19 septembre 2018

AtariAge strikes back

En plus d'éditer des myriades de jeux sur tous les supports Atari (et même sur ColecoVision !),

AtariAge chouchoute les fans du Jaguar avec de nouveaux jeux à paraître en novembre : Defender of the Crown et Treasure Island Dizzy, deux classiques des ordis d'antan. Les pré-commandes sont d'ores-et-déjà ouvertes.

two game

le lien pour les pré-commander : https://atariage.com/store/

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06 septembre 2018

Dans le temple mystérieux du circuit imprimé...

Jeff Minter Classics

Jeff Minter Classics

2017 - AtariAge (développé par Llamasoft)

Shoot them up

YAK, YAK, YAK !!!

Alors que l'incroyable Tempest 4000 vient de sortir sur les nouvelles consoles, signant comme au bon vieux temps de la Jaguar une alliance (inespérée) entre Jeff Minter et Atari, il est temps pour moi de vous parler de la compilation que nous a concocté AtariAge l'année dernière.

Cette compilation regroupe deux jeux (trois si on débloque Grid Runner avec un code secret); des productions emblématique made in Llamasoft, la société du plus hippie des programmeurs, j'ai nommé Jeff Minter aka le YAK aka Dieu pour les Ataristes de tous crins. 

Jeff Minter Classics1

Revenge Of The Mutant Camels (version Atari ST) et Llamatron: 2112  nous sont donc proposés sur une seule cartouche dans une somptueuse boîte. La double couverture est magnifiquement illustrée d'un dromadaire pour la face A, et d'un lama pour la face B (deux des ruminants préférés du YAK). Tous deux sont à l'entrée d'un mystérieux temple pavé des motifs d'un circuit imprimé... Cerise sur le chabichou, le manuel en papier glacé est en couleur et nous avons droit à un poster. Packaging is perfect !

Le dromadaire qui fume une Camel 

Pour parler du premier jeu, Revenge Of The Mutant Camels, fermez les yeux, détendez-vous et imaginez un dromadaire dans un désert bleu. Il croise des cabines de téléphones anglaises. Au fond, en guise de paysage, il y a des Lynx et des Game Boy géantes. Le dromadaire est armé et tire des boulettes sur tout ce qui bouge.

Et tout ce qui bouge, ça peut être des kangourous surfers, des moutons tueurs, des MIG-29, des vaisseaux de Star Trek, des téléphones roses, des fantômes de Pac-man, des nuages qui font pleuvoir des têtes de chiens et j'en passe et des meilleurs... 

Jaguar_JeffMinterClassics2

Vous pouvez ouvrir les yeux... Derrière cette blague, la patte du fameux chevelu qui signera toute sa carrière une lampée de jeux barrés. Le délire se traduit donc par la myriade de choses qui envahissent l'écran : des items à gogo aux ennemis en passant par les tirs de toutes parts, phonogrammes et cascades de points. Les bruitages de chèvres et digits vocaux troublants sont également de la fête.

Le maniement est étrange : le dromadaire tire sans discontinuer, les flèches permettent de déplacer l'animal à bosse tout en variant la direction du tir. On peut se mélanger les pinceaux au début, notamment lorsqu'on prend un malus qui inverse les commandes ou lorsqu'il s'agit de tirer vers le haut sans sauter (pour s'interdire de sauter tout en tirant vers le haut, il faudra maintenir un bouton).

Mais comme c'est bien fait, on s'habitue à tout. D'autant qu'on peut choisir de se faire aider par un bouc (un allié surpuissant) pour découvrir les niveaux sans aucun stress. Au final, ce WTF finement débile achève par faire son office d'aspirateur thermonucléaire de neurones. Addiction coupable !

Le Lama Cyberpunk est de sortie !

Pour le second, il s'agit d'un remake de Robotron: 2084, un vieux classique de l'arcade eighties nous mettant au coeur d'une arêne blindée de robots méchants, avec comme arme un tir multi-directionnel.

Llamatron: 2112 remplace les vilains robots à azimuter par des trucs du quotidien, tout aussi menaçants : rouleaux de papier toilette, canettes de coca cola, hamburgers mutants, joysticks énervés, smileys pas contents.

Jeff Minter Classics3

Et notre héros du futur tirant dans tous les coins est désormais un lama. Oui, l'animal au long cou, avec sa tête de porte-bonheur et dont le crachat est légendaire.

Son but : détruire les ennemis, et sauver les autres ruminants qui broutent (style dromadaires ou boucs) au beau milieu de la mêlée.

La bande son reprend à son compte les bips bips du jeu original, tout en les mélangeant à des "meuh" de vaches et "des bêê" de moutons. Oui, oui, on on retrouve bien la pattoune du YAK. Toujours. Il revisite à sa manière le classique de 1982... Mais sans pour autant bouleverser la formule.

Llamatron: 2112 n'est pas une suite améliorant le concept de base, comme a pu l'être par exemple Tempest 2000, mais un pastiche frais, avec des glaçons et une touillette. Le résultat à l'écran est à la fois doucement improbable et très amusant avec une courbe de difficulté aux petits oignons.

L'Easter Egg Ultime

Sachez qu'on peut up-grader la cartouche avec un jeu caché, un des premiers succés du hippie sur ordi 8-bit dans sa version Atari ST : Grid Runner. Pour ça rien de plus simple, il suffit de lancer Revenge of the Mutant Camels et de taper dans les passwords pour accéder à un niveau : "modern day wizardry". Un "Yes" se fera entendre, vous pourrez rallumer la console et constater que l'écran de sélection des jeux a légèrement changé. 

Jeff Minter Classics4

Pour ce qui est de Grid Runner, c'est un cadeau fait à tous les joueurs, un shoot them up plus sobre que les précédents, et peut-être, quelque part plus exigeant coté réflexes. Le jeu se présente sous la forme d'une grille où l'on peut se déplacer partout. Et heureusement d'ailleurs car l'ennemi (de type chenille qui se racourcit ou se divise au contact de notre tir, comme dans Centipede) arrive des quatre coins du niveau : devant, sur les cotés, derrière. Il faut être sacrément vigilent.

Heureusement, on a un module qui tire sans discontinuer et que l'on peut placer n'importe où dans le niveau en mode statique. Parfait pour la défense. On peut également le conserver à la tête de notre vaisseau pour amplifier notre tir.

Grid Runner est un ensemble d'idées novatrices et géniales qui illustrent toute l'ingéniosité de Jeff Minter pour nous sortir du sempiternel shoot, celui où l'on tire sans fin et sans réfléchir, calé en bas de l'écran. Sa difficulté nous oblige à nous adapter sans cesse face à l'adversité, en se repliant dans des coins plus tranquilles ou en concentrant notre tir sur une zone, de la même manière que lorsqu'on joue à Tempest.

Véritable cadeau fait aux amoureux de la Jaguar et aux fans de Jeff Minter (ce sont souvent les mêmes), cette compilation hirsute mérite amplement de faire partie de votre ludothèque.

Elle permet de voir toute la folie qui anime depuis des décénnies le barbu et de mesurer le taux de fun élevé, très élevé et parfaitement intact de ses oeuvres. 

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la fiche du jeu sur AtariAge : https://atariage.com/store/index.php?l=product_detail&p=1109

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le YAK

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Mon score sur Tempest 4000 (oui, je sais, c'est pas sur Jaguar...)

[edit du 12/01/19]

Ce n'est pas sur Jaguar mais il s'agit de la suite de Tempest 2000, un des meilleurs jeux de la Jaguar, donc c'est tout comme...

Donc j'ai réussi à terminer Tempest 4000 le bien nommé sur PSjag 4, voici mon highscore en mode classique  :

11.853.889 pts, level 100 !! rang 3ème !! 🤓👾😛

Tempest 4000 record 11

Tempest 4000 the End 11

Si vous voulez, vous pouvez découvrir mon avis sur Tempest 4000 sur Gameforever.frhttp://www.gameforever.fr/?page=fichejeu&idJeu=10869

Gameforever.fr est une gigantesque base de données regroupant des milliers d'avis de joueurs sur toutes les consoles et ordinateurs possibles, si vous avez l'âme du collectionneur et la plume qui vous démange, n'hésitez pas à vous inscrire sur le site pour nous faire partager vos avis.

 

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05 septembre 2018

Junk Food 2000

box fast food 64

Fast Food 64

2017 - Wave 1 Games 

Attrape nigaud

Burger Time

Curieux jeu d'arcade du début des années 80 que voilà, Fast Food premier du nom nous permettait d'incarner une bouche suave, marquée par le rouge à lèvre, et de gober de la junk food sans fin : hamburgers, hot dog, glace, frites, pizza, soda... Une véritable orgie de bouffe décomplexée (et calorique) pour du scoring débridé et très amusant.

Fast Food 64 title

Près de 40 ans plus tard, Jeffrey Johnson de Wave 1 Games a décidé de re-mettre au goût du jour cette recette bien grasse, à la sauce mayo-ketchup 64-bit. 

Alors ce jeu fait maison sur Jaguar et sur Jaguar CD, c'est gourmand ou c'est daubé ?

You're getting Fatter

A la carte, plusieurs modes de jeu (sur fond de techno) :

-Le premier est une refonte graphique du jeu original. Le principe ne change pas : l'écran défile et notre bouche avale les aliments à haute teneur en graisse pour faire monter le score. Au bout de 6 cornichons violets, c'est l'indigestion, la partie est finie. Le fond est psychédélique, la bouffe en mode gifs animés fait plutôt envie (miam, ces parts de pizza). La vitesse rend la partie difficile et c'est plutôt fun.

-Le deuxième mode de jeu est un mode 2 joueurs. Il s'agit d'un duel entre la fameuse bouche et un dentier hilarant. Hélas, les collisions des sprites sont entièrement à revoir, bien trop large à mon goût. On avale des trucs sans le vouloir.

Fast Food 64 2

-Le troisième mode vous met dans la peau du dentier, lequel doit avaler des burgers, tout en évitant des colonnes de légumes. C'est une variante originale du jeu, drôle et bien faite.

-Le quatrième mode est le jeu d'antan paru en 1982 sur Atari 2600. Les graphismes sont d'époques avec cette bouche violette bien creepy... Et ma foi, le résultat est propre. On reconnait bien ce qu'on mange, l'animation est plus que correcte. Seule différence avec le jeu original, la nouriture, ici, abonde en masse.

-Le cinquième et dernier nous met face aux aliments en vue subjective, avec du bon gros zoom de sprites ("énorme hot-dog dans la ligne de mire !") dans une simili 3D plutôt réussie au premier coup d'oeil.

Fast food 3

Malheureusement, c'est rapidement injouable car des fois, rien ne se passe alors qu'on cible correctement un aliment... Ou alors, on gobe un cornichon violet censé être derrière les victuailles au premier plan. A la joute, ça devient vite sans intérêt, même si je reconnais que l'idée en soi était géniale.

Burp !

Le concept est, avouons-le, plutôt sympa. Mais le jeu a un défaut, un GROS défaut pour un jeu de scoring (et cela vaut pour tous les modes de jeu) : il n'y a pas de tableau des scores pour enregistrer ses records. C'est idiot mais une fois la console éteinte, rien ne nous oblige à y retourner.

Fast food 64 0

Ensuite, le jeu, au choix, buggue ou se crashe. Il y a des glitchs graphiques qui s'accumulent, persistent et contaminent tout... jusqu'à pourrir l'écran titre du jeu ! Une partie au hasard et d'autre bugs fous apparaissent : des clignotements, des game over passés la première seconde à jouer, la bande de score qui devient illisible ou la manette qui ne répond plus. Je n'ai jamais vu autant de bugs dans un jeu ! Et je ne parle même pas des bruitages qui disparaissent ou du son qui crachouille. Apparement, ce ne sont pas des défauts liés au CD que je posséde mais bien un manque de finition en général.

C'est dommage et c'est embarassant, même pour de l'homebrew, car il y a une sorte de "je-m'en-foutisme" très désagréable qui plane sur le jeu. C'est d'autant plus désagréable que le design et le packaging sont soignés et qu'il y avait matière à faire, avec un tel fond de pâte. 

En bonne blague potache, Fast Food 64 a le mérite de faire sourire au début : quelques modes de jeu rigolos avec de bons burgers (donuts, pizzas, tacos...) à dévorer.

Hélas, l'indigestion arrive bien trop vite : au bout de 10 minutes de jeu, on gobe bug sur bug. Lesquels nous empêchent de jouer et nous obligent à éteindre la console, l'estomac noué... TROP DE BUGS !

Note_Jag

le site de Wave 1 Games : http://www.wave1games.net/

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