05 septembre 2018

Junk Food 2000

box fast food 64

Fast Food 64

2017 - Wave 1 Games 

Attrape nigaud

Burger Time

Curieux jeu d'arcade du début des années 80 que voilà, Fast Food premier du nom nous permettait d'incarner une bouche suave, marquée par le rouge à lèvre, et de gober de la junk food sans fin : hamburgers, hot dog, glace, frites, pizza, soda... Une véritable orgie de bouffe décomplexée (et calorique) pour du scoring débridé et très amusant.

Fast Food 64 title

Près de 40 ans plus tard, Jeffrey Johnson de Wave 1 Games a décidé de re-mettre au goût du jour cette recette bien grasse, à la sauce mayo-ketchup 64-bit. 

Alors ce jeu fait maison sur Jaguar et sur Jaguar CD, c'est gourmand ou c'est daubé ?

You're getting Fatter

A la carte, plusieurs modes de jeu (sur fond de techno) :

-Le premier est une refonte graphique du jeu original. Le principe ne change pas : l'écran défile et notre bouche avale les aliments à haute teneur en graisse pour faire monter le score. Au bout de 6 cornichons violets, c'est l'indigestion, la partie est finie. Le fond est psychédélique, la bouffe en mode gifs animés fait plutôt envie (miam, ces parts de pizza). La vitesse rend la partie difficile et c'est plutôt fun.

-Le deuxième mode de jeu est un mode 2 joueurs. Il s'agit d'un duel entre la fameuse bouche et un dentier hilarant. Hélas, les collisions des sprites sont entièrement à revoir, bien trop large à mon goût. On avale des trucs sans le vouloir.

Fast Food 64 2

-Le troisième mode vous met dans la peau du dentier, lequel doit avaler des burgers, tout en évitant des colonnes de légumes. C'est une variante originale du jeu, drôle et bien faite.

-Le quatrième mode est le jeu d'antan paru en 1982 sur Atari 2600. Les graphismes sont d'époques avec cette bouche violette bien creepy... Et ma foi, le résultat est propre. On reconnait bien ce qu'on mange, l'animation est plus que correcte. Seule différence avec le jeu original, la nouriture, ici, abonde en masse.

-Le cinquième et dernier nous met face aux aliments en vue subjective, avec du bon gros zoom de sprites ("énorme hot-dog dans la ligne de mire !") dans une simili 3D plutôt réussie au premier coup d'oeil.

Fast food 3

Malheureusement, c'est rapidement injouable car des fois, rien ne se passe alors qu'on cible correctement un aliment... Ou alors, on gobe un cornichon violet censé être derrière les victuailles au premier plan. A la joute, ça devient vite sans intérêt, même si je reconnais que l'idée en soi était géniale.

Burp !

Le concept est, avouons-le, plutôt sympa. Mais le jeu a un défaut, un GROS défaut pour un jeu de scoring (et cela vaut pour tous les modes de jeu) : il n'y a pas de tableau des scores pour enregistrer ses records. C'est idiot mais une fois la console éteinte, rien ne nous oblige à y retourner.

Fast food 64 0

Ensuite, le jeu, au choix, buggue ou se crashe. Il y a des glitchs graphiques qui s'accumulent, persistent et contaminent tout... jusqu'à pourrir l'écran titre du jeu ! Une partie au hasard et d'autre bugs fous apparaissent : des clignotements, des game over passés la première seconde à jouer, la bande de score qui devient illisible ou la manette qui ne répond plus. Je n'ai jamais vu autant de bugs dans un jeu ! Et je ne parle même pas des bruitages qui disparaissent ou du son qui crachouille. Apparement, ce ne sont pas des défauts liés au CD que je posséde mais bien un manque de finition en général.

C'est dommage et c'est embarassant, même pour de l'homebrew, car il y a une sorte de "je-m'en-foutisme" très désagréable qui plane sur le jeu. C'est d'autant plus désagréable que le design et le packaging sont soignés et qu'il y avait matière à faire, avec un tel fond de pâte. 

En bonne blague potache, Fast Food 64 a le mérite de faire sourire : quelques modes de jeu rigolos avec de bons burgers (donuts, pizzas, tacos...) à dévorer.

Hélas, l'indigestion arrive bien trop vite : au bout de 10 minutes de jeu, on gobe bug sur bug. Lesquels nous empêchent de jouer et nous obligent à éteindre la console, l'estomac noué... TROP DE BUGS !

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le site de Wave 1 Games : http://www.wave1games.net/

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08 juin 2018

Non loin de la vallée de Gwangi...

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Primal Rage

1995 - Time Warner Interactive (développé par Probe)

Baston

Qui l'emportera ? Le King Kong de Bornéo ou le T-Rex de Mexico ?

Comme jeu de baston, Primal Rage est dans la droite lignée des Mortal Kombat avec beaucoup de sang et plein de fatalités bien gores. Sauf que cette fois-ci, point de ninja ou de culturiste à se mettre sous la dent mais de gros dinosaures. De gros dinos qui se chamaillent devant des petits humains en délire...

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Pour qui s'inquiéterait de voir des bonshommes au beau milieu des dinosaures, sachez que le jeu se déroule non pas pendant la préhistoire (même fantasmée) mais dans un futur post-apocalyptique où après la chute d'un météore (amenant avec lui ces grosses bestioles), la civilisation humaine a disparu. Les quelques survivants, en pagne ou en bikini, vénérent désormais ces nouveaux venus comme des dieux. 

A écailles ou à poils, ces dieux ont donc décidé d'en découdre une fois pour toute pour savoir qui régnera en maître sur cette planète...

Au sol, Raquel Welch tient les paris... 

Comme bébètes, on a droit à Sauron et à Diablo, 2 gros et gouleyants T-Rex (ce sont un peu les Ken et Ryu de Primal Rage). Ensuite il y a Blizzard et Chaos, 2 gros gorilles (des cousins certainement à King Kong), Talon, un raptor agile aux griffes acérées, Armadon, un puissant tricératops avec une queue qu'il utilise comme un marteau et enfin Vertigo, un dilophosaure au long cou qui crache du venin.

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Au final, on a droit à un total de 7 personnages, dont 2 paires avec les mêmes skins. Ce qui est peu. Néanmoins, on ne fait pas le tour du jeu en un quart d'heure. Maîtriser sa bestiole demande de l'entraînement. L'équilibrage du roster étant plutôt bien fait, chaque bestiole a des arguments suffisants pour être préférée aux autres...

King of the Monsters

La variété passe essentiellement par les nombreux coups spéciaux dont on dispose : projectiles, téléportation, défense de zone, étourdissement. Ils sont difficiles à sortir car ils demandent qu'on appuie, en plus des directions, sur plusieurs boutons en même temps : 2 au minimum voire 3. Ça ne pose pas de problème, à priori, sur une manette Pro-Controller à 6 boutons. Avec la manette classique, en revanche, la jouabilité est mise à rude épreuve : on jouera avec A, B, C et option pour les coups forts et les coups faibles.

primal_rage 3

Difficile dans ces conditions de n'utiliser que le pouce sur le coté droit de la manette. Il faudra jouer comme sur une borne d'arcade et se servir de tous les doigts de sa menotte pour pianoter les touches (à la manière d'un forcené). 

One Million Years B.C

Heureusement, la difficulté est totalement paramétrable pour éviter de péter un cable et on peut prendre son temps pour s'habituer aux commandes. Une fois sa bestiole maîtrisée, Primal Rage s'apprécie comme un bon jeu de baston : animé et nerveux. Si je devais le comparer aux autres cadors de la baston sur Jaguar, il se situerai juste derrière Ultra Vortek et loin devant Kasumi Ninja

Les dinos sont des sculptures en pâte à modeler, photographiées puis digitalisées à l'écran. Pour les animer, on a utilisé cette bonne vieille technique du stop-motion, de l'animation image par image comme au bon vieux temps de Ray Harryhausen et des films de dinosaures des années 50 (comme One Million Years BC entre autres). Le résultat, en plus d'être un clin d'oeil appuyé à ces vieux films, est je trouve assez réussi. C'est tout à la fois désuet, charmant et plutôt fluide.

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Graphiquement, le jeu (qui est sorti sur quasiment tous les supports existants de l'époque) se rapproche de la qualité arcade, en étant largement plus belle que les versions 16-bit et un cran au-dessus par rapport à la version 32X. On pourrait comparer cette version à celle parue sur 3DO. De bonne taille, les dinos sont cependant moins gros que ceux qui peuplent les versions Saturn et Playstation (ce qui est bien rageant !). 

Le Jaguar CD accueille des gros dinos playdos pour un bon jeu de baston, bien arcade et bien gore (quoiqu'un peu cher).

La manette classique n'est pas ce qu'il y a de plus adaptée pour y jouer. Préférez, si vous l'avez, le pad Pro Controller à 6 boutons (lui aussi un peu cher). Si vous ne l'avez pas, il faudra s'entrainer un peu plus, avant d'apprécier à sa juste valeur ces duels préhistoriques (du futur^^). 

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la fiche du jeu sur AtariAge : http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareLabelID=1104

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05 juin 2018

Full set Jaguar CD !

Primal Rage obtenu dans la rage et la douleur, j'ai désormais la totalité des jeux officiels sortis sur Jaguar CD. Je n'ai pas toutes les grandes boîtes mais ça me va parfaitement... Pour l'instant ^^.

Full set Jaguar Cd

 

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17 mai 2018

Bad Taste 12

braindead box

Brain Dead 13

1996 - Ready Soft

Dessin animé interactif

Doctor X will build a creature

Modeste réparateur informatique, Lance s'est déplacé jusque dans un lugubre chateau pour réparer le super ordinateur du maître des lieux, le terrible Dr Nero Neurosis (un cerveau dans un bocal), sans se douter une seconde que les portes allaient se refermer derrière lui. 

BrainDead13

Le majordome Fritz, le bras armé du Dr, va se lancer à la poursuite du jeune réparateur devenu malgré lui le témoin gênant des plans diaboliques que fomente l'encéphale. Cette course poursuite sera le parfait prétexte pour traverser un labyrinthe de salles hantées par les créatures de la nuit... 

Ready Soft, qui a converti sur les consoles de salon les grands succès d'arcade signés Don Bluth, se lance dans le grand bain en éditant cette production originale. Après l'Héroïc Fantasy de Dragon's Lair et le Space Opera de Space Ace, place à l'ambiance comico-horrifique avec un château hanté, des chauves-souris et des créatures gothiques remises au goût du délire.

Lance vs. Evil Dead

Brain Dead 13 se présente donc comme un dessin animé interactif où il faudra choisir la bonne action au bon moment, c'est à dire appuyer sur le bon bouton à la seconde près pour déclencher la séquence suivante. Si bien sûr, on fait la moindre erreur, c'est la mort assurée... Et des erreurs dans pareil jeu, croyez-moi, on va en faire à la pelle !  

BrainDead13 1

Heureusement, les morts sont toutes tordantes, avec des effets bien cradingues ! Le héros subira en effet toutes les mutilations et tortures possibles : étouffé, incendié ou électrifié pour les morts les plus classiques, fondu à l'acide, lacéré, scalpé, démembré, décapité, tranché en fines lamelles pour les suivantes... La liste des morts est bien plus longue que dans Dragon's Lair et ne se répète quasiment jamais.

Le plus amusant dans cette histoire est qu'il n'y a pas une seule goutte de sang, ce qui crée un décalage parfois troublant entre "horreur" et "cartoon". Car assurément, si le sang avait été présent, le jeu aurait officiellement été intronisé comme le plus gore du monde !

Les Contes de la Crypte

La grande originalité de Brain Dead 13, brisant la linéarité induite par les films interactifs, est qu'on peut parcourir librement les salles du château par le biais de nombreux couloirs et escaliers.

Comme chaque rencontre est l'occasion d'une grande poilade, on prendra beaucoup de plaisir à se perdre dans les tréfonds du château. Entre autres pièges et petites bébêtes, on croisera ainsi un gros Frankenstein quaterback ou bien une belle Elvira (nommée Vivi), esthéticienne, dans des saynètes cartoons bien marrantes. 

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Conscients que Dragon's Lair pouvait décourager le joueur lambda avec sa difficulté hardcore, les programmeurs ont fait l'effort de rendre le jeu accessible à tous, en ouvrant toutes les vannes possibles. On a droit aux vies infinies, à la possibilité de sauvegarder à tout moment (sauvegarde qui disparaît néanmoins si l'on éteint la console) et au checkpoint dès qu'on termine une salle. Des sons distincts nous permettent également de savoir quand on a bien réussi l'action, ce qui facilite grandement le jeu.

Au final, quand bien même le jeu me paraissait labyrinthique -et donc retors au départ- , il est nettement plus facile que les références dont il s'inspire. D'autant plus facile qu'il n'est pas nécessaire de faire toutes les salles, il y a des raccourcis à prendre et plusieurs chemins possibles pour terminer le jeu.

Ectoplasmes et compagnie...

Après 3 petites heures de jeu (et un boss final dément), défilait déjà le générique de fin. J'ai conscience qu'avoir fini Dragon's Lair et Space Ace m'a aguerri pour jouer à ce type de jeu, mais j'avoue avoir été surpris de le finir aussi vite. Malgré ça, l'envie d'y rejouer ne manque pas pour découvrir toutes les salles et tous les chemins possibles.

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Graphiquement, la compression vidéo est un peu faiblarde : ça pixellise pas mal à l'écran et ça peut piquer nos petits yeux d'aujourd'hui, un peu trop habitués au full HD. C'est dommage car l'animation est vraiment excellente : fluide, dynamique, digne des productions de Don Bluth. Le style graphique fait plus série télé que celui qui officiait dans Dragon's Lair (disons qu'il est moins disneyen) mais il reste bien délire et très inspiré.

En bon cartoon horrifique, Brain Dead 13 se déguste saignant (même s'il n'y en a pas une goutte à l'écran).

Il offre une étonnante liberté d'aller et venir dans un genre d'habitude très cloisonné et une bonne humeur permanente. De grandes qualités qui compensent largement les quelques faiblesses du jeu : à savoir une absence de difficulté et une forte pixellisation.

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la fiche du jeu sur AtariAge : https://atariage.com/software_page.php?SoftwareLabelID=1067

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11 septembre 2017

Dans le repaire de Smaug...

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Dragon's Lair

1995 - ReadySoft

Dessin animé interactif

Ciné magique

Pour libérer sa jolie princesse Daphné des griffes d'un ténébreux dragon, Dirk, un téméraire soldat de la garde, va devoir se perdre dans un sinistre château et passer par une enfilade de salles bourrées de monstres et de pièges... Là, débute les ennuis...

S'il ne brille pas par son histoire, Dragon's Lair a surtout marqué la grande Histoire du jeu vidéo en étant le tout premier dessin animé interactif !

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Avec une pointure de l'animation comme Don Bluth aux commandes (ancien de chez Disney, réalisateur de Fievel et le Nouveau Monde ou d'Anastasia), le jeu d'arcade qui date de 1983 (!) est particulièrement impressionnant pour sa réalisation. On se tient devant un véritable dessin animé, quelque part entre un Disney classieux et un Tex Avery déjanté.

Alors bien entendu, l'interactivité est limité, on n'est pas libre de nos mouvements, tout est scripté. Il s'agit bien d'un film et les séquences d'animation se débloqueront en appuyant sur le bon bouton.

Un D.A dont Vous êtes le Héros

Le jeu a le grand mérite d'être clair dans ses intentions : vous allez mourir jusqu'à plus soif, et ce dans la joie et la bonne humeur. On sent d'ailleurs que les animateurs, bien sadiques, se sont fait plaisir à ce niveau là. Avec sa dégaine un peu gauche de grand duduche, Dirk est le parfait cobaye pour expérimenter toutes les morts cartoons du jeu : se faire cramer, bouffer, étouffer, liquéfier, empaler etc... 

Pour éviter ça, il faudra donc choisir et enchaîner les bonnes actions au bon moment. Et cela se joue parfois à la fraction de seconde près ! 

Dragon s lair 4

On touche là à un point qui peut fâcher le joueur manquant de patience. D'autant qu'il y a certains passages sur lesquels on peut légitimement s'arracher les cheveux, car il est parfois difficile de savoir à quel moment précis enclencher l'action, voire même quelle action il faut faire, faute d'indice.

Dans la Salle des Tortures 

J'ai longtemps considéré ce genre de jeu, et ce jeu en particulier, comme une torture. Une fois les 5 vies passées, j'avais le sentiment qu'il fallait tout recommencer depuis le début, quelque soit son avancée dans le château (ce qui est faux). J'avais rapidement lâché l'affaire. Découragé.

Dragon s lair 1

Or il y a bien des checkpoint toutes les 6 salles environ, et les continues sont infinis. Le jeu est aussi très court, donc si on progresse sur une série de salles, on se rapproche à grands pas de la fin. Le jeu est bien moins punitif qu'il en a l'air, si tout simplement, on accepte son challenge et le fait de mourir cent fois pour faire un pas.

DragonsLair 2

Ayant compris le "truc" (appuyer sur un seul bouton à la fois, temporiser, bourriner ou laisser appuyer sur le même bouton sur certaines séquences) depuis que j'ai terminé Space Ace, l'autre dessin animé interactif de Don Bluth, mes aprioris se sont tous envolés. La progression dans ces salles bourrées de pièges a quelque chose de très amusant et de très addictif.

J'ai fini le jeu, avec grande joie, après avoir été un temps bloqué à la séquence du damier psychédélique (sur Jaguar CD, c'est la 28ème salle sur les 30 que compte le château) avec des grosses billes de couleurs qui nous roulent dessus. Ce passage, que je nomme "Marble Madness", exige du pur timing... 

"Drink Me"

Cultissime jeu d'arcade ayant intronisé le genre du DA interactif, Dragon's Lair est un véritable classique et il s'apprécie comme tel, comme un excellent vin racé. Le jeu accumule des moments de bravoure dans une ravissante ambiance Héroïc Fantasy, proche de celle que l'on retrouvera trois ans plus tard dans Taram et le Chaudron Magique des studio Disney.

Il y a un grand soin apporté aux décors, susceptibles de s'écrouler à tout moment, et au design des créatures rencontrées, tantôt comiques, tantôt sérieuses. Ces dernières comme le Chevalier Noir inspirent souvent la crainte et le respect. Toute cinématographique, la mise en scène est enlevée et beaucoup de détails humoristiques viennent la ponctuer comme le fameux "Drink Me".

dragon's lair 2

Cette conversion sur Jaguar CD pixellise un peu, surtout en comparaison de la borne d'arcade ou de celle qui tourne sur Cd-I, mais la qualité de la vidéo en plein écran reste très honorable pour l'époque. A noter qu'il n'y a pas de salles aléatoires comme dans l'original, ce qui amoindrit la difficulté. Seul le sens de l'image change parfois, pour mettre à mal nos petites habitudes. 

Soyez-en averti, les débuts sont très difficiles, et le découragement n'est jamais bien loin. Il faut juste comprendre la mécanique du jeu, prendre le coup.

Une fois passé ce cap, le plaisir de progresser dans ce château infernal est total ! Dragon's Lair est un "Die and Retry" amusant et classieux, avec une réalisation digne de son support.

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la fiche du jeu sur AtariAge : http://atariage.com/software_page.php?SoftwareLabelID=1081

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14 mai 2017

Dirk, perdu dans l'espace

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Space Ace

1996 - ReadySoft

Dessin animé interactif 

Borf Contre Attaque

Avec Dragon's Lair paru sur borne d'arcade en 1983, un ancien animateur des studios Disney nommé Don Bluth créa un tout nouveau genre de jeux vidéo : le dessin animé interactif.

On y incarnait un chevalier téméraire pérégrinant dans un château bourré de pièges. Il fallait choisir la bonne action à la seconde près, sous peine de morts affreuses et irrésistiblement cartoons. Malgré sa difficulté démente, le jeu fit sensation (il dénotait franchement à coté des autres jeux de l'époque qui ne proposait que quelques pixels sur fond noir) et fit un véritable carton, ce qui encouragea l'équipe de Don Bluth a signer l'année suivante un autre jeu sur le même principe. 

Space Ace

Space Ace vit ainsi le jour. On retrouve la même veine comique qui animait Dragon's Lair mais cette fois-ci tout ce passe dans l'espace dans une ambiance de Space Opera proche de Star Wars. Pour le pitch, notre tendre Kimberley vient de se faire enlever par des extra-terrestres. Sous les traits d'un ado, pouvant se transformer sous l'effet d'un rayon en beau gosse musclé à la mâchoire carrée, à nous de jouer les héros et de triompher des E.T pour la sauver.

GET ME OUT OF HERE !

Avec l'avennement des consoles à Cd dans nos foyers au milieu des années 90, l'éditeur Readysoft s'est appliqué à adapter les 2 jeux de Don Bluth, et même une production maison nommée Brain Dead 13, devenant ainsi les spécialistes du genre. Pour ne parler que de Space Ace, la conversion sur Jaguar Cd est honnête mais la résolution n'est pas optimale. C'est pixellisé, alors moins que sur Mega Cd mais bien plus que sur Cd-i dont la version s'apparente en comparaison à un "arcade perfect". Au niveau de la bande son, c'est pas mal, la musique est déjantée mais les bruitages manquent de péter aux oreilles, le son étant un peu voilé

Space Ace 1

Passé ces constats, l'aura disneyenne est bien là, le style graphique de Don Bluth partagé entre Tex Avery et Disney est génial et les animations aux amphètes sont toujours aussi remarquables, d'autant plus que le rythme des séquences est particulièrement soutenu. Sur Space Ace, un cap a même été franchi depuis Dragon's Lair. Ici ça s'enchaîne non stop, sans aucun temps mort...

Du die and retry... and die

Que ce soit sur une base orbitale ou dans l'espace, ç'en est même exagéré : action totale à fond les ballons, montage pétaradant et un piège toute les secondes ! Les détracteurs du jeu ont d'ailleurs beaucoup reproché ce coté épileptique à Space Ace, l'action peu lisible au premier coup d'oeil accroissant de manière exponentielle la difficulté.  

Or -et c'est un joueur allergique à la base à ce genre qui parle- il est possible de progresser dans cette suite de QTE hardcore sans rager, s'arracher les cheveux et jeter console et télé du 9ème étage.

Space_Ace_3

Les commandes sont très simples : haut, bas, gauche, droite pour les directions à prendre et tir pour blaster les ennemis. L'erreur qu'on commet (et que j'ai commise) au début, et fait qu'on se décourage très vite, est d'appuyer sur plusieurs boutons en même temps ou de les enchaîner trop rapidement. Or pour progresser,  il faut juste appuyer sur un seul bouton pour que la séquence suivante s'enclenche, pas deux boutons, pas trois, un seul. Alors des fois il faut les enchaîner et des fois il faut temporiser. Des éléments du décor clignotent et donnent de précieux indices sur la voie à prendre. Lorsque qu'on a compris quelles actions faire à la chaîne, ça devient nettement plus simple, d'autant qu'on peut souvent anticiper les actions.

C'est un coup à prendre et même si pour le commun des mortels, ça reste du "Die and Retry" intense et intensif, je trouve que Space Ace est bien moins dur ou stressant qu'il n'y paraît. Même une fois les 5 vies passées, le continue nous ramènera au niveau précédent la dernière étape qu'on a débloqué, ce qui est assez peu punitif.

"Energize", le Rayon des Champions

L'autre bon point est qu'on a la possibilité de prendre différents chemins pour arriver au bout d'une séquence, si on active ou non le rayon "ENERGIZE". Ce rayon nous transforme alors en Héro Badass pour des séquences d'action démente, plus que mouvementées (et pas forcément plus simples). Le plaisir est vraiment de découvrir tous les passages possibles, et notamment les raccourcis qui permettent de ne pas se prendre la tête (surtout si d'aventure on veut reprendre tout depuis le début). 

Au final, j'avoue m'être pris au challenge du jeu, oubliant mes à-prioris très négatifs sur le genre, j'avoue que progresser même d'une demi-seconde procure du plaisir. J'ai aussi eu la chance d'y jouer à deux, à tour de rôle, et c'est assez stimulant voire bien plus marrant que tout seul. 

SpaceAce2

La question est pourquoi je ne me suis pas frotté du coup au mythique et séminal Dragon's Lair sur Jaguar Cd ? J'ai découvert en fait que Dragon's Lair est le seul jeu Jaguar a ne pas fonctionner sur ma bonne vieille Jaguar PAL bridée à 50 hz. Il faut impérativement une console américaine ou bien bricoler sa Jaguar pour la débrider (ce que j'ai fini par faire), et passer en mode 60 hz. Sinon, le jeu se lance quelques minutes et se bloque avec un message d'erreur d'une injustice totale. Space Ace ne souffre pas de cette tare et marche à merveille.

En conclusion, Space Ace est un dessin animé interactif dopé au amphétes, allant au rythme d'un grand huit garni de loopings, et met la barre haute en termes de pièges en pagaille.

Ce "Die and Retry" désarçonne et puis petit à petit, le charme du jeu, bourré d'humour, agit. La progression seconde après seconde procure même beaucoup de plaisir. Un conseil : n'hésitez pas à y jouer avec un camarade (ou une camarade), c'est stimulant et très amusant.  

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29 janvier 2017

"Hover" the Top !

HS Unconquered Lands

Hover Strike - Unconquered Lands

1995 - Atari

Shoot 3D

Add-on de Luxe

Sur une lointaine colonie spatiale, les Terrakians ont la fâcheuse habitude de se servir des humains comme chaire à pâté pour leurs sordides industries.

A nous, à bord de notre tank, de nous infiltrer en zone ennemie pour stopper ces atrocités et libérer une fois pour toute la planète...

HS UL screen Title

Hover Strike était un shoot paru initialement en version cartouche et proposait des environnements en 3d mappée, des textures détaillées qu'on n'avait pas forcément l'habitude de voir sur le support.

Sur Jaguar Cd, cet "Unconquered Lands" peut être considéré comme une version améliorée du jeu de base. Or pendant très longtemps, je ne voyais pas l'intérêt de posséder deux jeux similaires, d'autant que le premier nous proposait les commandes d'un tank peu maniable. C'était une erreur, car sans être exactement une suite (l'histoire est la même), l'expérience de jeu est totalement renouvelée.

Nouveau modèle de Tank

Fini de batailler pour contrôler son engin, le tank ne glisse plus dans tous les sens et répond désormais au doigt et à l’œil.

En étant simplifiées, les commandes sont nettement plus agréables. Il n'y a plus de bouton de frein, il suffira de lâcher le bouton d'accélération pour que notre engin de mort s'arrête net. Tout simplement. Fini également les chocs contre les murs qui occasionnaient dans le premier jeu de gros dégâts et qui, étaient trop souvent, responsables de notre perte dans les passages étroits.

HoverCD

Hover Strike - Unconquered Lands est un jeu maniable et mine de rien, ça change tout : plus de prise de tête possible, on se concentre sur nos objectifs et sur la recherche d'items, on se recentre sur le jeu et ses qualités deviennent évidentes.

De nouvelles terres à conquérir !

Là où Cybermorph nous proposait un subtil mélange d'exploration et de shoot, avec une pincée de stratégie pour aborder des ennemis aux comportements variés, Hover Strike s'avère être un shoot 3d bourrin et nerveux, rendu délicat par le nombre conséquents d'ennemis et des zones au relief tourmenté.

A moins d'être un killer, nettoyer les zones consciencieusement n'est, à mon avis, pas la meilleure tactique pour survivre. Libre à vous de faire comme bon vous semble, mais je préfère pour ma part foncer tête basse vers les objectifs, en abattant les ennemis les plus dangereux le plus rapidement possible. Avant de fuir les lieux au pas de course. On pourra trouver le principe des cibles à anéantir répétitif mais les niveaux aux environnements variés s'enchaînent sans déplaisir.

HoverStrikeCD

Bien sûr pour motiver le sous-titre "Unconquered Lands", le jeu nous offre en plus des niveaux d'origine (désert, glace, nuit, urbain, volcanique et eau), dix niveaux inédits dans deux nouveaux environnements.

Les niveaux dans la base ennemie, avec ses constructions monumentales, sombres et metalliques, apportent la touche oppressante qui manquait au jeu. Tandis que la zone "organique" étonne en étant bien glauque. Son sol rouge sang semble respirer sous le passage de notre engin et quelques ennemies enfouies réserve quelques surprises.

Mieux, c'est mieux

CD oblige, Unconquered Lands nous gratifie de belles cinématiques et d'une musique de bien meilleure qualité. Sur ce point, ce n'est pas juste une relecture du thème martial de la version d'origine, mais bien une nouvelle bande-son plus mélodieuse et plus immersive.

hover-strike-unconquered-lands

On a également droit, ce qui n'est pas négligeable, à des textures plus fines et plus détaillées. Cela améliore grandement la lecture du jeu. Dans les zones nocturnes, peu lisibles sur cartouche, ç'en est même flagrand... 

Oui, j'ai longtemps cru que ce Unconquered Lands était une simple redite de la version cartouche avec des améliorations liées au support CD.

Or à ma grande surprise, Unconquered Lands éclipse la première tentative en étant plus maniable. Le jeu s'avère au final être un solide shoot 3D mâtiné d'exploration, le genre prenant et immersif sur Jaguar CD.

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la fiche du jeu sur AtariAge : https://atariage.com/software_page.php?SoftwareLabelID=1088

 

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22 mai 2016

Culture JV n°15 - Les jeux Jaguar CD

Quatrième et avant dernière vidéo de Soldat GG sur la Jaguar d'Atari. Ici, il parle des jeux sortis sur le Jaguar Cd, avec une grosse partie sur les jeux d'Orion ;)

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Je profite de ce post pour montrer des photos de la Jaguar (prises par ma femme) que nous avons proposée à Soldat GG pour illustrer ses vidéos. On en retrouve certaines dans les Cultures JV, en voici quelques unes.

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10 mai 2016

Roulez des mécaniques !

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World Tour Racing

1997 - Telegames (développé par Teque)

Course 3D

En Pole Position sur la ligne de départ...

La Formule 1 et la Jaguar... C'est une bien triste histoire... Beaucoup ont le douloureux souvenir de Checkered Flag en tête. Même si j'avais apprécié ce clone de Virtua Racing qui était parvenu à m'amuser, le jeu de Rebellion s'était fait étriller partout ailleurs à cause de sa jouabilité délicate (désastreuse diront certains) et de cette animation terriblement saccadée.

Tardivement mais vaillamment (en 1997 !), Telegames a décidé de laver l'affront fait aux amateurs de ce sport mécanique en éditant World Tour Racing sur Jaguar Cd.  

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Et dès la scène d'intro en images de synthèse, le ton est donné. Le Jaguar Cd explose les enceintes et la 3d est omniprésente dans des séquences très réussies. World Tour Racing a pour ambition de nous plonger au coeur de courses endiablées. Pari tenu ? 

Chekered Flag, le retour ?

Nous avons donc droit à une pure simulation de Formule 1 avec trois modes de jeu complets : arcade (sans l'habituel timer, mais en misant sur notre position dans le classement, course après course), la course simple avec beaucoup d'options et un mode championnat assez costaud en terme de contenu. On pourra bien entendu personnaliser son véhicule en faisant un petit tour au garage et même convier un ami pour des duels sans merci sur l'asphalte.

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Le jeu n'a pas la licence F1, donc pas de Schumacher, pas de Jean Alesi, pas de Benetton Renault, de Williams ou de Ferrari. Mais les circuits reprennent fidèlement les tracés des courses sur lesquels régnaient en maîtres les rois de la F1. Sans jamais les nommer, en dehors du pays visité. Les connaisseurs reconnaîtront Magny Cours, Suzuka, Estoril, Imola etc... On aura également droit au spectaculaire et mythique circuit de Monaco se déroulant dans les rues étroites de la Principauté.

En 3d Mappée autour du monde

Le championnat avec ces 16 courses internationales est bien sympathique. D'autant que la 3d est texturée et colorée. Les éléments au bord de la piste sont nombreux et s'avèrent assez variés d'une course à l'autre. Bien sûr, on trouvera toujours une course qui ressemblera à telle autre (un circuit de F1 à la télé ressemble souvent à un autre circuit de F1), mais il y a un effort de fait pour personnaliser les lieux.

Pour un support qui n'a jamais eu trop l'occasion de briller en matière de 3d, ce jeu a de l'allure. Il reste néanmoins très pixellisé, surtout pour nos petits yeux d'aujourd'hui, un peu trop habitués à la HD.

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Le point faible du jeu selon moi réside dans l'animation. Elle manque de fluidité avec un taux de rafraichissement de l'image un peu faiblard. Mais heureusement, il reste constant, c'est la grande différence avec Checkered Flag.

Le jeu n'est pas non plus une bombe en terme de rapidité. Subsistent quelques heureux picotements lorsqu'on est pied au plancher dans les longues lignes droites.

Tout n'est qu'une question de point de vue

Le jeu propose 3 vues. La vue à la première personne, dans le cockpit, offre une pincée de réalisme, et peut être choisi sans mal par défaut. Je vous invite à fuir comme la peste la vue la plus éloignée du bolide qui me paraît beaucoup trop proche du sol, ne laissant (étant très très très éloignée) que peu de temps pour apprécier les virages.

Question de goût, mais pas que, j'opte systématiquement pour celle intermédiaire, derrière la F1, qui offre le compromis parfait entre sensation et contrôle. 

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Mieux encore, avec cette vue, la caméra n'est pas statique. Elle reste tout le long dynamique en poursuivant notre véhicule en fonction du tracé de la course ou de vos accélérations. Pour une fois (et je crois bien que c'est la seule fois dans ma vie de gamer), cette tentative de dynamiser l'action avec la caméra, sans perdre une once de contrôle, est une totale réussite. Dans les lignes droites, la caméra prend ses distances, laissant notre bolide partir comme une fusée. Puis à l'arrivée des virages, elle se rapproche, s'élève ou prend un certain angle qui nous permet de bien voir le virage. Lors de mes premières parties, j'ai eu ce sentiment tenace et très agréable d'avoir la direction assistée ! 

On sent vraiment que les développeurs se sont creusés la tête pour parfaire les contrôles. Et ça, c'est déjà une avancée de taille par rapport au titre de Rebellion.

Malgré une animation manquant de fluidité et une forte pixellisation, World Tour Racing s'avère être une bonne simulation de F1 avec un contenu garni (16 courses et des cinématiques partout).

Le principal atout de WTR, s'il ne fallait en citer qu'un, c'est cette vue intermédiaire avec une caméra dynamique qui suit à la perfection notre bolide, nous aidant même jusque dans notre conduite.

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la fiche du jeu sur AtariAge : http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareLabelID=1118

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23 février 2016

Race In Space

Gem Race Screen Title

Après le détonnant et mémorable Tube (2012), DrTypo vient de présenter Gem Race sur le forum d'Atari Age, un tout nouveau jeu pour le Jaguar Cd. Il s'agit d'une course futuriste où l'on doit collecter des pierres précieuses à grande vitesse sur des routes extra-terrestres.

C'est fluide, c'est rapide et c'est très agréable.

Gem Race 1

Gem Race in Space

Tous les fichiers à convertir pour y jouer sont à télécharger ici http://atariage.com/forums/topic/249062-gemrace/ 

Après quelques bidouilles, le jeu marche sur émulateur ou sur Jaguar Cd en gravant le fichier.

 

Posté par le barbu à 03:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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