JagFan - Fan de l'Atari Jaguar !

14 novembre 2018

Pneu hurlant contre bitume...

Des tests en double pages de jeux Jaguar dans la presse française étaient rares. Alors quand on en tenait un (pas mauvais en plus), on était content !

Voici le test de Super Burnout paru dans le n°45 de Joypad, daté de septembre 1995 :

Joypad 45 Septembre 1995 page064

Joypad 45 Septembre 1995 page065

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28 octobre 2018

Salon RGC 2018

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Petit reportage photo sur la Retro-Gaming Connexion 2018 à Meaux. Avec Arethius, j'ai animé le stand Jaguar et j'ai pu profiter des raretés de la collection de mon camarade. Deux jours en immersion complète dans le monde des pixels : des rencontres, des découvertes vidéo-ludiques et beaucoup de surprises !!

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Vue depuis le stand Jaguar^^

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Le stand Jag en Action !

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AirCars et Mad Bodies côte à côte.

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Une pépite : une cartouche translucide de BattleSphere !

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Petit aperçu d'AirCars

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Jouer à Doom en réseau sur Jaguar, c'est possible ! Il faut un cable JagLink, deux consoles et deux télés. A nous ensuite les joies du Deathmatch ! Jouissif !!

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Face à face de la mort sur Doom ! La compétition Doom en LAN bat son plein !

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Yannosh, grand vainqueur du concours Doom avec 100% de victoire ! Il a remporté le Guide Officiel du joueur Jaguar (avec ses astuces et ses soluces).

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Jour 2, nouvelle déco ;)

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Jour 2, journée Elansar d'Orion avec des parties intenses, 2 joueurs ont fini le jeu en direct.

Il n'y avait pas que la Jaguar à la RGC mais aussi d'autres systèmes et des découvertes, notamment :

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Une petite partie de ce que présentait Dacobah. Son stand était dédié cette année aux jeux de typing, un genre méconnu (pour moi) mêlant dactylo et vitesse avec des backgrounds surprenants : Space Harrier ou House of the Dead !

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De l'homebrew Master System avec Prisonnier II d'Off Game (Merci pour la télé !). Son site : offgame.org

Ayé, après ces deux jours non-stop de Jaguar, il était temps de rentrer se reposer^^ En remerciant le grand Arethius pour son invitation et cette initiation, je passe le coucou à tous ceux que j'ai croisé, manette Jaguar en main.

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01 octobre 2018

Jagfan fait ses griffes à la Retro-Gaming Connexion

Pour fêter les 25 ans de la Jaguar, retrouvez-moi à la Retro-Gaming Connexion 2018 à Meaux (Salle le Colisée) les 27 et 28 octobre 2018. Je serai présent sur le stand tout consacré au fauve d'Atari. ^^

Retro-Gaming Connexion 2018

 

Vous pouvez d'ores et déjà vous y inscrire (avant le 19/10) en passant par le forum de l'association Retro-GC : https://www.yaronet.com/topics/189899-rgc-2018-inscription-et-tarifs-register-and-prices-27-28-octobre-meaux-77

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19 septembre 2018

AtariAge strikes back

En plus d'éditer des myriades de jeux sur tous les supports Atari (et même sur ColecoVision !),

AtariAge chouchoute les fans du Jaguar avec de nouveaux jeux à paraître en novembre : Defender of the Crown et Treasure Island Dizzy, deux classiques des ordis d'antan. Les pré-commandes sont d'ores-et-déjà ouvertes.

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le lien pour les pré-commander : https://atariage.com/store/

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06 septembre 2018

Dans le temple mystérieux du circuit imprimé...

Jeff Minter Classics

Jeff Minter Classics

2017 - AtariAge (développé par Llamasoft)

Shoot them up

YAK, YAK, YAK !!!

Alors que l'incroyable Tempest 4000 vient de sortir sur les nouvelles consoles, signant comme au bon vieux temps de la Jaguar une alliance (inespérée) entre Jeff Minter et Atari, il est temps pour moi de vous parler de la compilation que nous a concocté AtariAge l'année dernière.

Cette compilation regroupe deux jeux (trois si on débloque Grid Runner avec un code secret); des productions emblématique made in Llamasoft, la société du plus hippie des programmeurs, j'ai nommé Jeff Minter aka le YAK aka Dieu pour les Ataristes de tous crins. 

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Revenge Of The Mutant Camels (version Atari ST) et Llamatron: 2112  nous sont donc proposés sur une seule cartouche dans une somptueuse boîte. La double couverture est magnifiquement illustrée d'un dromadaire pour la face A, et d'un lama pour la face B (deux des ruminants préférés du YAK). Tous deux sont à l'entrée d'un mystérieux temple pavé des motifs d'un circuit imprimé... Cerise sur le chabichou, le manuel en papier glacé est en couleur et nous avons droit à un poster. Packaging is perfect !

Le dromadaire qui fume une Camel 

Pour parler du premier jeu, Revenge Of The Mutant Camels, fermez les yeux, détendez-vous et imaginez un dromadaire dans un désert bleu. Il croise des cabines de téléphones anglaises. Au fond, en guise de paysage, il y a des Lynx et des Game Boy géantes. Le dromadaire est armé et tire des boulettes sur tout ce qui bouge.

Et tout ce qui bouge, ça peut être des kangourous surfers, des moutons tueurs, des MIG-29, des vaisseaux de Star Trek, des téléphones roses, des fantômes de Pac-man, des nuages qui font pleuvoir des têtes de chiens et j'en passe et des meilleurs... 

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Vous pouvez ouvrir les yeux... Derrière cette blague, la patte du fameux chevelu qui signera toute sa carrière une lampée de jeux barrés. Le délire se traduit donc par la myriade de choses qui envahissent l'écran : des items à gogo aux ennemis en passant par les tirs de toutes parts, phonogrammes et cascades de points. Les bruitages de chèvres et digits vocaux troublants sont également de la fête.

Le maniement est étrange : le dromadaire tire sans discontinuer, les flèches permettent de déplacer l'animal à bosse tout en variant la direction du tir. On peut se mélanger les pinceaux au début, notamment lorsqu'on prend un malus qui inverse les commandes ou lorsqu'il s'agit de tirer vers le haut sans sauter (pour s'interdire de sauter tout en tirant vers le haut, il faudra maintenir un bouton).

Mais comme c'est bien fait, on s'habitue à tout. D'autant qu'on peut choisir de se faire aider par un bouc (un allié surpuissant) pour découvrir les niveaux sans aucun stress. Au final, ce WTF finement débile achève par faire son office d'aspirateur thermonucléaire de neurones. Addiction coupable !

Le Lama Cyberpunk est de sortie !

Pour le second, il s'agit d'un remake de Robotron: 2084, un vieux classique de l'arcade eighties nous mettant au coeur d'une arêne blindée de robots méchants, avec comme arme un tir multi-directionnel.

Llamatron: 2112 remplace les vilains robots à azimuter par des trucs du quotidien, tout aussi menaçants : rouleaux de papier toilette, canettes de coca cola, hamburgers mutants, joysticks énervés, smileys pas contents.

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Et notre héros du futur tirant dans tous les coins est désormais un lama. Oui, l'animal au long cou, avec sa tête de porte-bonheur et dont le crachat est légendaire.

Son but : détruire les ennemis, et sauver les autres ruminants qui broutent (style dromadaires ou boucs) au beau milieu de la mêlée.

La bande son reprend à son compte les bips bips du jeu original, tout en les mélangeant à des "meuh" de vaches et "des bêê" de moutons. Oui, oui, on on retrouve bien la pattoune du YAK. Toujours. Il revisite à sa manière le classique de 1982... Mais sans pour autant bouleverser la formule.

Llamatron: 2112 n'est pas une suite améliorant le concept de base, comme a pu l'être par exemple Tempest 2000, mais un pastiche frais, avec des glaçons et une touillette. Le résultat à l'écran est à la fois doucement improbable et très amusant avec une courbe de difficulté aux petits oignons.

L'Easter Egg Ultime

Sachez qu'on peut up-grader la cartouche avec un jeu caché, un des premiers succés du hippie sur ordi 8-bit dans sa version Atari ST : Grid Runner. Pour ça rien de plus simple, il suffit de lancer Revenge of the Mutant Camels et de taper dans les passwords pour accéder à un niveau : "modern day wizardry". Un "Yes" se fera entendre, vous pourrez rallumer la console et constater que l'écran de sélection des jeux a légèrement changé. 

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Pour ce qui est de Grid Runner, c'est un cadeau fait à tous les joueurs, un shoot them up plus sobre que les précédents, et peut-être, quelque part plus exigeant coté réflexes. Le jeu se présente sous la forme d'une grille où l'on peut se déplacer partout. Et heureusement d'ailleurs car l'ennemi (de type chenille qui se racourcit ou se divise au contact de notre tir, comme dans Centipede) arrive des quatre coins du niveau : devant, sur les cotés, derrière. Il faut être sacrément vigilent.

Heureusement, on a un module qui tire sans discontinuer et que l'on peut placer n'importe où dans le niveau en mode statique. Parfait pour la défense. On peut également le conserver à la tête de notre vaisseau pour amplifier notre tir.

Grid Runner est un ensemble d'idées novatrices et géniales qui illustrent toute l'ingéniosité de Jeff Minter pour nous sortir du sempiternel shoot, celui où l'on tire sans fin et sans réfléchir, calé en bas de l'écran. Sa difficulté nous oblige à nous adapter sans cesse face à l'adversité, en se repliant dans des coins plus tranquilles ou en concentrant notre tir sur une zone, de la même manière que lorsqu'on joue à Tempest.

Véritable cadeau fait aux amoureux de la Jaguar et aux fans de Jeff Minter (ce sont souvent les mêmes), cette compilation hirsute mérite amplement de faire partie de votre ludothèque.

Elle permet de voir toute la folie qui anime depuis des décénnies le barbu et de mesurer le taux de fun élevé, très élevé et parfaitement intact de ses oeuvres. 

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la fiche du jeu sur AtariAge : https://atariage.com/store/index.php?l=product_detail&p=1109

jeff-minter

le YAK

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Mon score sur Tempest 4000 (oui, je sais, c'est pas sur Jaguar...)

[edit du 23/10/18]

Ce n'est pas sur Jaguar mais il s'agit de la suite de Tempest 2000, un des meilleurs jeux de la Jaguar, donc c'est tout comme...

Donc j'ai réussi à terminer Tempest 4000 le bien nommé sur PSjag 4, voici mon highscore en mode classique  :

8.196.689 pts, level 100 !! rang 9ème ! 🤓👾😛

the End 8

the End 8

 

Si vous voulez, vous pouvez découvrir mon avis sur Tempest 4000 sur Gameforever.frhttp://www.gameforever.fr/?page=fichejeu&idJeu=10869

Gameforever.fr est une gigantesque base de données regroupant des milliers d'avis de joueurs sur toutes les consoles et ordinateurs possibles, si vous avez l'âme du collectionneur et la plume qui vous démange, n'hésitez pas à vous inscrire sur le site pour nous faire partager vos avis.

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05 septembre 2018

Junk Food 2000

box fast food 64

Fast Food 64

2017 - Wave 1 Games 

Attrape nigaud

Burger Time

Curieux jeu d'arcade du début des années 80 que voilà, Fast Food premier du nom nous permettait d'incarner une bouche suave, marquée par le rouge à lèvre, et de gober de la junk food sans fin : hamburgers, hot dog, glace, frites, pizza, soda... Une véritable orgie de bouffe décomplexée (et calorique) pour du scoring débridé et très amusant.

Fast Food 64 title

Près de 40 ans plus tard, Jeffrey Johnson de Wave 1 Games a décidé de re-mettre au goût du jour cette recette bien grasse, à la sauce mayo-ketchup 64-bit. 

Alors ce jeu fait maison sur Jaguar et sur Jaguar CD, c'est gourmand ou c'est daubé ?

You're getting Fatter

A la carte, plusieurs modes de jeu (sur fond de techno) :

-Le premier est une refonte graphique du jeu original. Le principe ne change pas : l'écran défile et notre bouche avale les aliments à haute teneur en graisse pour faire monter le score. Au bout de 6 cornichons violets, c'est l'indigestion, la partie est finie. Le fond est psychédélique, la bouffe en mode gifs animés fait plutôt envie (miam, ces parts de pizza). La vitesse rend la partie difficile et c'est plutôt fun.

-Le deuxième mode de jeu est un mode 2 joueurs. Il s'agit d'un duel entre la fameuse bouche et un dentier hilarant. Hélas, les collisions des sprites sont entièrement à revoir, bien trop large à mon goût. On avale des trucs sans le vouloir.

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-Le troisième mode vous met dans la peau du dentier, lequel doit avaler des burgers, tout en évitant des colonnes de légumes. C'est une variante originale du jeu, drôle et bien faite.

-Le quatrième mode est le jeu d'antan paru en 1982 sur Atari 2600. Les graphismes sont d'époques avec cette bouche violette bien creepy... Et ma foi, le résultat est propre. On reconnait bien ce qu'on mange, l'animation est plus que correcte. Seule différence avec le jeu original, la nouriture, ici, abonde en masse.

-Le cinquième et dernier nous met face aux aliments en vue subjective, avec du bon gros zoom de sprites ("énorme hot-dog dans la ligne de mire !") dans une simili 3D plutôt réussie au premier coup d'oeil.

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Malheureusement, c'est rapidement injouable car des fois, rien ne se passe alors qu'on cible correctement un aliment... Ou alors, on gobe un cornichon violet censé être derrière les victuailles au premier plan. A la joute, ça devient vite sans intérêt, même si je reconnais que l'idée en soi était géniale.

Burp !

Le concept est, avouons-le, plutôt sympa. Mais le jeu a un défaut, un GROS défaut pour un jeu de scoring (et cela vaut pour tous les modes de jeu) : il n'y a pas de tableau des scores pour enregistrer ses records. C'est idiot mais une fois la console éteinte, rien ne nous oblige à y retourner.

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Ensuite, le jeu, au choix, buggue ou se crashe. Il y a des glitchs graphiques qui s'accumulent, persistent et contaminent tout... jusqu'à pourrir l'écran titre du jeu ! Une partie au hasard et d'autre bugs fous apparaissent : des clignotements, des game over passés la première seconde à jouer, la bande de score qui devient illisible ou la manette qui ne répond plus. Je n'ai jamais vu autant de bugs dans un jeu ! Et je ne parle même pas des bruitages qui disparaissent ou du son qui crachouille. Apparement, ce ne sont pas des défauts liés au CD que je posséde mais bien un manque de finition en général.

C'est dommage et c'est embarassant, même pour de l'homebrew, car il y a une sorte de "je-m'en-foutisme" très désagréable qui plane sur le jeu. C'est d'autant plus désagréable que le design et le packaging sont soignés et qu'il y avait matière à faire, avec un tel fond de pâte. 

En bonne blague potache, Fast Food 64 a le mérite de faire sourire au début : quelques modes de jeu rigolos avec de bons burgers (donuts, pizzas, tacos...) à dévorer.

Hélas, l'indigestion arrive bien trop vite : au bout de 10 minutes de jeu, on gobe bug sur bug. Lesquels nous empêchent de jouer et nous obligent à éteindre la console, l'estomac noué... TROP DE BUGS !

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le site de Wave 1 Games : http://www.wave1games.net/

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14 août 2018

Opal, la manette de rêve

Pour la jaguar, on trouve de nombreux modèles faits-mains de manettes dites 'rotary', avec un bouton rotatif parfaitement adapté aux joutes sur Tempest 2000. Cette fois-ci, le bouton est idéalement placé sous une led lumineuse qui change de couleurs.

Le résultat nommé Opal laisse tout simplement rêveur :

La manette qui demande un long travail d'assemblage est proposé au prix de 100£.

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Pour les rêveurs, voici le site proposant la manette : https://www.tennokoe.co.uk/

Et le lien français sur lequel j'ai trouvé toutes les infos : http://www.gamekyo.com/blog_article424469.html

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16 juillet 2018

Les flocons de l'été

En plein coeur de l'été, il fait chaud et c'est, je pense, la température idéale pour chausser les skis et dévaler les pistes enneigées de Val d'Isère Skiing and Snowboarding sur Jaguar.

Retour sur ce jeu avec une interview (en anglais) de Vincent Baillet de Loriciel sur le site Arcade Attack : http://www.arcadeattack.co.uk/vincent-baillet-interview/ et un test de Consoles+ de janvier 1995 :

Consoles + 039 - Page 104 (janvier 1995)

Consoles + 039 - Page 105 (janvier 1995)

 

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08 juin 2018

Non loin de la vallée de Gwangi...

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Primal Rage

1995 - Time Warner Interactive (développé par Probe)

Baston

Qui l'emportera ? Le King Kong de Bornéo ou le T-Rex de Mexico ?

Comme jeu de baston, Primal Rage est dans la droite lignée des Mortal Kombat avec beaucoup de sang et plein de fatalités bien gores. Sauf que cette fois-ci, point de ninja ou de culturiste à se mettre sous la dent mais de gros dinosaures. De gros dinos qui se chamaillent devant des petits humains en délire...

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Pour qui s'inquiéterait de voir des bonshommes au beau milieu des dinosaures, sachez que le jeu se déroule non pas pendant la préhistoire (même fantasmée) mais dans un futur post-apocalyptique où après la chute d'un météore (amenant avec lui ces grosses bestioles), la civilisation humaine a disparu. Les quelques survivants, en pagne ou en bikini, vénérent désormais ces nouveaux venus comme des dieux. 

A écailles ou à poils, ces dieux ont donc décidé d'en découdre une fois pour toute pour savoir qui régnera en maître sur cette planète...

Au sol, Raquel Welch tient les paris... 

Comme bébètes, on a droit à Sauron et à Diablo, 2 gros et gouleyants T-Rex (ce sont un peu les Ken et Ryu de Primal Rage). Ensuite il y a Blizzard et Chaos, 2 gros gorilles (des cousins certainement à King Kong), Talon, un raptor agile aux griffes acérées, Armadon, un puissant tricératops avec une queue qu'il utilise comme un marteau et enfin Vertigo, un dilophosaure au long cou qui crache du venin.

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Au final, on a droit à un total de 7 personnages, dont 2 paires avec les mêmes skins. Ce qui est peu. Néanmoins, on ne fait pas le tour du jeu en un quart d'heure. Maîtriser sa bestiole demande de l'entraînement. L'équilibrage du roster étant plutôt bien fait, chaque bestiole a des arguments suffisants pour être préférée aux autres...

King of the Monsters

La variété passe essentiellement par les nombreux coups spéciaux dont on dispose : projectiles, téléportation, défense de zone, étourdissement. Ils sont difficiles à sortir car ils demandent qu'on appuie, en plus des directions, sur plusieurs boutons en même temps : 2 au minimum voire 3. Ça ne pose pas de problème, à priori, sur une manette Pro-Controller à 6 boutons. Avec la manette classique, en revanche, la jouabilité est mise à rude épreuve : on jouera avec A, B, C et option pour les coups forts et les coups faibles.

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Difficile dans ces conditions de n'utiliser que le pouce sur le coté droit de la manette. Il faudra jouer comme sur une borne d'arcade et se servir de tous les doigts de sa menotte pour pianoter les touches (à la manière d'un forcené). 

One Million Years B.C

Heureusement, la difficulté est totalement paramétrable pour éviter de péter un cable et on peut prendre son temps pour s'habituer aux commandes. Une fois sa bestiole maîtrisée, Primal Rage s'apprécie comme un bon jeu de baston : animé et nerveux. Si je devais le comparer aux autres cadors de la baston sur Jaguar, il se situerai juste derrière Ultra Vortek et loin devant Kasumi Ninja

Les dinos sont des sculptures en pâte à modeler, photographiées puis digitalisées à l'écran. Pour les animer, on a utilisé cette bonne vieille technique du stop-motion, de l'animation image par image comme au bon vieux temps de Ray Harryhausen et des films de dinosaures des années 50 (comme One Million Years BC entre autres). Le résultat, en plus d'être un clin d'oeil appuyé à ces vieux films, est je trouve assez réussi. C'est tout à la fois désuet, charmant et plutôt fluide.

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Graphiquement, le jeu (qui est sorti sur quasiment tous les supports existants de l'époque) se rapproche de la qualité arcade, en étant largement plus belle que les versions 16-bit et un cran au-dessus par rapport à la version 32X. On pourrait comparer cette version à celle parue sur 3DO. De bonne taille, les dinos sont cependant moins gros que ceux qui peuplent les versions Saturn et Playstation (ce qui est bien rageant !). 

Le Jaguar CD accueille des gros dinos playdos pour un bon jeu de baston, bien arcade et bien gore (quoiqu'un peu cher).

La manette classique n'est pas ce qu'il y a de plus adaptée pour y jouer. Préférez, si vous l'avez, le pad Pro Controller à 6 boutons (lui aussi un peu cher). Si vous ne l'avez pas, il faudra s'entrainer un peu plus, avant d'apprécier à sa juste valeur ces duels préhistoriques (du futur^^). 

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la fiche du jeu sur AtariAge : http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareLabelID=1104

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05 juin 2018

Full set Jaguar CD !

Primal Rage obtenu dans la rage et la douleur, j'ai désormais la totalité des jeux officiels sortis sur Jaguar CD. Je n'ai pas toutes les grandes boîtes mais ça me va parfaitement... Pour l'instant ^^.

Full set Jaguar Cd

 

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17 mai 2018

Bad Taste 12

braindead box

Brain Dead 13

1996 - Ready Soft

Dessin animé interactif

Doctor X will build a creature

Modeste réparateur informatique, Lance s'est déplacé jusque dans un lugubre chateau pour réparer le super ordinateur du maître des lieux, le terrible Dr Nero Neurosis (un cerveau dans un bocal), sans se douter une seconde que les portes allaient se refermer derrière lui. 

BrainDead13

Le majordome Fritz, le bras armé du Dr, va se lancer à la poursuite du jeune réparateur devenu malgré lui le témoin gênant des plans diaboliques que fomente l'encéphale. Cette course poursuite sera le parfait prétexte pour traverser un labyrinthe de salles hantées par les créatures de la nuit... 

Ready Soft, qui a converti sur les consoles de salon les grands succès d'arcade signés Don Bluth, se lance dans le grand bain en éditant cette production originale. Après l'Héroïc Fantasy de Dragon's Lair et le Space Opera de Space Ace, place à l'ambiance comico-horrifique avec un château hanté, des chauves-souris et des créatures gothiques remises au goût du délire.

Lance vs. Evil Dead

Brain Dead 13 se présente donc comme un dessin animé interactif où il faudra choisir la bonne action au bon moment, c'est à dire appuyer sur le bon bouton à la seconde près pour déclencher la séquence suivante. Si bien sûr, on fait la moindre erreur, c'est la mort assurée... Et des erreurs dans pareil jeu, croyez-moi, on va en faire à la pelle !  

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Heureusement, les morts sont toutes tordantes, avec des effets bien cradingues ! Le héros subira en effet toutes les mutilations et tortures possibles : étouffé, incendié ou électrifié pour les morts les plus classiques, fondu à l'acide, lacéré, scalpé, démembré, décapité, tranché en fines lamelles pour les suivantes... La liste des morts est bien plus longue que dans Dragon's Lair et ne se répète quasiment jamais.

Le plus amusant dans cette histoire est qu'il n'y a pas une seule goutte de sang, ce qui crée un décalage parfois troublant entre "horreur" et "cartoon". Car assurément, si le sang avait été présent, le jeu aurait officiellement été intronisé comme le plus gore du monde !

Les Contes de la Crypte

La grande originalité de Brain Dead 13, brisant la linéarité induite par les films interactifs, est qu'on peut parcourir librement les salles du château par le biais de nombreux couloirs et escaliers.

Comme chaque rencontre est l'occasion d'une grande poilade, on prendra beaucoup de plaisir à se perdre dans les tréfonds du château. Entre autres pièges et petites bébêtes, on croisera ainsi un gros Frankenstein quaterback ou bien une belle Elvira (nommée Vivi), esthéticienne, dans des saynètes cartoons bien marrantes. 

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Conscients que Dragon's Lair pouvait décourager le joueur lambda avec sa difficulté hardcore, les programmeurs ont fait l'effort de rendre le jeu accessible à tous, en ouvrant toutes les vannes possibles. On a droit aux vies infinies, à la possibilité de sauvegarder à tout moment (sauvegarde qui disparaît néanmoins si l'on éteint la console) et au checkpoint dès qu'on termine une salle. Des sons distincts nous permettent également de savoir quand on a bien réussi l'action, ce qui facilite grandement le jeu.

Au final, quand bien même le jeu me paraissait labyrinthique -et donc retors au départ- , il est nettement plus facile que les références dont il s'inspire. D'autant plus facile qu'il n'est pas nécessaire de faire toutes les salles, il y a des raccourcis à prendre et plusieurs chemins possibles pour terminer le jeu.

Ectoplasmes et compagnie...

Après 3 petites heures de jeu (et un boss final dément), défilait déjà le générique de fin. J'ai conscience qu'avoir fini Dragon's Lair et Space Ace m'a aguerri pour jouer à ce type de jeu, mais j'avoue avoir été surpris de le finir aussi vite. Malgré ça, l'envie d'y rejouer ne manque pas pour découvrir toutes les salles et tous les chemins possibles.

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Graphiquement, la compression vidéo est un peu faiblarde : ça pixellise pas mal à l'écran et ça peut piquer nos petits yeux d'aujourd'hui, un peu trop habitués au full HD. C'est dommage car l'animation est vraiment excellente : fluide, dynamique, digne des productions de Don Bluth. Le style graphique fait plus série télé que celui qui officiait dans Dragon's Lair (disons qu'il est moins disneyen) mais il reste bien délire et très inspiré.

En bon cartoon horrifique, Brain Dead 13 se déguste saignant (même s'il n'y en a pas une goutte à l'écran).

Il offre une étonnante liberté d'aller et venir dans un genre d'habitude très cloisonné et une bonne humeur permanente. De grandes qualités qui compensent largement les quelques faiblesses du jeu : à savoir une absence de difficulté et une forte pixellisation.

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la fiche du jeu sur AtariAge : https://atariage.com/software_page.php?SoftwareLabelID=1067

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04 mai 2018

Émulation : Zzyorxx II et Phoenix Emu Project attaquent la jaguar !

Lâchons nos pads et parlons émulation. Oui, je sais, c'est mal ! Mais nier l'émulation, c'est nier son importance dans la sauvegarde d'un patrimoine vidéo-ludique, délaissé depuis des décennies. C'est oublier qu'elle peut sensibiliser les curieux de passage au fauve d'Atari et à d'autres consoles moins connues.

Phoenix Logo

En plus d'être un excellent émulateur 3DO, Phoenix Emu Project s'est attaqué en 2017 à la Jaguar avec un taux de compatibilité plus que flateur (l'auteur affirme atteindre les 95% des jeux commerciaux), et des performances prometteuses. L'ensemble des jeux cartouches sont donc émulés (sauf AirCars, bizarre, bizarre). Pour en avoir testé quatre ou cinq, il y a quelques glitchs, un framerate (sur mon PC en tout cas) un peu bas, et coté son, ça buggue sévère mais je trouve l'initiative et le resultat excellents. C'est vraiment prometteur.

Phoenix emulation 1

Alors, la version que j'ai est intégralement en russe et si vous vous y essayez, il vous faudra le fichier BIOS de la console pour faire fonctionner l'émulateur. Je ne laisse pas de lien, car je n'ai tout simplement pas trouvé de site officiel (et j'ai un doute sur un site nommé Phoenix qui a un projet d'émulation multi-plateformes, mais dont les fichiers présents ne correspondent pas à ceux que j'ai...). En revanche l'émulateur est facilement trouvable sur les sites d'émulation de référence. Je vous laisse farfouiller sur le net si ça vous intéresse. 

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Après la visite du musée virtuel, maintenant on parle pure archéologie vidéo-ludique : Zzyorxx II.

Pour l'Histoire, après le super jeu de moto Super Burnout sorti en 1995, les français de Virtual Xperience se lançèrent dans le développement de deux jeux : un jeu de plates-formes 2D à la Rayman, Indiana Jag (avec un Jaguar en guise de personnage !) et un magnifique shoot 2D à défilement vertical, j'ai nommé Zzyorxx II. Prévus exclusivement sur Jaguar, les 2 jeux furent finalement annulés, la faute à l'absence de soutien d'Atari, qui axa sa politique (suicidaire) sur les jeux en 3D. 

Les fichiers d'une démo de Zzyorxx II, ainsi que d'une preview de Burnout ont été retrouvés récemment grâce au National Videogame Museum (http://www.nvmusa.org).

Et les deux roms finalisées par CyranoJ de Reeboot sont à télécharger sur le forum AtariAge : http://atariage.com/forums/topic/278134-zzyorxx-ii-and-burnout-preview-released/

A noter que Phoenix émule très bien cette démo (Project Tempest aussi mais sans les ennemis) :

Nouvelle image bitmap

Ne vous attendez pas à un jeu fini, c'est une démo qui présente deux vaisseaux, un fond et quelques ennemis qui apparaissent pendant une dizaine de secondes. M'enfin, ça laisse rêveur à la vue de ces graphismes hauts-en-couleurs.

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24 avril 2018

La dure vie du collectionneur : AirCars...

Je suis défait, 

je pensais être à 1 doigt du fullset Jaguar des jeux commerciaux avec licence officielle.

Sur la liste des jeux officiels, Worms de Telegames sorti en 1998 serait le tout dernier. Pour l'histoire, c'est en 1999 qu'Hasbro ayant racheté Atari fait de la console une plateforme libre de droit, ce qui signe réellement la fin officielle de la Jaguar - et non, ce n'est pas en 1996 comme beaucoup le pense, 1996 étant l'année de sortie du dernier jeu Atari. Voici la liste des jeux officiels : https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Atari_Jaguar_games


Et dans cette liste, il y a l'obscur AirCars (ironie du sort, c'est le tout premier de la liste) signé MidNite Entertainment et édité par ICD, que je connaissais pensant que c'était un homebrew foiré ou un jeu pas fini, et dont la très mauvaise réputation m'avait fait l'éviter pendant 20 ans. D'après les rumeurs, le jeu dédié au jeu en réseau en local avec le JagLink (ou avec la CatBox pour jouer à 8 !), aurait été tiré à 300 exemplaires et vendu à la sauvette entre 2 foires du Wisconsin (enfin, j'imagine). Désormais, il est introuvable et son seul manuel est vendu à 100 dollars sur le net. Le jeu est apparemment une grosse boubouse, jamais je ne pourchasserai une boubouse pour terminer ma sacro-sainte quête de collectionneur fou. Il y a des jeux non-officiels qui méritent tellement mieux comme Skyhammer. Et il y a aussi d'autres consoles qui m'attendent.

Des photos, attention les yeux :

aircars

aircars

Aircars vroum

GREUARR !! PAS CONTENT

 

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02 avril 2018

on nous ment !

Escape 2042 Jaguar box

Escape 2042 - The Truth Defenders

2017 - AtariAge (développé par Orion)

Plates-formes / Infiltration

Ready Player One

Défenseur de la vérité, Shun est enfermé dans la sinistre prison Bulor 24, où se trouvent tous les opposants au régime en place. Ses compétences en informatique vont heureusement lui permettre de déjouer le système de surveillance et de se sortir de sa cellule. Débute alors la grande évasion...

2042

Système de télésurveillance hightech, gardes qui font le guêt, codes d'accès pour ouvrir les portes, Escape 2042 nous offre une véritable expérience d'infiltration sur Jaguar... Une première à saluer sur la 64-bit d'Atari.

Avant que le jeu ne nous surprenne en cours de partie. Mais chut, n'en disons pas plus...

Ambiance rétro et pixel art

1er constat : Escape 2042 bénéficie d'une réalisation soignée.

Les musiques s'avèrent bien rythmées et l'aspect retro des graphismes a un cachet indéniable. Escape 2042 rappelle les glorieux Métroïd ou Megaman sur NES, et même Flashback pour l'ambiance SF. Un visuel réussie, tout comme l'animation de notre personnage, une silhouette se faufilant gracilement entre deux soldats.

Jaguar_Escape2042 1

2ème constat : le maniement est parfait, on s'adapte à toutes les situations sans redouter de faire un mouvement ou un autre. Seule la grenade interroge sur son utilité : je ne m'en suis, par exemple, jamais servi contre les gardes durant ma partie. 

Prison Break

Labyrinthique à souhait, avec des clés à trouver, la prison nous réserve du try and retry sous haute tension. Orion arrive ici à insufler une difficulté qui manquait parfois dans ses précédentes productions, le jeu n'hésitant pas à se montrer sadique.

Le level design de chaque salle est en effet étudié pour nous obliger à rester concentré à chaque instant. Le plus marquant reste ce mini-jeu avec des codes d'accès à mémoriser, que l'on doit reproduire en quelques secondes.

screen access code

Il rythme divinement bien la partie et s'il a l'air très simple en apparence, on n'est pas loin d'avoir la petite goutte de sueur sur la tempe à chaque essai : la moindre erreur nous réduisant en un tout petit tas de cendre.

Les caméras (qu'on pourra désactiver avec des grenades) sont toutes aussi intraitables. Heureusement pour seule punition, la mort nous fera recommencer à l'entrée de la salle.

Liberté ! 

Une fois la lumière du jour retrouvée, le jeu s'ouvre à mon grand étonnement sur d'autres espaces et sur d'autres gameplays. On a droit à d'autres petits jeux : une phase (très frustrante) en vaisseau spatial où l'on est pourchassé par l'armada ennemie, et une phase (excellente) de descente en rappel le long d'une falaise vertigineuse.

Jaguar_Escape2042 3

Il y a surtout des niveaux extérieurs, loin des 4 murs de la prison, se débarassant ainsi de l'aspect claustro et abandonnant peu à peu les éléments d'infiltration qu'on trouvait au départ. La dernière partie, en forêt, sur une musique zen est ainsi une pure phase d'exploration et de plates-formes. Plus de caméra et plus de porte à ouvrir, la difficulté y est même quasiment absente.

Autant l'avouer, j'ai trouvé ça curieux. Orion tenait avec sa première partie un concept parfait et cohérent qu'il aurait pu décliner encore et encore, sans risquer le hors sujet.

Jaguar_Escape2042 2

Passé la surprise, ce changement de cap m'a fortement intrigué, sans pour autant me décevoir (en dépit de la phase spatiale qui n'est vraiment pas à mon goût). Je salue au final la démarche d'Orion de tenter et de s'échapper d'un carcan pour offrir une aventure, jamais jouée, aux situations diverses.

ô Joie de goûter à l'infiltration sur Jaguar avec un platformer parfois bien sadique, et ludique, qui oblige le joueur d'être sans cesse en alerte.

Passé la case prison, le jeu réserve même quelques suprises en prenant le risque de surfer sur d'autres types de gameplay. A jouer !

Note_JagNote_JagNote_JagNote_Jag

la fiche du jeu sur AtariAge : https://atariage.com/store/index.php?l=product_detail&p=1111

Posté par le barbu à 08:45 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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