les situations, on deviendra un chef des armées fin stratège, fin limier ou bien un Rambo bourrin, un survivor de la jongle qui fonce dans le tas (des fois, ça peut marcher).
Et lorsque les missions sont très difficiles, c’est par petits paquets qu’on perd son armée d‘inconscients. La liste des noms des soldats décimés défilent à la fin des missions comme pour nous rappeler ce qu‘est la guerre. Vu la longueur de la liste parfois, on n’est pas loin de culpabiliser d‘avoir été aussi mauvais ! On en verserait presque une petite larme pour eux…
Efficace comme un tir de bazooka
Pour peu qu’on accepte le défi en sacrifiant une bonne partie de son armée, Cannon Fodder s’avère particulièrement prenant et intense. On prend un malin plaisir à canarder tous ces petits sprites dans des gerbes de sang. A s’infiltrer en toute discrétion dans les zones ennemis, profitant des cabanes et des petits arbres… Ou bien à écraser nos ennemis avec une jeep !

Même si la réalisation n’est pas exceptionnelle pour la 64-bit d’atari, tout est mignon avec des environnements détaillés et variés (de la banquise au grand canyon…).
Véritable signature visuelle de Sensible Software, nos soldats, des lilliputiens résumés en quelques pixels, ont énormément de personnalité. Et la bande-son n’est pas en reste : le génial reggae de l’intro, l’ambiance et tous ces bruitages qui claquent aux oreilles comme ces hurlements ennemis sous nos rafales de tir…
Bien marrant et néanmoins exigeant, Cannon Fodder m’a surpris et n'a vraiment rien du petit jeu auquel je m'attendais.




la fiche du jeu sur AtariAge: http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareLabelID=1071
14 mai 2011
Camel Jump

Supercross 3d
1995 - Atari (développé par Tiertex)
Course
le Excite Bike de la Jaguar
Jeu de Motocross en 3 dimensions comme l'indique son titre, on pourra manger des bosses, des dunes et de la boue. Sauter avec sa bécane, faire au passage des figures acrobatiques en guise de coucou au public et se prendre le décor pour finir.

D'après la vindicte populaire, avec sa réalisation calamiteuse, Supercross 3d tutoierait les abysses de nullité d'un Club Drive ou d'un Double Dragon V. Un jeu tellement mauvais qu'il ferait regretter l'envie de jouer à la Jaguar !! Mais alors, pourquoi avoir acheté cette cartouche ? Suis-je maso au point d'avoir l'un des plus mauvais jeu de la console ? Et si oui, pourquoi me faire autant de mal ?
A fond sur la Mobylette
Croyez-moi, il vaut mieux voir le jeu en photo. D'ailleurs, c'est LE jeu qu'il ne faut surtout pas montrer à ses potes pour vanter les mérites du Jaguar (ils vont se mettre à rire)...
L'animation nous saute à la gorge comme un félin édenté (et qui tousse en plus). Le framerate est poussif. Tout ça saccade plus que de raison (je me suis pincé et je me pince encore).

Le décor tressaute et c'est lent.
Seul le parcours est texturé (Wah, de la 3d mappée sur Jaguar), le bas-coté fait dans la suggestion, l'abstraction la plus totale puisqu'il n'y a rien...

Les contrôles sont délicats au début d'autant que cette satanée animation n'aide pas à contrôler quoique ce soit. On prend gamelle sur gamelle et tout cela laisse à penser qu'il n'y a rien à sauver.
Let's Go Away
Mais avec de l'entraînement, le jeu se révèle jouable (oui, au bout d'une demi-heure, on gère...). Et devant un public qu'on suppose en délire, on se surprend à faire des envolées avec sa moto-bécane, à pétarader à toute berzingue et surtout, à gagner les courses (!)...
Car le challenge est bien là et notre beau et rutilant championnat des États-Unis ne se finit pas en dix minutes. San Diego, Las Vegas, Dallas, Daytona Beach, Mineapolis ou Indianapolis, on voit clairement du pays. Des dizaines d'arènes nous attendent et chaque étape est divisée en 3 courses éliminatoires.

Les autres concurrents vous pourriront bien la partie. Quand tout ce beau monde se retrouve (dans une bouillie de pixels), les dépassements sont sympas et bien pimentés.
Une petite pensée au passage au circuit le plus difficile du jeu, celui de Pontiac : une course étroite et rapide avec plein de petits virages vicieux. Contre des adversaires, c'est une belle horreur mais également un souvenir de victoire mémorable !
D.Forkin est le nouveau champion
Oui, ce n'est pas possible d'être indulgent. Le framerate est effectivement une catastrophe atomique.
Néanmoins, je suis agréablement surpris par le challenge que propose ce Supercross 3d. Le jeu n'est pas mal, ou du moins, n'est pas antipathique une fois qu'on gère sa mobylette. Admirez l'expert, je l'ai même fini en mode Pro avec 208 points. :)

Plein de camboui, ce Supercross 3d est un petit plaisir honteux et je jure qu'on ne m'y reprendra plus !


la fiche du jeu sur AtariAge : http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareID=2550
03 mai 2011
Dossier : Histoire de la Jaguar

Il y a deux ans déjà, j'avais rédigé un dossier consacré à l'histoire de la 64-bit d'atari pour le site Gameforever.fr.
Ce site est une énorme base de données et offre à ses membres la possibilité de poster des avis, des vidéos, des musiques sur les jeux d'antan ou plus récents.
Dans la base, il n'y a pas que la Jaguar, il y a aussi la Lynx, l'atari 2600, la 3do, la Megadrive, la Saturn, la Dreamcast, la Nintendo 64, la Game Boy, la Playstation, la PS3, la XBox 360, etc... Il y a même le PC et la 3DS !
Je profite de ce post pour mettre en ligne le dossier avec quelques modifications (réactualisations et corrections en tout genre).
Bien qu'adorant le félin, je fus et suis assez sévère avec Atari : ce fut un échec commercial retentissant et il y a des raisons... Mais comme on dit, qui adore beaucoup, châtie pas mal :)...
LA JAGUAR
Panther Vs Jaguar
La Jaguar est née du désir d’Atari de rester dans la course des consoles familiales. En effet après s’être fait une place au soleil dans le monde de la micro avec l’Atari ST, Atari a l’appétit du géant qu’il était au début des années 80. La société vient de lancer la Lynx, une console portable en avance sur son temps, et compte tout naturellement avoir sa console de salon.

Le projet Panther est ainsi lancé en 1989. La console basée sur un processeur Motorola MC68000 (le même que la Megadrive) et un co-processeur permettant d’afficher des milliers de couleurs doit ainsi concurrencer sans problème les 16-bit de Sega et de Nintendo.
La folie des grandeurs n’a pas encore touché Atari à cette époque-là.
C’est en 1991 qu’un autre projet, proposé par Flare Technology, prendra le pas sur celui de la Panther. Un projet alléchant qui permettra au vu des capacités de l’hardware d’avoir 10 ans d’avance sur tout le monde et d’écraser sans soucis toute concurrence. Il s’agit non plus d’une 16-bit ou même d’une 32-bit mais d’une 64-bit ! Une 64-bit !! Une 64-bit avec de la 3D magique, insoupçonnable en 1991, avec non plus des milliers mais des millions de couleurs affichables. Ce projet renversant pour l’époque mettra deux années à se concrétiser.

Et en 1993, la Jaguar est enfin annoncé officiellement. Dans le même temps, deux autres consoles américaines sont présentées à grands renforts de chiffres spectaculaires : la 3DO de Trip Hawkins et l’Amiga CD32 de Comodore. Mais aucune au vu des chiffres ne pourra concurrencer la puissante Jaguar. Avec cette annonce délirante, Atari a fait très fort et a touché en plein cœur l’imaginaire des joueurs avec des chiffres magiques : 64-bit !!!
Beaucoup croit d’ailleurs à un canular de la part d’Atari et malheureusement, la suite ne leur donnera pas tort.
Noël 93 et puis plus rien
Pour devancer tout le monde, Sam Tramiel, le papa d’Atari annonce un peu vite qu’il vendra des Jaguars le Noël de la même année.

Seulement sans le soutien d’éditeurs japonais, les professionnels ne croient pas en l’avenir de la machine et les éditeurs tiers, pas très confiant, ne se bousculent pas au portillon.
De plus la 64-bit n’en est pas réellement une puisque c’est un gros mélange de la Panther avec le processeur Motorola (qui tourne sur la Megadrive !!) et une foire fouille de processeurs 32/64-bit/on sait pas trop qui génère des sprites ou des animations. On s’en doute un peu, la console est une horreur à programmer, avec une interface bourrée de bugs et un service « après-vente » d’Atari déplorable de l’aveu même des programmeurs.
Vu qu’il ne reste pas beaucoup de temps avant Noël et histoire de proposer quand même des jeux avec sa 64-bit, Atari annonce quelques jeux prévus initialement sur Panther (Raiden, Dino Dudes, Trevor Mc Fur in the Crescent Galaxy, Cybermorph).

Raiden
Des jeux 16-bit qui proposent des graphismes en 2D. Seul Cybermorph sort du lot avec un univers 3D en ombrages de Gouraud.

Cybermorph
Heureusement, des photos d’Alien Vs Predator, un doom-like ambitieux de Rebellion et d’Atari, paraissent dans la presse et augmentent d’un coup l’attente des joueurs.
Entres autres anecdotes, Atari s’associe avec le géant de l’informatique IBM pour la fabrication des consoles avec un contrat mirobolant et déraisonnable de 500 millions de dollars.

Du coup, lorsque Noël 93 arrive, la Jaguar sort bien à la date prévue avec Cybermorph et une grosse manette qui ressemble à un téléphone (avec plein de touches pour y placer des overlays à l’ancienne), le tout vendu au prix attractif de 250 dollars. Attractif surtout comparé à celui de la 3DO, console à priori moins puissante et qui dépassait les 600 dollars.
Les jeux arrivent enfin !
Les jeux arrivent enfin mais... Ce sont surtout des adaptations de jeux 16-bit, faciles et pas chères à réaliser (avec le fameux processeur Motorola), avec des graphismes légèrement améliorés (Cannon Fodder, Dragon, Flashback, Zool 2, Pinball Fantasies…). Des jeux sympathiques mais décevants pour des joueurs qui se prenaient à rêver devant les chiffres magiques d’Atari. En cette fin d’année 1994, les titres sortent quand même, certains d’entre eux profitent en partie des capacités survendues de la console et redonnent un infime espoir aux joueurs :

Tempest 2000
Tempest 2000 le shoot mythique du « Yak », j’ai nommé Jeff Minter. Un jeu pas très grand public avec des graphismes abstraits mais un grand jeu assurément.

Alien vs Predator
Alien Vs Predator, un FPS de très haute tenue qui sera noté 95% par le magazine Consoles+. Dixit les testeurs de l’époque : « le meilleur jeu d’action toutes consoles confondues ». Il est plaisant de noter que certains des concepteurs de ce jeu se retrouveront quelques années plus tard sur GoldenEye, une autre référence du FPS.

Doom
Wolfenstein 3D et Doom, deux FPS de légende signés ID software. Iron Soldier, un jeu de méchas géants assez complet et novateur dans le genre.
En revanche, d’autres jeux renforcent cette impression d’arnaque sur les prétendues 64-bit de la Jaguar :

Checkered Flag
Checkered Flag, un remake de Virtua Racing en 3D flat à la jouabilité plus qu’incertaine. Il est amusant de constater que ce jeu est sorti le même mois que Ridge Racer sur Playstation au Japon. Kasumi Ninja, le Mortal Kombat du pauvre d’Atari avec un bandana « Ninja » offert dans la boîte de jeu ! Club Drive, un jeu de voitures en 3D flat tout honteux. Double Dragon V, un jeu de baston IGNOBLISSIME.
Fin 1994, Sony et Sega ont déjà lancé en orbite leur 32-bit avec des titres autrement plus affriolants que ces quelques jeux en 2D ou en 3D bien vilaines. La Jaguar semble déjà à bout de souffle un an à peine après sa sortie.
La folie des grandeurs
En 1995, déjà en piteux état, Atari se tire à nouveau une balle dans le pied en sortant un add-on mort né : le Jaguar CD.

Une opération kamikaze puisque le parc de consoles Jaguar est très faible (il faut avoir une Jaguar pour profiter du Jaguar CD). Les acheteurs potentiels sont donc peau de chagrin. Les ventes seront d’ailleurs microscopiques. A peine une dizaine de jeux verra le jour sur ce support dont Myst, le célèbre click and play venu du monde du PC, Battlemorph (Cybermorph 2) et Iron Soldier 2, des suites à la belle réputation ou les dessins animés interactifs Dragon’s Lair et Braindead 13.

Myst
Champion des communiqués fracassants et après le Jaguar CD, Atari annonce vouloir sortir un casque de réalité virtuelle pour sa Jaguar. Ce coup-ci, faute d’argent pour financer un tel projet, le casque restera une réalité virtuelle.
Sam Tramiel, complètement coupé de la réalité réelle, souhaite par voix de presse concurrencer directement les 32-bit avec des jeux en 3D. Le problème, c’est que la Jaguar n’est pas douée pour ça. On trouvera ainsi en 1995 et en 1996 :

I-War
Hover Strike, l’un des rares jeux Jaguar à proposer une 3D mappée, I-War et Missile Command 3D, des jeux de tir en 3D flat (on est en 1995, l’époque de la Saturn, de la Playstation et des textures mappées.).
Fight For Life, le Virtua Fighter de la Jaguar, réalisé par un seul homme, un français ayant travaillé sur le système des caméras de Virtua Fighter 2 ! Bien entendu, avec un seul homme pour un jeu aussi ambitieux, le résultat final n’est pas très convaincant. Annoncé pendant plus d’un an et sorti en 1996, ce sera le tout dernier jeu d’Atari pour la Jaguar.

Fight for Life
Au grand dam de Sam Tramiel, il y aura encore tout plein de jeux en 2D, exclusifs cette fois-ci au support, et fait par de petites boîtes de développement. Ultra Vortek (un bon jeu de baston gore), Super Burnout (un jeu de moto français à la Hang On particulièrement réussi), Attack Of The Mutants Penguins (un titre improbable et bien fun) ou encore la réponse d’Atari à Mario Kart, le bien nommé Atari Karts. Des jeux qui fleurent bon la débrouille et la bricole.

Super Burnout
D’autres jeux de « gros » éditeurs sortiront également. Ce sont des adaptations (très jolies) de jeu 16-bit en 2D : NBA Jam Tournament Edition, Power Drive Rally, Theme Park, Syndicate, Pitfall, Val d’Isère…

Rayman
Et puis enfin, sort à la fin de l’année 95, Rayman d’Ubisoft (qui deviendra la mascotte vedette de la société). Une merveille de jeu de plates-formes annoncée depuis les débuts de la Jaguar et qui est finalement sorti d’abord sur Playstation. En dépit d’éléments absents par rapport aux 32-bit (les effets de brouillard entre autres choses), la qualité graphique du jeu prouve les grandes capacités de la Jaguar dans le domaine de la 2D avec une palette de couleurs très étendue. On se rend compte avec ce jeu du potentiel de la console. Une vraie tristesse en y repensant.
Malgré de nombreuses sorties, rien ne va plus chez Atari et Sam Tramiel fait un infarctus en octobre 1995. Il laisse les commandes à son père Jack qui par son immobilisme va achever la compagnie déjà moribonde. En Avril 1996, ç’en est fini officiellement de la Jaguar qui se sera finalement vendu à 150 000 unités dans le monde (la Play 2 s’est vendu à 120 millions d’exemplaires, ça aide à relativiser !). Et Atari n’est désormais plus qu’un nom prestigieux que l’on passe de main en main.
Graou !!!
Pourtant, contrairement à ce que beaucoup pensent, la Jaguar vit encore ! Désormais sauvage, la console gambade toujours sur la scène Homebrew avec quelques jeux amateurs comme Painter en 2003. Mais la grande surprise est que des petites boîtes de jeu américaines se sont mises à commercialiser des jeux tout nouveaux. Ainsi Telegames a sorti très officiellement en 1997 et en 1998 Break Out 2000, Towers II mais aussi le célèbre Worms sur Jaguar et le jeu de F1 World Tour Racing sur Jaguar CD.

Worms
SongBird Productions a sorti en 2000 Skyhammer, un jeu en 3d texturé et en 2005 (!) un remake de Commando, un Total Carnage totalement 16-bit.
Force Design sort en 2009 Mad Bodies. Les anglais de Reboot et la scène française des jaguaristes sont aussi très actifs avec la sortie de tout nouveaux jeux comme Osmozys (Orion), Do the Same (CVSD/Jagware), Superfly DX (Reboot) ou très prochainement l'adaptation par la Jagware team du jeu mythique d'Eric Chahi : Another World...

Do The Same
Oui, la Jaguar vit encore ! Graouuu !!!
Wizzy
sources : Grospixel, Wikipedia, My Silicium, forum yaronet, Gamopat, Atari Age, Consoles +, Joypad, ST Mag, les émulateurs Project Tempest et Virtual Jaguar, ma jaguar, mas heures passées dessus et mes souvenirs émus :)
26 avril 2011
Reboot reboote encore... :)
Downfall est le tout nouveau jeu de Reboot et le premier jeu Jaguar de l'année !

Inspiré d'un homebrew paru sur Atari 2600 : Man Goes Down, le principe de jeu est simple et efficace. Sur le rythme d'une techno qui ne sortira plus jamais de votre tête, on doit rester en vie en sautant sur des plateformes qui montent, qui montent, le tout étant biensûr de ne pas tomber dans le vide ou de se faire écraser en haut de l'écran par la plate-forme.
Dans cette chute vertigineuse (ponctuée de nombreux game over), notre petit bonhomme pourra parfois récupérer des fruits ou des petits ballons... :)
Le site du jeu ici : http://dbug.kicks-ass.net/reboot/web/downfall/about.html
De retour sur Orion
Un petit come-back sur Orion qui a ragaillardi la Jaguar et la scène Homebrew avec ses jeux.
Orion a sorti en 2009 une compilation de ses jeux sur Jaguar CD qui rassemble le travail de 3 années de programmation. On y retrouve parmi d'autres jeux l'excellent puzzle game DiamJag, sa version étonnante en 3 dimensions, Ozmosys, et un jeu de plates-formes, Jungle Jag, chaînon manquant de la Jaguar entre Dino Dudes et Rayman.
Orion_'s Jaguar Collection

Jungle Jag
Sa compilation comme chacun de ses jeux sont téléchargeables sur son site perso (qui présente également d'autres projets sur d'autres machines), la plupart sont jouables sur émulateur ou sur CD :
Un peu comme Do The Same, le jeu DiamJag a son propre site et ses records à battre en ligne avec des webcodes (bon courage pour les battre) :
23 avril 2011
droit de grève !

Syndicate
1995 - Ocean (développé par Bullfrog)
Action Stratégie
Peter Molyneux présente...
Des concepts de jeu totalement novateurs, Peter Molyneux en a toujours eu plein son chapeau. C'est même devenu sa marque de fabrique. Histoire de les énumérer, je vous laisse deviner les jeux qui se cachent derrière chaque idée géniale : gérer un parc d'attraction comme on gère une entreprise, incarner le seigneur du mal en peuplant son donjon avec des centaines de monstres, vivre au pied de la lettre la vie d'un Héros ou se prendre, avec toute la surpuissance que nous confère un tel rôle, pour Dieu...

Ici, Syndicate nous propose de prendre la tête d'une Mafia cybernétique et de conquérir le monde en terrorisant les populations et en annihilant toute opposition...
du Cyberpunk rouille pur jus !
Pour commencer, avant chaque mission, on aura droit de naviguer sur des écrans fixes et des menus en tout genre dans un mode "gestion" typique des jeux de stratégie : développement des ressources économiques avec racket des populations civiles, recherche technologique pour découvrir de nouvelles armes (dévastatrices) ou de nouveaux appendices (bras, jambes, oeil...) et enfin, inventaire de nos cyborgs rouillés à gérer au mieux...

Le mode mission où l'action temps-réél prédomine propose au joueur de gérer sa petite troupe dans des villes futuristes où règnent de sombres complexes. Quelques écrans publicitaires ironiques et un métro aérien égayeront des lieux peu engageants.

Il sera impératif de bien lire le briefing avant chaque mission et de bien se préparer en fonction des objectifs... Et vous vous apercevrez alors que Syndicate, c'est pas le monde des Bisounours...
Une petite troupe de Réplicants à notre botte
Bien avant le scandale que fut GTA et sous couvert de stratégie cérébrale et estimable, Syndicate se permet toutes les immoralités possibles. N'ayons pas peur des mots, Syndicate nous met à la tête d'une organisation fascisante, d'une milice armée prête à tout pour arriver à ses fins : lavage de cerveau des scientifiques du coin (ou pour s'amuser de la ville entière à coup de Persuadotron) ou bien fusillade entre agents surarmés et dans le tas sans faire de détails (et tant pis pour les civils)...

On aime ou pas mais le jeu a le mérite d'être très original et subversif...
Minority Report
Le problème, c'est qu'il faut beaucoup d'argent pour progresser or le temps passé entre chaque mission ne suffit pas forcément pour finir une recherche ou avoir suffisamment d'argent pour équiper sa petite troupe. Comme le jeu est très difficile, j'ai parfois posé la manette des dizaines (et des dizaines) de minutes pour que les caisses se remplissent ou bien pour avoir la nouvelle et aguicheuse arme que me promettait une recherche.

L'autre soucis est que la réalisation n'est pas exempte de défaut. Même si la version Jaguar bénéficie de décors soignés et du mode zoom, le jeu rame trop souvent lorsqu'il y a foule à l'écran. Sur quelques missions, la lenteur empêche presque de jouer. C'est laborieux. Et puis, Syndicate a vieilli aussi : la progression à l'aveugle dans les bâtiments peut surprendre le néophyte du 21ème siècle et le pathfinding hasardeux accuse aujourd'hui son grand âge.
Le jeu n'est pas sans défaut et demande une patience qui semble réservée à la seule élite des furieux de stratégie sur DOS ou de quelques déjantés (comme moi) :).
Mais Syndicate réunit tellement d'idées nouvelles pour l'époque qu'il est bon de redécouvrir son ambiance décadente et futuriste à la Blade Runner.



la fiche du jeu sur AtariAge : http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareLabelID=1110




