Tous les tests des Jeux !
15 décembre 2019

Ice Scream

Speedball 2 cover

Speedball 2 - Brutal Deluxe

2019 - AtariAge (développé par The Bitmap Brothers)

Sport futuriste

Tous les coups sont permis

Speedball 2 s'est fait attendre mais il est là... 

Une nouvelle fois c'est AtariAge qui produit le jeu, avec tout le soin qu'on leur connait. La boite magnifique, la notice est magnifique, etc. mais cette fois contrairement à Defender of the Crown, pas de poster ou d'autocollant.

Speedball 2 1

Il faut savoir que la version Jaguar est adoubée par un des fondateurs des Bitmap Brothers : Mike Montgomery. Quand je dis "version jaguar" comme beaucoup de jeux en ce moment, il faut comprendre "conversion Atari ST sur Jaguar" avec malheureusement les restrictions graphiques et sonores que cela impose...

Dès la première page du manuel les noms de Zerosquare et SCPCD apparaissent faisant écho à l'article sur la French Touch mais c'est bien le très prolifique CJ de Reboot / Lawrence Staveley qui a fait le plus gros du travail de coding sur ce jeu.

Get Ready !

Un peu d'histoire ... Ce jeu dans sa version d'origine date de 1990 et c'est la suite de Speedball premier du nom sorti en 1988, mais je ne vais pas vous recopier toute la page Wikipédia. Il faut juste savoir que le jeu a été adapté sur une très grande quantité de supports et que même des remakes ont vu le jour depuis... sans jamais égaler l'original. Parmi  toutes ces versions, à titre personnel, j'ai longtemps joué à celle sur Amiga avec laquelle j'ai même détruit 2 joysticks QuickShot ! Et je dois l'avouer : c'est le coeur rempli de nostalgie que je vais réaliser ce test.

Afin de m'immerger encore plus, j'ai décidé de jouer sur une TV 51 cm à tube cathodique comme à la belle époque. Les captures sont elles aussi réalisées "à l'ancienne" directement via l'écran dans une pièce noire (ce qui explique leurs qualités si particulières). Par contre Je ne suis pas allé jusqu'à ressortir l'appareil photo argentique ;)

Speedball 0

Lorsqu'on insère la cartouche l'intro qui commence est un simple texte nous expliquant l'histoire du Speedball puis les crédits s'affichent. Si à l'époque cette intro en lettre par lettre façon écran d'ordinateur me semblait super futuriste, aujourd'hui le petit effet a pris un coup de vieux et c'est simplement la nostalgie des parties passées qui arrive à m'émerveiller.

Passons aux modes de jeux... SB2 (pour simplifier) comporte 4 modes de jeux individuels plus un mode 2 joueurs. Le mode KNOCKOUT permet d'affronter des équipes de plus en plus fortes avec la seule possibilité d'entrainer ses joueurs, à noter qu'il n'y a pas de sauvegarde possible. Le mode CUP est comme son nom anglais le désigne une coupe qui se joue en 4 manches avec match aller/retour (on rencontre 2 fois le même adversaire). Il vous faudra un minimum d'expérience pour réussir à remporter ce trophée puisque la finale se joue quasiment toujours contre une des 2 meilleures équipes du jeu ! (J'ai souvenir d'avoir gagné une fois la coupe lors de mes parties sur Amiga en ayant la chance de rencontrer une équipe assez faible lors du dernier match...). Le mode PRACTICE est simplement un mode d'entrainement sans adversaire. J'ai gardé le meilleur mode pour la fin : le mode LEAGUE.

L'Enfer du dimanche

Zoom sur le mode LEAGUE... Je tiens à approfondir ce mode qui va vous permettre de disputer environ 28 matchs, si tout se passe bien. La league de Speedball 2 se répartit en 2 divisions comprenant 8 équipes chacunes. Contrairement aux sports classiques où le nombre de points est défini et atteint une limite, ici une victoire vous rapportera au minimum de 10 points plus un point par dizaine de points marqués pendant le match ! le match en lui même se compose de 2 mi-temps de 90 secondes, cette durée semble faible surtout quand on domine son adversaire, mais c'est bien assez long quand on se fait étriller. Votre équipe comporte 12 joueurs et se nomme Brutal Deluxe. Il y a 9 titulaires répartis sur 3 lignes de 3 : défense, milieu et attaque ainsi que 3 remplaçants. Chaque joueur a son propre prénom et son propre portrait, ce qui apporte un plus dans l'immersion du jeu.

Speedball 2 3

Là où ce mode devient intéressant, c'est qu'une petite partie management entre en compte avec la possibilité de switcher la position de ses joueurs, de les faire progresser via la salle de gym et aussi d'acheter de nouveaux joueurs sur le marché des transferts (bouton "TRA"). Pour remplir les caisses de votre banque, des pièces sont disséminées sur le terrain lors des matchs et chaque grosse pièce vous rapporte 100 crédits en mode LEAGUE et 200 en mode CUP. Le marché des transferts est très simple : différents joueurs sont disponibles et coûtent un certain nombre de crédits et si vous possédez cette somme, vous avez juste à cliquer sur "BUY" pour l'acheter, la recrue prendra la place d'un de vos 12 joueurs de départ. A partir de là, vous pouvez décider de faire progresser votre équipe via la gym ou bien de recruter une équipe de mercenaires. Attention ! les joueurs achetés ne peuvent pas évoluer et sont déjà à leur maximum, par contre ils peuvent être blessés lors des matchs et diminués (on peut heureusement les remettre sur pied via la salle de gym).

Speedball 2 2

In the Game... "Get ready" (ou pas)... Sauf si vous jouez en mode 2 joueurs : vous controlerez toujours l'équipe "bleue" ! ... La balle jaillit du sol et s'élève dans les airs... Vous vous ruez dessus... Mais l'attaquant adverse vous fait tomber et s'en empart... Heureusement votre milieu central est là et lui inflige une bonne correction puis fait une passe aérienne puissante à un de vos ailiers qui en profite pour récolter une pièce et activer un bonus qui procure une vitesse de "250" à toute votre équipe...Vous jetez la balle métallique en direction du gardien adverse... A peine a-t'il capter la sphère argentée que vous êtes dégommé par un des 2 défenseurs... Mais votre attaquant a suivi et pulvérise le malheureux gardien... et tire dans le but vide... Brutal Deluxe score !

Un replay vous permet de revoir vos exploits (mais pas de les sauvegarder contrairement aux versions micro du jeu !). Le jeu est parsemé de bonus dont l'effet est plus ou moins avantageux, on notera que les 2 principaux sont celui qui immobilise tous les joueurs adverse et celui qui redonne la balle directement à votre attaquant central, quelque soit l'endroit ou elle se trouvait avant. Vous vous rendrez rapide compte que 2 stratégies essentielles prédominent lors des matchs. L'attaque frontale en ligne ("je bourrine tout droit les 2 centres et le gardien") et le multiplicateur de points souvent necessaires pour gagner un match contre une équipe un peu plus forte. La première de ces tactiques n'est possible que si vous possédez un attaquant puissant, ce qui ne sera jamais le cas en début de championnat même avec beaucoup de "gym". Enfin dernier petit conseil : si vous êtes en train de perdre un match très serré pensez que chaque joueur adverse qui n'aura plus d'énergie vous rapportera l'équivalent d'un but !

Roscopp est forfait

Comparaison avec d'autres jeux et d'autres versions... Sur Jaguar la liste est mince et seul Brutal Sports Football est en mesure d'être comparé à SB2. Bien que BSF ait certaines qualités graphiques, comme de meilleurs sprites ou le terrain qui garde les stigmates des combats, son frame rate le pénalise beaucoup. Au final pour ma part, SB2 sort vainqueur de ce duel.

Speedball 2 4

Concernant maintenant les autres versions du jeu, le bilan est simple : il y a la version d'origine Atari ST, la version Amiga, la version Megadrive/Genesis, la version CD32 et la version Gameboy Advance qui méritent un zoom. Cette version Jaguar possède bien des avantages par rapport à la version Atari ST mais aussi à la version GBA qui, elle, utilise un mode zoomé, dû à sa résolution écran, et une vitesse de jeu anormale et peu réaliste selon la vitesse spécifique des joueurs. Le seul net avantage de cette version GBA par rapport à toutes les autres concerne la garde-robe des joueurs qui est spécifique pour chaque équipe.  La version Megadrive/Genesis est presque identique à notre version, avec le même fond et presque les mêmes graphismes (excepté les joueurs qui sont + faciles à différencier grace à leur tenues entièrement bleu ou rouge, tout comme la version CD32), par contre certains sons comme "Get Ready" et "Replay" sont, eux, bien présents !  On arrive à la version Amiga, qui pour ma part possède presque toutes les qualités ! Voici une des raisons qui m'agace particulièrement concernant cette version Jaguar :  https://www.youtube.com/watch?v=FAozgz3fLQk 

Ce que cette vidéo nous montre ce sont finalement les carences sonores et graphiques de cette mouture... Si le fait de ne pas pouvoir utiliser les musiques originales pour des raisons de copyright peut être compréhensible, je ne peux tolérer l'absence de certains sons, et m'intérroger une fois de plus sur la non exploitation des ressources graphiques du fauve qui ici se voit limiter à 16 malheureuses couleurs...

Durée de vie...  Même si vous arrivez à finir une partie du jeu rapidement (gagner la Coupe et finir 1er de Division 1), SB2 procure tellement de sensations que vous pourrez vous acharner sur le mode KNOCKOUT ou bien faire des parties endiablées à 2 joueurs, afin de prolonger la durée de vie de ce hit des Bitmap Brothers. Donc très bonne durée de vie pour ce jeu !

Speedball 2 (

Pour conclure : Malgré l'absence de certains éléments sonores  ("ICE CREAM..." tu me manques), et de la sauvegarde des buts ainsi que des écrans fixes 16 couleurs, le gameplay de "ouf" et les nouvelles musiques originales de très grande qualité font de ce jeu une véritable tuerie en matière de gameplay et de fun. C'est un véritable hit pour ceux qui n'ont pas eu d'Amiga et aiment les jeux cultes aux graphismes vintage.

Graphismes: 3/5

Sons      : 1/5

Musiques  : 4/5

Gameplay  : 5/5

Ambiance  : 5/5

Packaging : 5/5

Je me dois d'être un minimum objectif : On est sur Atari Jaguar, pas sur un Atari ST à 8 mhz et le fait d'avoir jouer à la version Amiga me procure une forme d'amertume qui fait naitre une réelle frustration. Je vais donc mettre 2 notes à ce jeu :

Note_JagNote_JagNote_Jag 

si on a déjà joué à la version Amiga (comme c'est mon cas)

Note_JagNote_JagNote_JagNote_Jag 

si on ne connaissait pas ce jeu avant (ou si on a déjà joué à la version Atari ST)

la fiche du jeu sur AtariAge : https://www.atariage.com/store/index.php?l=product_detail&p=1196

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22 juillet 2019

Tournoyer, guerroyer et... trépasser

Defender of the Crown

Defender of the Crown

2018 - AtariAge (développé par Cinemaware)

Stratégie

Oyez, Oyez, Oyez gentes dames et damoiseaux,

Je vais vous conter l'histoire du défenseur de la couronne et de Robin de Sherwood ! Nous sommes en 1149 : l'Angleterre est déchirée par des luttes entre les saxons et les normands et le roi vient de rendre l'âme !

En tant que seigneur saxon postulant au trône, vous devez conquérir le royaume et vous serez aidé par le plus connu des brigands de l'époque : Robin des Bois. La tâche ne sera pas simple, il faudra exceller dans plusieurs domaines tels que les joutes équestres, l'escrime et l'art de la guerre. Il vous faudra aussi un peu de chance mais également parfaire vos talents de gentilhomme.

Jaguar_DefenderOfTheCrown_Shot_1

Ce mythique jeu sorti il y a plus de 30 ans, vient de conquérir la Jaguar il y a un peu moins d'un an. Sachez que c'est une sortie officielle approuvée par Cinemaware mais aussi que le nombre de cartouches est limité à 300 exemplaires numérotés (votre dévoué serviteur possédant le numéro #57).

Enfilant mon heaume et ma brigandine, c'est rempli de joie mais aussi de quelques doutes que je vais commencer ce test.

Resplendissante...

La magnifique boite montre tout le professionnalisme dont sait faire preuve AtariAge : Le carton est un peu fin mais il est glacé et lisse comme un miroir. A l'intérieur, avec bien sûr la cartouche, on y retrouve un livret lui aussi très soigné tout en couleur... et tout en anglais (l'histoire s'y déroulant cela semble logique ? ...) Il y a aussi un sticker circulaire d'une jeune lady tout en pixel et également un mini poster du jeu ! Tout ceci est fait avec des matériaux de grandes qualités : ça brille, ça sent le neuf, bref c'est beau ! Pour environ 80€ avec les frais de port, on ne peut qu'être ravi d'avoir acquis un tel produit.

DOTC_inside

Sauf que... c'est un jeu vidéo et on attend autre chose que le coté "bling bling" du packaging.

Grand joueur sur Amiga j'étais. Quand j'ai appris que la version Jaguar était une conversion de la version Atari ST, j'ai commencé à sortir la corde du placard pour m'épargner la vision des graphismes en 16 couleurs. Le fait que la musique soit extraite directement de la version CD du jeu, donc de très grande qualité, n'était pas un atout qui allait me faire oublier les graphismes.

Faisant fi de mes préjugés j'empoigne alors le pad ... qui aurait pu être une souris ! Ce jeu, via un petit adaptateur (vendu sur le site AtariAge ou bien à concevoir soi-même) est compatible avec les souris Atari ST et... Amiga.

"Que je trépasse si je faiblis !"

Après un bref écran "titre" accompagné d'une jolie musique, ce sont les crédits du jeu qui viennent devancer l'introduction à base d'écrans fixes et de narrations. On rentre alors dans le vif du sujet avec le choix des personnages, au nombre de 4, qui tel un jeu de rôle possèdent leurs propres caractéristiques : Wilfred of Ivanhoe, Cedric of Rotherwood, Geoffrey Longsword et Wolfric the Wild. 

dotc4

Une fois ce choix effectué, nous voilà face à la carte de l'Angleterre (et du Pays de Galles) c'est à nous de jouer ! Il y a comme on le voit 6 châteaux et donc 6 seigneurs, 3 saxons et 3 normands. Les parties se déroulent au tour par tour, un tour représentant 1 mois,  avec une seule action à chaque tour ("Aller demander conseil à Robin" ainsi que transférer ses armées étant les exceptions). Une partie peut durer parfois seulement 5 minutes si les choses tournent très mal.

Le normand triomphe souvent !

La difficulté est assez relevée, et je soupçonne les parties réalisées au joypad plus compliquées que celles effectuées à la souris ! (C'est pour cela que je me suis décidé à fabriquer un adaptateur de souris). Il faudra pas mal d'expérience pour espérer pouvoir gagner. Ce qui rend ce jeu envoûtant, c'est qu'aucune partie ne va se ressembler : Le lieu de départ et tout un tas d'évènements restent aléatoires. Vous pouvez commencer la partie par un tournoi de chevalerie ou bien devoir sauver une lady qui a été kidnappée, des déserteurs d'une autre armée ou bien des chevaliers étrangers peuvent venir renforcer vos troupes, un territoire peut se soulever contre son seigneur et vous revenir de droit, vous pouvez être banni des joutes si vous commettez l'affront d'occire le cheval au lieu de frapper le bouclier de l'adversaire, etc.

dotc3

Ce coté addictif finit par nous faire oublier ces graphismes moyenâgeux, pas très dignes d'une jaguar, qui sautaient aux yeux en premier lieu (certains diront que c'est du pixel art 16 bit...). Pour 5 pièces d'or vous pouvez également vous octroyer les services d'un espion très efficace qui vous renseignera sur toutes les données de vos ennemis. En sauvant une lady celle-ci devient alors notre moitié et apparaît sur la carte elle aussi. Le jeu est finalement assez complet et équilibré entre les phases de réflexions et celles d'actions avec aussi ce petit coté romantique.

L'aventure galloise ... Je "spoile" ?

Après une bonne centaine de châteaux brûlés, je devais trouver la solution pour progresser, sans sorcellerie ni cheatmode (il parait qu'il en existe un pour avoir 4095 pièces d'or !) en parcourant les parchemins virtuels sur le net... Premier conseil : Commencez avec le château proche du Pays de Galles (le plus à l'est), on a moins de chance d'être encerclé et plus de chance de posséder au moins 3 territoires et donc de récolter plus de revenus.

Ensuite pour les scènes d'actions, il n'y a pas de secret, d'une part un long et douloureux travail d'apprentissage s'impose et ensuite le choix du personnage est primordial !

On retrouve quelques bons conseils en anglais ici : https://www.gog.com/forum/defender_of_the_crown/some_gameplay_tips.

Épilogue

Il est temps pour le preux chevalier que je suis de faire le bilan de cette amusement vidéo-ludique. Ce jeu, unique représentant de son genre sur le fauve d'Atari, n'est pas un jeu vidéo comme les autres ... Ses rééditions récentes, avec entre autre une version collector pour Spectrum sont là pour nous le prouver.

En résumé : DotC est une conversion sur Jaguar de l'adaptation Atari ST de la version originale créée sur Amiga...

Mais selon Bob Jacob l'un des fondateur de Cinemaware la version ST est la plus aboutie (notamment avec les options supplémentaires lors des sièges de château-forts). Les sons et musiques de cette version jaguar étant les meilleurs disponibles pour ce jeu, on obtient donc LA meilleure version disponible de Defender of the Crown.

Je ne peux que conseiller ce titre aux fans du genre... ainsi qu'aux collectionneurs : le packaging est splendide !

N'hésitez pas si vous avez des questions ou bien si vous voulez donner votre avis ...

ps : Et ne traînez pas trop à la taverne de Duchenot : le chemin est infesté de loups pour rentrer !

Graphismes : 2/5

Sons / Musiques  : 4/5

Gameplay  : 3/5

Ambiance  : 4/5

  Packaging : 5/5

Note_JagNote_JagNote_JagNote_Jag

la fiche du jeu sur AtariAge : https://atariage.com/store/index.php?l=product_detail&p=1146

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01 février 2019

Cyber ​​Punk City

Skyhammer Box

Skyhammer

2000 - Songbird Productions (développé par Rebellion Software)

Shoot 3D

Blade Runner 2050

Dans cette bonne vieille cité de Jéricho, des bandes armées (légèrement toxicos et anarchistes) se disputent des pans de buildings titanesques, bardés de publicités luminescentes. C'est à bord de notre Skyhammer, un engin volant surarmé, qu'on va mettre tout le monde d'accord et faire notre trou dans le quartier à coup de bombes et de mitrailles.

Skyhammer1

Développé entre 1992 et 1995 par Rebellion, responsables d'Alien Vs Predator sur cette même Jaguar, Skyhammer vit sa sortie initiale annulée (Atari abandonnant la Jaguar) alors qu'il avait tout pour être commercialisé.

Difficile de croire qu'un tel jeu aurait pu rester lettre morte, tout au fond d'un tiroir, sans jamais être joué par quiconque. Heureusement, Songbird Production en décida autrement et racheta la licence du jeu à Rebellion pour le commercialiser en l'an 2000. 

De la Verticalité

Premier contact, premiers constats... Avec son ambiance à la Blade Runner, Skyhammer nous immerge littéralement au coeur d'une ville futuriste où l'horizon n'a pas le droit de citer. Les buildings, immenses, donnent le vertige ! Heureusement, notre vaisseau a la capacité de se mouvoir à 360° dans n'importe quel axe (un peu comme dans Descent ou G-Police), et d'arpenter à la verticale les constructions de verre et de lumière.

Skyhammer2

Une chose est certaine : la Jaguar est poussée dans ses derniers retranchements. Jamais jeu Jaguar n'avait proposé un environnement 3D aussi grand et aussi complexe, intégralement en textures mappées. Les bâtiments en imposent et l'immersion est facile quand bien même cela a vieilli (forcément, ça pixellise et les textures se répètent).

un Labyrinthe urbain

Devant de tels graphismes, l'animation souffre parfois, mais les ralentissements ne mettent jamais à mal une maniabilité étonnament intuitive. On peut tourner dans tous les sens sans jamais se perdre dans l'espace, et se rétablir en mode stationnaire pour abattre un bataillon d'ennemis face à nous.

Seul bémol avec la manette classique : pour straffer, on utilisera les boutons 4 et 6 du pavé numérique et il faudra un peu de temps pour s'y habituer. J'imagine qu'avec le pad pro controller et ses gachettes, c'est tout de suite plus simple.

M'enfin, la difficulté du jeu ne sera pas de manier le vaisseau mais plutôt de se repérer et de ne pas se perdre dans ces corridors urbains.

Skyhammer4

La ville a en effet un coté labyrinthique, avec culs de sac et tours de verre indépassables. Heureusement, on a droit à une carte, consultable à tout moment. Grâce aux étroits et tortueux couloirs, on pourra s'infiltrer incognito dans les quartiers et prendre à revers l'ennemi. Ou alors, on préfèrera peut-être atteindre les toits des immeubles (les plus petits) pour traverser plus rapidement la zone et atteindre directement notre objectif. 

Chez CyberMart, les prix sont smart !

L'idée géniale de Skyhammer, ce sont ces CyberMart, de précieux havres de paix disséminés sur toute la carte. Il s'agit de garages où l'on aura le loisir d'acheter tout ce que l'on désire : fuel, shield, armements, customs, munitions en tout genre... On pourra sauvegarder et faire le point sur nos gains ou sur la prochaine mission. Ce sont aussi et ça c'est la grande classe, des points de téléportation très pratiques contre monnaie trébuchante. 

map skyhammer

Se réfugier dans un CyberMart nous permettra donc de souffler entre deux missions et vu l'âpreté des combats, ce n'est pas de refus. Notre tableau de bord présente deux barres, l'une concernant le bouclier (elle se recharge, ce qui est bien sympa), l'autre étant notre barre de vie. Trois ou quatre tirs de rocket reçus et bye-bye notre bouclier, c'est alors notre barre de santé qui se fait alors bouffer à vitesse grand V... 

V comme "Vite, allons faire un tour au CyberMart".

Hammerhead, l'ultime coup de marteau sur la tête.

Concernant les missions, le jeu m'a fait penser, avec quelques années d'avance, aux jeux actuels comme les Assassin's Creed, les Batman ou même le récent Spiderman : une ville comme un petit monde ouvert et des zones à atteindre pour remplir les objectifs. Les missions aléatoires iront de la destruction de cibles(s) à la défense de tout un quartier, en passant par la récupération d'équipement. A la clé, de l'argent qui nous permettront de faire des emplettes au CyberMart.

skyhammer3

Après une bonne dizaine de victoires sans heurt, Skyhammer se transforme en un passionant jeu de conquête (et de défense) de territoire pour contrôler la ville. Les missions se diviseront alors en plusieurs étapes sur plusieures zones. Le but, le plus souvent, étant de détruire définitivement le noeud de communication ennemi ("node" en anglais) pour conquérir le quartier.

Surtout ne faites pas comme moi, ne confondez pas la Smart bombe avec les Smart missiles, ce qui m'a valu une bonne heure d'acharnement à utiliser des smart missiles contre un "node" increvable. Pour atomiser le "node", rien ne vaut la Smart bombe qui a la particularité de s'activer en appuyant sur A, B et C en même temps.

Au final, Skyhammer est-il un jeu parfait ? Je dirai presque... Il y a quelques bugs d'affichage, rien de bien méchant en soi. Et conquérir ne serait-ce que la première ville (sur les 3) est un challenge de très longue haleine. Gare au découragement ou à la lassitude. Heureusement, pour ceux qui manqueraient de patience, le mode "Battle" permet de se défouler sans se prendre la tête, en défendant sa zone jusqu'à la mort.

Avez-vous déjà vu votre Jaguar dans cet état ? Elle est toute retournée avec cette 3D intégralement texturée (avec goût en plus) et un déplacement totalement libre dans des villes futuristes, complexes et immenses...

Skyhammer en impose mais ce n'est pas juste qu'une prouesse de programmeurs, c'est aussi un excellent jeu sur Jaguar, ingénieusement pensé, au maniement parfait et à la durée de vie quasi-infinie.

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la fiche du jeu sur AtariAge : https://atariage.com/software_page.php?SoftwareID=2540

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06 janvier 2019

Atlantic Rim

IS 2

Iron Soldier 2

1997 - Telegames (développé par Eclipse Software)

Shoot 3D

un nouvel ennemi

Alors que tout allait bien dans le meilleur des mondes, PENTA, une nouvelle organisation criminelle, menace avec son puissant arsenal la toute nouvelle démocratie mise en place. Il est temps, mesdames et messieurs, de ressortir notre Goldorak du garage...

IronSoldier2

Comme son nom l'indique, il s'agit de la suite d'Iron Soldier, un jeu qui nous permettait de piloter un mécha de la taille d'un building. Sorti en 1994, ce premier jeu avait su s'imposer comme une référence sur Jaguar et un challenge de tout premier choix pour les joueurs en quête de défis bien relevés. La suite initialement prévue en 1996 sous l'étendard d'Atari fut d'abord annulée avant d'être finalisée en 1997 par Telegames, qui prendra soin de l'éditer sous 2 formats : cartouche et CD.

On retrouve bien entendu tout ce qui faisait le succès du premier opus : villes en 3D où tout ce que l'on voit est destructible, mécha customisable de la tête aux pieds, engins de morts sur terre et dans les airs, missions variées... et bien sûr des améliorations attendues. Mais gare à ceux qui s'y essaieraient sans en être averti : la difficulté (déjà bien retorse dans le 1er) a été revue à la hausse...

Dead Zone ! 

Cette suite ne fait clairement pas dans le sentiment. C'est un déchaînement de poudre qui s'abat sur notre carcasse de métal et ce, dès la première portion de ville visitée. Entre autres ennemis, les redoutables Iron Soldiers qui se faisaient rares dans le premier (comme de vilains croquemitaines), sont désormais nombreux et nous agressent déjà dans les premières missions.

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Iron Soldier 2 est un jeu Hardcore, exigeant du joueur beaucoup de réactivité, un sens tactique certain... Et une grande résistance au découragement. Il arrive en effet qu'on meurt, en quelques secondes, à cinq mètres de l'objectif, après une bonne heure à gérer parfaitement sa barre de vie.

La chasse aux items (munitions et vie) s'avère donc primordiale pour survivre mais implique de détruire un maximum les bâtiments pour les trouver. Or ces mêmes buildings nous protègent souvent des ennemis et nous évitent d'avoir une armada qui nous tire dessus de tous les côtés (on redoutera d'ailleurs rapidement la moindre zone dégagée). La difficulté est de gérer territorialement sa progression : tout détruire, oui, mais intelligemment.

Iron Soldier 2 C

Comme toujours, la persévérance a du bon. Pour apprécier, je pense qu'il est primordial d'avoir jouer au premier opus avant. A la manière d'un sérieux entraînement, il nous prépare au mieux à cet Enfer sur Terre, en nous habituant aux commandes et aux objectifs.

Ghost in the Shell

Concernant les améliorations par rapport au premier, les textures mappées sont à la fête en habillant un maximum les ennemis et les éléments du décors (les bâtiments en particulier), sans qu'on perde une once de fluidité en terme d'animation.

Fini l'aspect ancien du premier avec sa 3D face pleine que certains jugeaient rudimentaire. On a aussi droit à de nouvelles armes (un gros fusil à pompe, un lance-grenade, un lance-rockets à tête chercheuse... J'adore !) et à de nouveaux ennemis, notamment ces SATYRS à deux pattes, particulièrement véloces, qu'on croirait tout droit sortis d'un Star Wars. On pourra même en incarner un en le débloquant !

354655-iron-soldier-2-screenshot

Les missions sont plus nombreuses aussi (20 missions, 16 pour le premier), toujours aussi variées (destruction massive, escortes, course-poursuite dans la ville, etc.) tout en étant plus longues qu'avant avec des zones plus élaborées et du coup, plus complexes à aborder. 

Pour cet épisode, hélas, il n'y a pas d'overlay ; vous savez, cette petite carte en plastique que l'on glissait sur le pavé numérique pour personnaliser les commandes... On pourra toutefois se servir de celle que l'on trouvait dans le premier jeu, pour changer d'armes facilement. 

Bigger, better, stronger, voilà ce qu'est Iron Soldier 2 !

Cette suite assure sur tous les plans, en tenant toutes ses promesses en terme d'action. Elle m'a aussi littéralement déssoudé du point de vue de la difficulté (du coup, je préfère le premier, plus abordable).

Iron Soldier 2 plaira donc à ceux qui aiment les challenges bien durs, en acier trempé ! Concernant les 2 versions du jeu : cartouche et CD; d'évidence, préférez la version CD, moins chère, avec des cinématiques en images de synthèse en plus.

Note_JagNote_JagNote_JagNote_Jag

la fiche du jeu sur AtariAge : https://atariage.com/software_page.php?SoftwareLabelID=1092

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06 septembre 2018

Dans le temple mystérieux du circuit imprimé...

Jeff Minter Classics

Jeff Minter Classics

2017 - AtariAge (développé par Llamasoft)

Shoot them up

YAK, YAK, YAK !!!

Alors que l'incroyable Tempest 4000 vient de sortir sur les nouvelles consoles, signant comme au bon vieux temps de la Jaguar une alliance (inespérée) entre Jeff Minter et Atari, il est temps pour moi de vous parler de la compilation que nous a concocté AtariAge l'année dernière.

Cette compilation regroupe deux jeux (trois si on débloque Grid Runner avec un code secret); des productions emblématique made in Llamasoft, la société du plus hippie des programmeurs, j'ai nommé Jeff Minter aka le YAK aka Dieu pour les Ataristes de tous crins. 

Jeff Minter Classics1

Revenge Of The Mutant Camels (version Atari ST) et Llamatron: 2112  nous sont donc proposés sur une seule cartouche dans une somptueuse boîte. La double couverture est magnifiquement illustrée d'un dromadaire pour la face A, et d'un lama pour la face B (deux des ruminants préférés du YAK). Tous deux sont à l'entrée d'un mystérieux temple pavé des motifs d'un circuit imprimé... Cerise sur le chabichou, le manuel en papier glacé est en couleur et nous avons droit à un poster. Packaging is perfect !

Le dromadaire qui fume une Camel 

Pour parler du premier jeu, Revenge Of The Mutant Camels, fermez les yeux, détendez-vous et imaginez un dromadaire dans un désert bleu. Il croise des cabines de téléphones anglaises. Au fond, en guise de paysage, il y a des Lynx et des Game Boy géantes. Le dromadaire est armé et tire des boulettes sur tout ce qui bouge.

Et tout ce qui bouge, ça peut être des kangourous surfers, des moutons tueurs, des MIG-29, des vaisseaux de Star Trek, des téléphones roses, des fantômes de Pac-man, des nuages qui font pleuvoir des têtes de chiens et j'en passe et des meilleurs... 

Jaguar_JeffMinterClassics2

Vous pouvez ouvrir les yeux... Derrière cette blague, la patte du fameux chevelu qui signera toute sa carrière une lampée de jeux barrés. Le délire se traduit donc par la myriade de choses qui envahissent l'écran : des items à gogo aux ennemis en passant par les tirs de toutes parts, phonogrammes et cascades de points. Les bruitages de chèvres et digits vocaux troublants sont également de la fête.

Le maniement est étrange : le dromadaire tire sans discontinuer, les flèches permettent de déplacer l'animal à bosse tout en variant la direction du tir. On peut se mélanger les pinceaux au début, notamment lorsqu'on prend un malus qui inverse les commandes ou lorsqu'il s'agit de tirer vers le haut sans sauter (pour s'interdire de sauter tout en tirant vers le haut, il faudra maintenir un bouton).

Mais comme c'est bien fait, on s'habitue à tout. D'autant qu'on peut choisir de se faire aider par un bouc (un allié surpuissant) pour découvrir les niveaux sans aucun stress. Au final, ce WTF finement débile achève par faire son office d'aspirateur thermonucléaire de neurones. Addiction coupable !

Le Lama Cyberpunk est de sortie !

Pour le second, il s'agit d'un remake de Robotron: 2084, un vieux classique de l'arcade eighties nous mettant au coeur d'une arêne blindée de robots méchants, avec comme arme un tir multi-directionnel.

Llamatron: 2112 remplace les vilains robots à azimuter par des trucs du quotidien, tout aussi menaçants : rouleaux de papier toilette, canettes de coca cola, hamburgers mutants, joysticks énervés, smileys pas contents.

Jeff Minter Classics3

Et notre héros du futur tirant dans tous les coins est désormais un lama. Oui, l'animal au long cou, avec sa tête de porte-bonheur et dont le crachat est légendaire.

Son but : détruire les ennemis, et sauver les autres ruminants qui broutent (style dromadaires ou boucs) au beau milieu de la mêlée.

La bande son reprend à son compte les bips bips du jeu original, tout en les mélangeant à des "meuh" de vaches et "des bêê" de moutons. Oui, oui, on on retrouve bien la pattoune du YAK. Toujours. Il revisite à sa manière le classique de 1982... Mais sans pour autant bouleverser la formule.

Llamatron: 2112 n'est pas une suite améliorant le concept de base, comme a pu l'être par exemple Tempest 2000, mais un pastiche frais, avec des glaçons et une touillette. Le résultat à l'écran est à la fois doucement improbable et très amusant avec une courbe de difficulté aux petits oignons.

L'Easter Egg Ultime

Sachez qu'on peut up-grader la cartouche avec un jeu caché, un des premiers succés du hippie sur ordi 8-bit dans sa version Atari ST : Grid Runner. Pour ça rien de plus simple, il suffit de lancer Revenge of the Mutant Camels et de taper dans les passwords pour accéder à un niveau : "modern day wizardry". Un "Yes" se fera entendre, vous pourrez rallumer la console et constater que l'écran de sélection des jeux a légèrement changé. 

Jeff Minter Classics4

Pour ce qui est de Grid Runner, c'est un cadeau fait à tous les joueurs, un shoot them up plus sobre que les précédents, et peut-être, quelque part plus exigeant coté réflexes. Le jeu se présente sous la forme d'une grille où l'on peut se déplacer partout. Et heureusement d'ailleurs car l'ennemi (de type chenille qui se racourcit ou se divise au contact de notre tir, comme dans Centipede) arrive des quatre coins du niveau : devant, sur les cotés, derrière. Il faut être sacrément vigilent.

Heureusement, on a un module qui tire sans discontinuer et que l'on peut placer n'importe où dans le niveau en mode statique. Parfait pour la défense. On peut également le conserver à la tête de notre vaisseau pour amplifier notre tir.

Grid Runner est un ensemble d'idées novatrices et géniales qui illustrent toute l'ingéniosité de Jeff Minter pour nous sortir du sempiternel shoot, celui où l'on tire sans fin et sans réfléchir, calé en bas de l'écran. Sa difficulté nous oblige à nous adapter sans cesse face à l'adversité, en se repliant dans des coins plus tranquilles ou en concentrant notre tir sur une zone, de la même manière que lorsqu'on joue à Tempest.

Véritable cadeau fait aux amoureux de la Jaguar et aux fans de Jeff Minter (ce sont souvent les mêmes), cette compilation hirsute mérite amplement de faire partie de votre ludothèque.

Elle permet de voir toute la folie qui anime depuis des décénnies le barbu et de mesurer le taux de fun élevé, très élevé et parfaitement intact de ses oeuvres. 

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la fiche du jeu sur AtariAge : https://atariage.com/store/index.php?l=product_detail&p=1109

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le YAK

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05 septembre 2018

Junk Food 2000

box fast food 64

Fast Food 64

2017 - Wave 1 Games 

Attrape nigaud

Burger Time

Curieux jeu d'arcade du début des années 80 que voilà, Fast Food premier du nom nous permettait d'incarner une bouche suave, marquée par le rouge à lèvre, et de gober de la junk food sans fin : hamburgers, hot dog, glace, frites, pizza, soda... Une véritable orgie de bouffe décomplexée (et calorique) pour du scoring débridé et très amusant.

Fast Food 64 title

Près de 40 ans plus tard, Jeffrey Johnson de Wave 1 Games a décidé de re-mettre au goût du jour cette recette bien grasse, à la sauce mayo-ketchup 64-bit. 

Alors ce jeu fait maison sur Jaguar et sur Jaguar CD, c'est gourmand ou c'est daubé ?

You're getting Fatter

A la carte, plusieurs modes de jeu (sur fond de techno) :

-Le premier est une refonte graphique du jeu original. Le principe ne change pas : l'écran défile et notre bouche avale les aliments à haute teneur en graisse pour faire monter le score. Au bout de 6 cornichons violets, c'est l'indigestion, la partie est finie. Le fond est psychédélique, la bouffe en mode gifs animés fait plutôt envie (miam, ces parts de pizza). La vitesse rend la partie difficile et c'est plutôt fun.

-Le deuxième mode de jeu est un mode 2 joueurs. Il s'agit d'un duel entre la fameuse bouche et un dentier hilarant. Hélas, les collisions des sprites sont entièrement à revoir, bien trop large à mon goût. On avale des trucs sans le vouloir.

Fast Food 64 2

-Le troisième mode vous met dans la peau du dentier, lequel doit avaler des burgers, tout en évitant des colonnes de légumes. C'est une variante originale du jeu, drôle et bien faite.

-Le quatrième mode est le jeu d'antan paru en 1982 sur Atari 2600. Les graphismes sont d'époques avec cette bouche violette bien creepy... Et ma foi, le résultat est propre. On reconnait bien ce que l'on mange, l'animation est plus que correcte. Seule différence avec le jeu original, la nouriture, ici, abonde en masse.

-Le cinquième et dernier nous met face aux aliments en vue subjective, avec du bon gros zoom de sprites ("énorme hot-dog dans la ligne de mire !") dans une simili 3D plutôt réussie au premier coup d'oeil.

Fast food 3

Malheureusement, c'est rapidement injouable car des fois, rien ne se passe alors qu'on cible correctement un aliment... Ou alors, on gobe un cornichon violet censé être derrière les victuailles au premier plan. A la joute, ça devient vite sans intérêt, même si je reconnais que l'idée en soi était géniale.

Burp !

Le concept est, avouons-le, plutôt sympa. Mais le jeu a un défaut, un GROS défaut pour un jeu de scoring (et cela vaut pour tous les modes de jeu) : il n'y a pas de tableau des scores pour enregistrer ses records. C'est idiot mais une fois la console éteinte, rien ne nous oblige à y retourner.

Fast food 64 0

Ensuite, le jeu, au choix, buggue ou se crashe. Il y a des glitchs graphiques qui s'accumulent, persistent et contaminent tout... jusqu'à pourrir l'écran titre du jeu ! Une partie au hasard et d'autre bugs fous apparaissent : des clignotements, des game over passés la première seconde à jouer, la bande de score qui devient illisible ou la manette qui ne répond plus. Je n'ai jamais vu autant de bugs dans un jeu ! Et je ne parle même pas des bruitages qui disparaissent ou du son qui crachouille. Apparement, ce ne sont pas des défauts liés au CD que je posséde mais bien un manque de finition en général.

C'est dommage et c'est embarassant, même pour de l'homebrew, car il y a une sorte de "je-m'en-foutisme" très désagréable qui plane sur le jeu. C'est d'autant plus désagréable que le design et le packaging sont soignés et qu'il y avait matière à faire, avec un tel fond de pâte. 

En bonne blague potache, Fast Food 64 a le mérite de faire sourire au début : quelques modes de jeu rigolos avec de bons burgers (donuts, pizzas, tacos...) à dévorer.

Hélas, l'indigestion arrive bien trop vite : au bout de 10 minutes de jeu, on gobe bug sur bug. Lesquels nous empêchent de jouer et nous obligent à éteindre la console, l'estomac noué... TROP DE BUGS !

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le site de Wave 1 Games : http://www.wave1games.net/

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08 juin 2018

Non loin de la vallée de Gwangi...

primal rage

Primal Rage

1995 - Time Warner Interactive (développé par Probe)

Baston

Qui l'emportera ? Le King Kong de Bornéo ou le T-Rex de Mexico ?

Comme jeu de baston, Primal Rage est dans la droite lignée des Mortal Kombat avec beaucoup de sang et plein de fatalités bien gores. Sauf que cette fois-ci, point de ninja ou de culturiste à se mettre sous la dent mais de gros dinosaures. De gros dinos qui se chamaillent devant des petits humains en délire...

primal_rage écran titre

Pour qui s'inquiéterait de voir des bonshommes au beau milieu des dinosaures, sachez que le jeu se déroule non pas pendant la préhistoire (même fantasmée) mais dans un futur post-apocalyptique où après la chute d'un météore (amenant avec lui ces grosses bestioles), la civilisation humaine a disparu. Les quelques survivants, en pagne ou en bikini, vénérent désormais ces nouveaux venus comme des dieux. 

A écailles ou à poils, ces dieux ont donc décidé d'en découdre une fois pour toute pour savoir qui régnera en maître sur cette planète...

Au sol, Raquel Welch tient les paris... 

Comme bébètes, on a droit à Sauron et à Diablo, 2 gros et gouleyants T-Rex (ce sont un peu les Ken et Ryu de Primal Rage). Ensuite il y a Blizzard et Chaos, 2 gros gorilles (des cousins certainement à King Kong), Talon, un raptor agile aux griffes acérées, Armadon, un puissant tricératops avec une queue qu'il utilise comme un marteau et enfin Vertigo, un dilophosaure au long cou qui crache du venin.

primal-rage-jaguar 2

Au final, on a droit à un total de 7 personnages, dont 2 paires avec les mêmes skins. Ce qui est peu. Néanmoins, on ne fait pas le tour du jeu en un quart d'heure. Maîtriser sa bestiole demande de l'entraînement. L'équilibrage du roster étant plutôt bien fait, chaque bestiole a des arguments suffisants pour être préférée aux autres...

King of the Monsters

La variété passe essentiellement par les nombreux coups spéciaux dont on dispose : projectiles, téléportation, défense de zone, étourdissement. Ils sont difficiles à sortir car ils demandent qu'on appuie, en plus des directions, sur plusieurs boutons en même temps : 2 au minimum voire 3. Ça ne pose pas de problème, à priori, sur une manette Pro-Controller à 6 boutons. Avec la manette classique, en revanche, la jouabilité est mise à rude épreuve : on jouera avec A, B, C et option pour les coups forts et les coups faibles.

primal_rage 3

Difficile dans ces conditions de n'utiliser que le pouce sur le coté droit de la manette. Il faudra jouer comme sur une borne d'arcade et se servir de tous les doigts de sa menotte pour pianoter les touches (à la manière d'un forcené). 

One Million Years B.C

Heureusement, la difficulté est totalement paramétrable pour éviter de péter un cable et on peut prendre son temps pour s'habituer aux commandes. Une fois sa bestiole maîtrisée, Primal Rage s'apprécie comme un bon jeu de baston : animé et nerveux. Si je devais le comparer aux autres cadors de la baston sur Jaguar, il se situerai juste derrière Ultra Vortek et loin devant Kasumi Ninja

Les dinos sont des sculptures en pâte à modeler, photographiées puis digitalisées à l'écran. Pour les animer, on a utilisé cette bonne vieille technique du stop-motion, de l'animation image par image comme au bon vieux temps de Ray Harryhausen et des films de dinosaures des années 50 (comme One Million Years BC entre autres). Le résultat, en plus d'être un clin d'oeil appuyé à ces vieux films, est je trouve assez réussi. C'est tout à la fois désuet, charmant et plutôt fluide.

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Graphiquement, le jeu (qui est sorti sur quasiment tous les supports existants de l'époque) se rapproche de la qualité arcade, en étant largement plus belle que les versions 16-bit et un cran au-dessus par rapport à la version 32X. On pourrait comparer cette version à celle parue sur 3DO. De bonne taille, les dinos sont cependant moins gros que ceux qui peuplent les versions Saturn et Playstation (ce qui est bien rageant !). 

Le Jaguar CD accueille des gros dinos playdos pour un bon jeu de baston, bien arcade et bien gore (quoiqu'un peu cher).

La manette classique n'est pas ce qu'il y a de plus adaptée pour y jouer. Préférez, si vous l'avez, le pad Pro Controller à 6 boutons (lui aussi un peu cher). Si vous ne l'avez pas, il faudra s'entrainer un peu plus, avant d'apprécier à sa juste valeur ces duels préhistoriques (du futur^^). 

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la fiche du jeu sur AtariAge : http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareLabelID=1104

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17 mai 2018

Bad Taste 12

braindead box

Brain Dead 13

1996 - Ready Soft

Dessin animé interactif

Doctor X will build a creature

Modeste réparateur informatique, Lance s'est déplacé jusque dans un lugubre chateau pour réparer le super ordinateur du maître des lieux, le terrible Dr Nero Neurosis (un cerveau dans un bocal), sans se douter une seconde que les portes allaient se refermer derrière lui. 

BrainDead13

Le majordome Fritz, le bras armé du Dr, va se lancer à la poursuite du jeune réparateur devenu malgré lui le témoin gênant des plans diaboliques que fomente l'encéphale. Cette course poursuite sera le parfait prétexte pour traverser un labyrinthe de salles hantées par les créatures de la nuit... 

Ready Soft, qui a converti sur les consoles de salon les grands succès d'arcade signés Don Bluth, se lance dans le grand bain en éditant cette production originale. Après l'Héroïc Fantasy de Dragon's Lair et le Space Opera de Space Ace, place à l'ambiance comico-horrifique avec un château hanté, des chauves-souris et des créatures gothiques remises au goût du délire.

Lance vs. Evil Dead

Brain Dead 13 se présente donc comme un dessin animé interactif où il faudra choisir la bonne action au bon moment, c'est à dire appuyer sur le bon bouton à la seconde près pour déclencher la séquence suivante. Si bien sûr, on fait la moindre erreur, c'est la mort assurée... Et des erreurs dans pareil jeu, croyez-moi, on va en faire à la pelle !  

BrainDead13 1

Heureusement, les morts sont toutes tordantes, avec des effets bien cradingues ! Le héros subira en effet toutes les mutilations et tortures possibles : étouffé, incendié ou électrifié pour les morts les plus classiques, fondu à l'acide, lacéré, scalpé, démembré, décapité, tranché en fines lamelles pour les suivantes... La liste des morts est bien plus longue que dans Dragon's Lair et ne se répète quasiment jamais.

Le plus amusant dans cette histoire est qu'il n'y a pas une seule goutte de sang, ce qui crée un décalage parfois troublant entre "horreur" et "cartoon". Car assurément, si le sang avait été présent, le jeu aurait officiellement été intronisé comme le plus gore du monde !

Les Contes de la Crypte

La grande originalité de Brain Dead 13, brisant la linéarité induite par les films interactifs, est qu'on peut parcourir librement les salles du château par le biais de nombreux couloirs et escaliers.

Comme chaque rencontre est l'occasion d'une grande poilade, on prendra beaucoup de plaisir à se perdre dans les tréfonds du château. Entre autres pièges et petites bébêtes, on croisera ainsi un gros Frankenstein quaterback ou bien une belle Elvira (nommée Vivi), esthéticienne, dans des saynètes cartoons bien marrantes. 

brain-dead-13 3

Conscients que Dragon's Lair pouvait décourager le joueur lambda avec sa difficulté hardcore, les programmeurs ont fait l'effort de rendre le jeu accessible à tous, en ouvrant toutes les vannes possibles. On a droit aux vies infinies, à la possibilité de sauvegarder à tout moment (sauvegarde qui disparaît néanmoins si l'on éteint la console) et au checkpoint dès qu'on termine une salle. Des sons distincts nous permettent également de savoir quand on a bien réussi l'action, ce qui facilite grandement le jeu.

Au final, quand bien même le jeu me paraissait labyrinthique -et donc retors au départ- , il est nettement plus facile que les références dont il s'inspire. D'autant plus facile qu'il n'est pas nécessaire de faire toutes les salles, il y a des raccourcis à prendre et plusieurs chemins possibles pour terminer le jeu.

Ectoplasmes et compagnie...

Après 3 petites heures de jeu (et un boss final dément), défilait déjà le générique de fin. J'ai conscience qu'avoir fini Dragon's Lair et Space Ace m'a aguerri pour jouer à ce type de jeu, mais j'avoue avoir été surpris de le finir aussi vite. Malgré ça, l'envie d'y rejouer ne manque pas pour découvrir toutes les salles et tous les chemins possibles.

brain dead13 2

Graphiquement, la compression vidéo est un peu faiblarde : ça pixellise pas mal à l'écran et ça peut piquer nos petits yeux d'aujourd'hui, un peu trop habitués au full HD. C'est dommage car l'animation est vraiment excellente : fluide, dynamique, digne des productions de Don Bluth. Le style graphique fait plus série télé que celui qui officiait dans Dragon's Lair (disons qu'il est moins disneyen) mais il reste bien délire et très inspiré.

En bon cartoon horrifique, Brain Dead 13 se déguste saignant (même s'il n'y en a pas une goutte à l'écran).

Il offre une étonnante liberté d'aller et venir dans un genre d'habitude très cloisonné et une bonne humeur permanente. De grandes qualités qui compensent largement les quelques faiblesses du jeu : à savoir une absence de difficulté et une forte pixellisation.

Note_JagNote_JagNote_JagNote_Jag

la fiche du jeu sur AtariAge : https://atariage.com/software_page.php?SoftwareLabelID=1067

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02 avril 2018

on nous ment !

Escape 2042 Jaguar box

Escape 2042 - The Truth Defenders

2017 - AtariAge (développé par Orion)

Plates-formes Infiltration

Ready Player One

Défenseur de la vérité, Shun est enfermé dans la sinistre prison Bulor 24, où se trouvent tous les opposants au régime en place. Ses compétences en informatique vont heureusement lui permettre de déjouer le système de surveillance et de se sortir de sa cellule. Débute alors la grande évasion...

2042

Système de télésurveillance hightech, gardes qui font le guêt, codes d'accès pour ouvrir les portes, Escape 2042 nous offre une véritable expérience d'infiltration sur Jaguar... Une première à saluer sur la 64-bit d'Atari.

Avant que le jeu ne nous surprenne en cours de partie. Mais chut, n'en disons pas plus...

Ambiance rétro et pixel art

1er constat : Escape 2042 bénéficie d'une réalisation soignée.

Les musiques s'avèrent bien rythmées et l'aspect retro des graphismes a un cachet indéniable. Escape 2042 rappelle les glorieux Métroïd ou Megaman sur NES, et même Flashback pour l'ambiance SF. Un visuel réussie, tout comme l'animation de notre personnage, une silhouette se faufilant gracilement entre deux soldats.

Jaguar_Escape2042 1

2ème constat : le maniement est parfait, on s'adapte à toutes les situations sans redouter de faire un mouvement ou un autre. Seule la grenade interroge sur son utilité : je ne m'en suis, par exemple, jamais servi contre les gardes durant ma partie. 

Prison Break

Labyrinthique à souhait, avec des clés à trouver, la prison nous réserve du try and retry sous haute tension. Orion arrive ici à insufler une difficulté qui manquait parfois dans ses précédentes productions, le jeu n'hésitant pas à se montrer sadique.

Le level design de chaque salle est en effet étudié pour nous obliger à rester concentré à chaque instant. Le plus marquant reste ce mini-jeu avec des codes d'accès à mémoriser, que l'on doit reproduire en quelques secondes.

screen access code

Il rythme divinement bien la partie et s'il a l'air très simple en apparence, on n'est pas loin d'avoir la petite goutte de sueur sur la tempe à chaque essai : la moindre erreur nous réduisant en un tout petit tas de cendre.

Les caméras (qu'on pourra désactiver avec des grenades) sont toutes aussi intraitables. Heureusement pour seule punition, la mort nous fera recommencer à l'entrée de la salle.

Liberté ! 

Une fois la lumière du jour retrouvée, le jeu s'ouvre à mon grand étonnement sur d'autres espaces et sur d'autres gameplays. On a droit à d'autres petits jeux : une phase (très frustrante) en vaisseau spatial où l'on est pourchassé par l'armada ennemie, et une phase (excellente) de descente en rappel le long d'une falaise vertigineuse.

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Il y a surtout des niveaux extérieurs, loin des 4 murs de la prison, se débarassant ainsi de l'aspect claustro et abandonnant peu à peu les éléments d'infiltration qu'on trouvait au départ. La dernière partie, en forêt, sur une musique zen est ainsi une pure phase d'exploration et de plates-formes. Plus de caméra et plus de porte à ouvrir, la difficulté y est même quasiment absente.

Autant l'avouer, j'ai trouvé ça curieux. Orion tenait avec sa première partie un concept parfait et cohérent qu'il aurait pu décliner encore et encore, sans risquer le hors sujet.

Jaguar_Escape2042 2

Passé la surprise, ce changement de cap m'a fortement intrigué, sans pour autant me décevoir (en dépit de la phase spatiale qui n'est vraiment pas à mon goût). Je salue au final la démarche d'Orion de tenter et de s'échapper d'un carcan pour offrir une aventure, jamais jouée, aux situations diverses.

ô Joie de goûter à l'infiltration sur Jaguar avec un platformer parfois bien sadique, et ludique, qui oblige le joueur d'être sans cesse en alerte.

Passé la case prison, le jeu réserve même quelques suprises en prenant le risque de surfer sur d'autres types de gameplay. A jouer !

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la fiche du jeu sur AtariAge : https://atariage.com/store/index.php?l=product_detail&p=1111

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12 mars 2018

ça se joue avec les pieds...

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International Sensible Soccer

1995 - Telegames (développé par Renegade)

Football

La coupe du monde des liliputiens

Des petit sprites qui courent histériquement partout sur la pelouse... Une balle, telle une savonette, qui rebondit dans tous les sens... Dans la lignée d'un Kick Off, voici Sensible Soccer, un classique du genre, qui fit les beaux jours des fouteux sur Amiga et Atari ST.

International Sensible Soccer - Screenshot

Sur Jaguar, Sensible Soccer tente donc, par l'entremise de Telegames, de s'imposer comme la référence absolue du jeu de foot. A la vue des options et du nombre d'équipes disponnibles, on n'est pas loin de se l'imaginer avant d'y jouer.

JPP et Canto en mode 8-bit

Hélas, une fois la cartouche enfournée, la 64-bit d'Atari se transforme en une inoffensive console 8-bit, tel un fauve se métamorphosant en un tout petit chaton les nuits de pleine lune. Les graphismes sont juste dignes de la Master System, avec une pelouse toute verte (plus ou moins verte suivant les lattitudes où l'on joue, voire recouverte de neige) et des petits sprites, certes mignons, mais très peu détaillés.

C'est dire : les menus d'option me semblent plus travaillés que le jeu lui-même !

International Sensible Soccer - Screenshot

L'intérêt est ailleurs, me direz-vous... Or, en plus d'être totalement indigne techniquement pour le support, Sensible Soccer n'arrive même pas (ce n'est que mon avis) à être aimable coté jeu.

la légende du baby-foot fou

Même en mode novice, la difficulté est redoutable. Les matchs sont hasardeux et tout va trop vite pour moi.

J'ai cette affreuse sensation de ne rien pouvoir contrôler. La ballon ne colle pas aux pieds. Et le CPU récupère la balle avec une facilité déconcertante, en étant le plus souvent derrière nous (ce qui est totalement aberrant). Les matchs ont des allures de parties sur un baby foot fou, avec une balle sans cesse dans les airs et où l'adversaire ferait roulette sur roulette. 

international_sensible_soccer_telegames

Si j'ai trouvé une astuce pour pouvoir marquer (bourriner le bouton de tir par exemple) et que j'ai fini par vaincre l'adversaire (notamment un 2-1 contre le Brésil, qui restera certainement dans les annales), je cherche encore où se trouve le plaisir dans cette cartouche.

Je me dis qu'il suffirait d'y jouer avec un camarade pour retrouver le sourire. Avec le mode 2 joueurs, au moins, on est d'accord, tout le monde se trouve sur un pied d'égalité. Je suis persuadé que dans ce cas, Sensible Soccer peut être très amusant.

Des volontaires ? 

Non, je n'aime pas International Sensible Soccer, un jeu très frustrant et honteux pour le support. 

Sachez que si je n'apprécie pas le jeu, je ne veux pas non plus vous en dégoûter. Je sais qu'il est apprécié par toute une communauté de fans qui ont su dompter cette jouabilité si particulière (le ballon ne "colle" pas aux pieds) et cette action rapide digne d'un baby foot fou. 

Note_JagNote_Jag

la fiche du jeu sur AtariAge : https://atariage.com/software_page.php?SoftwareID=2559

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