02 avril 2018

on nous ment !

Escape 2042 Jaguar box

Escape 2042 - The Truth Defenders

2017 - AtariAge (développé par Orion)

Plates-formes / Infiltration

Ready Player One

Défenseur de la vérité, Shun est enfermé dans la sinistre prison Bulor 24, où se trouvent tous les opposants au régime en place. Ses compétences en informatique vont heureusement lui permettre de déjouer le système de surveillance et de se sortir de sa cellule. Débute alors la grande évasion...

2042

Système de télésurveillance hightech, gardes qui font le guêt, codes d'accès pour ouvrir les portes, Escape 2042 nous offre une véritable expérience d'infiltration sur Jaguar... Une première à saluer sur la 64-bit d'Atari.

Avant que le jeu ne nous surprenne en cours de partie. Mais chut, n'en disons pas plus...

Ambiance rétro et pixel art

1er constat : Escape 2042 bénéficie d'une réalisation soignée.

Les musiques s'avèrent bien rythmées et l'aspect retro des graphismes a un cachet indéniable. Escape 2042 rappelle les glorieux Métroïd ou Megaman sur NES, et même Flashback pour l'ambiance SF. Un visuel réussie, tout comme l'animation de notre personnage, une silhouette se faufilant gracilement entre deux soldats.

Jaguar_Escape2042 1

2ème constat : le maniement est parfait, on s'adapte à toutes les situations sans redouter de faire un mouvement ou un autre. Seule la grenade interroge sur son utilité : je ne m'en suis, par exemple, jamais servi contre les gardes durant ma partie. 

Prison Break

Labyrinthique à souhait, avec des clés à trouver, la prison nous réserve du try and retry sous haute tension. Orion arrive ici à insufler une difficulté qui manquait parfois dans ses précédentes productions, le jeu n'hésitant pas à se montrer sadique.

Le level design de chaque salle est en effet étudié pour nous obliger à rester concentré à chaque instant. Le plus marquant reste ce mini-jeu avec des codes d'accès à mémoriser, que l'on doit reproduire en quelques secondes.

screen access code

Il rythme divinement bien la partie et s'il a l'air très simple en apparence, on n'est pas loin d'avoir la petite goutte de sueur sur la tempe à chaque essai : la moindre erreur nous réduisant en un tout petit tas de cendre.

Les caméras (qu'on pourra désactiver avec des grenades) sont toutes aussi intraitables. Heureusement pour seule punition, la mort nous fera recommencer à l'entrée de la salle.

Liberté ! 

Une fois la lumière du jour retrouvée, le jeu s'ouvre à mon grand étonnement sur d'autres espaces et sur d'autres gameplays. On a droit à d'autres petits jeux : une phase (très frustrante) en vaisseau spatial où l'on est pourchassé par l'armada ennemie, et une phase (excellente) de descente en rappel le long d'une falaise vertigineuse.

Jaguar_Escape2042 3

Il y a surtout des niveaux extérieurs, loin des 4 murs de la prison, se débarassant ainsi de l'aspect claustro et abandonnant peu à peu les éléments d'infiltration qu'on trouvait au départ. La dernière partie, en forêt, sur une musique zen est ainsi une pure phase d'exploration et de plates-formes. Plus de caméra et plus de porte à ouvrir, la difficulté y est même quasiment absente.

Autant l'avouer, j'ai trouvé ça curieux. Orion tenait avec sa première partie un concept parfait et cohérent qu'il aurait pu décliner encore et encore, sans risquer le hors sujet.

Jaguar_Escape2042 2

Passé la surprise, ce changement de cap m'a fortement intrigué, sans pour autant me décevoir (en dépit de la phase spatiale qui n'est vraiment pas à mon goût). Je salue au final la démarche d'Orion de tenter et de s'échapper d'un carcan pour offrir une aventure, jamais jouée, aux situations diverses.

ô Joie de goûter à l'infiltration sur Jaguar avec un platformer parfois bien sadique, et ludique, qui oblige le joueur d'être sans cesse en alerte.

Passé la case prison, le jeu réserve même quelques suprises en prenant le risque de surfer sur d'autres types de gameplay. A jouer !

Note_JagNote_JagNote_JagNote_Jag

la fiche du jeu sur AtariAge : https://atariage.com/store/index.php?l=product_detail&p=1111

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02 janvier 2016

Il ne peut en rester qu'un !

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Highlander - the Last of the MacLeods

1995 - Atari (développé par Lore Design)

Aventure Action

The Quickening

Vous êtes Quentin McLeods, un Higlander. Votre mère est morte sous vos yeux et votre village a été détruit sous les assauts de l'armée de Kortan. Il est temps pour vous de brandir l'épée pour faire rouler les têtes...

s_Highlander_1

Highlander, c'est d'abord un film culte de 1986 dans lequel notre Christophe Lambert national campait un Immortel en kilt sabrant d'autres immortels. Succès aidant, Highlander a généré une myriade de suites et pas que, une série télévisée et même une éphémère série animée. Le jeu, exclusif au Jaguar CD, se base sur cette dernière. On retrouve donc dans des séquences en Full Motion Video des passages entiers du dessin animé.

s_Highlander_2

Les connaisseurs reconnaîtront Ramirez et le background qui s'inspire vaguement d'Highlander 2, avec un futur post apocalyptique où le salut de l'humanité passerait par les Immortels. Les liens avec les films restent toutefois très ténus.  

Who wants to live Forever

Dans ce mélange d'aventure et d'action, comme dans Alone In the Dark, notre héros tout en polygones se déplacent dans des décors en 3d pré-calculée. Les plans fixes aux angles de vue très variées se succèdent et la profondeur est simulée. Ainsi dans un plan d'ensemble, notre personnage s'éloigne jusqu'à n'être plus qu'un petit point lointain. Le plan suivant, on le retrouvera en gros plan en contre-plongée. A l'écran, ces changements de plan apportent un dynamisme indéniable.

On appréciera également la qualité des décors pré-rendus, nombreux, plutôt fins et bien colorés pour l'époque (mention spéciale pour le saisissant passage dans les égouts).

highlander

Néanmoins, on s'appercevra vite que ce principe à la Alone in the Dark peut gâcher un gameplay déjà bien grippé. 

Christophe, reviens couper la tête à Kortan

Lors des combats, la lisibilité de l'action est parfois très mauvaise. Soit le personnage est trop petit, du coup on ne voit pas du tout ce qu'on fait, soit il se retrouve dans un espace batard entre deux plans. Dans ces cas-là, contre des ennemis, les plans peuvent changer toutes les secondes.

Le pire étant à l'entrée d'une bâtisse. On rentre par exemple dans une hutte. Là un ennemi s'avance au point de vous bloquer à l'entrée. En un coup d'épée, il nous fait sortir des lieux. Comme il ne sort pas pour nous poursuivre, on se retrouve parfois dans une situation ubuesque où on rentre à nouveau et on sort aussitôt en se prenant au passage un nouveau coup d'épée dans les dents.

Highlander 1

Le jeu enfreint parfois la règle des 180° qui fait loi au cinéma. Si on filme un objet en mouvement qui va de droite à gauche (imaginez une voiture ou un perso qui court), et que pour le plan suivant, la caméra se retrouve à l'exacte opposé (dépassant ainsi la limite des 180°), on verra l'objet se déplacer non plus de droite à gauche mais de gauche à droite.

Dans le canyon, où tous les décors se ressemblent, notre perso court ainsi un coup dans un sens puis dans un autre et encore dans un autre. Faute de cohérence dans l'enchaînement des plans par rapport à notre déplacement, on peut être vite désorienté.

Highlander IV Endgame

Pour parler uniquement des combats, sachez qu'ils ne tiennent pas la comparaison avec les duels entrevus dans les films. Difficiles, mous et hasardeux, même avec l'épée que nous remettra Ramirez, ils s'avèrent bien pénibles. Ils le sont d'autant plus qu'ils s'enchaînent sans discontinuer, des dizaines parfois à la chaîne pour de pauvres récompenses. 

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On trouvera bien des astuces pour éviter de perdre trop de vie, une vie précieuse vu que les items sont limités. Et on sauvegardera presque à chaque pas de peur de devoir se farcir à nouveau les gardes du dernier couloir.

Ensuite, sans parler de la musique qui frôle la correctionnelle avec ses boucles sonores, la partie aventure a été pour ma part une vraie déception. Le début dans le camp des Highlanders est prometteur (allez, on va dire "réussi") mais au final, les énigmes se comptent sur les doigts d'une main. Débloquer un passage se résumera trop souvent à trouver un bête objet après une suite de combats bien répétitifs.

Un exemple parmi d'autres, on obtient quatre ou cinq cartes au fil de l'aventure. Il suffit de les regarder; elles résument à elles seules l'aventure : tout est en ligne droite.

Le Jaguar Cd est exploité au mieux avec une 3d pré-calculée de belle facture et des cinématiques en FMV. Mais Highlander rate autant à être un bon jeu d'action qu'un bon jeu d'aventure. Une vraie déception.

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la fiche du jeu sur AtariAge : https://atariage.com/software_page.php?SoftwareLabelID=1086

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16 novembre 2015

Flashback In Time

FLA

Flashback - the Quest for Identity

1995 - U.S Gold & Delphine Software (développé par Tiertex)

Aventure Action

Mr. Philip K. Dick présente...

An 2142, sur une planète lointaine dans une galaxie incertaine... Après un crash dans une jungle, Conrad, amnésique, va devoir retrouver un à un ses souvenirs, repartir sur Terre et au final, déjouer un sinistre complot.

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Courir, sauter, s'accrocher à une paroi dans un même mouvement... 

Première chose qui frappe lorsqu'on découvre Flashback, c'est de retrouver la même palette de mouvements que celle du Prince de Perse qui sévissait sur PC à la fin des années 80. Même vélocité, même fluidité. Si Flashback est bien le digne héritier de Prince of Persia, il est aussi et avant tout la suite officieuse d'Another World.

Another World 2

Delphine Software utilise en effet les mêmes procédés techniques que le chef d'oeuvre d'Eric Chahi employait. On retrouve une animation ultra réaliste, grâce au rotoscoping, soit à partir des mouvements filmés d'un acteur, une technique initiée dans Another World. L'animation s'avère d'ailleurs toujours aussi remarquable et agréable à regarder 20 ans après.

Les cinématiques en polygones 2d ponctuent également la joute (prise d'objet, scènes de transition, morts multiples et variées), de la même manière qu'Another World. 

Même succession de tableaux fixes, sans scrolling et même bande son bruitiste économe en musique, il ne fait aucun doute sur la filiation entre les deux jeux. Flashback arrive toutefois à se démarquer par son background futuriste à la Blade Runner, et par une action bien plus musclée aussi.

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Paru initialement sur Megadrive en 1993 et connaissant un succès international, Flashback a été converti sur toutes les consoles de l'époque. Pour cette version Jaguar, le jeu reste quasiment identique aux versions 16-bit. Il y a l'écran-titre qui change, avec un Conrad modélisé en 3d. La cinématique d'intro a gagné en vitesse et en fluidité, elle reste toutefois celle que l'on connaissait déjà. Cartouche oblige, exit celle rutilante en images de synthèse qui sévissait sur les versions 3DO, CD-i et Mega-cd.

Peut-être, pendant le jeu, a-t'on plus de détails, une meilleure résolution, des couleurs plus franches mais cela ne saute pas aux yeux. Pourtant, loin de moi l'envie de faire un procès à cette version Jaguar, quelque soit la machine sur laquelle il tourne, Flashback reste un grand jeu.

the Death Tower Show

Le jeu se présente comme un classique jeu de plates-formes en 2d, mâtiné de gunfights. Le maniement du personnage demande un temps d'adaptation, mais une fois les commandes acquises, il est possible de tout faire et ce dans toutes les positions : courir, faire une roulade, faire des jumps de l'impossible, tirer ou s'accrocher in extremis à une paroi. Et devant les ennemis et les pièges qui sont légions, il faudra user de toutes ces possibilités pour progresser.

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7 niveaux répartis sur différentes planètes avec des vies infinies, ça peut paraître court. Mais le principal challenge est que le jeu nous oblige à finir les niveaux pour pouvoir glaner un mot de passe. Et les niveaux sont longs. Ils distillent des passages plateformesques délicats qui exige un timing parfait. Oui, il y a bien des points de sauvegarde en cours de partie mais ils s'effacent dès que la console est éteinte.

Lorsqu'on meurt des dizaines de fois sur un même piège, le découragement n'est jamais très loin. Du coup, les parties se révèlent longues et intenses, parfois frustrantes. Mais à chaque fois il est très difficile, voire impossible de lâcher la manette à quelques pas de la sortie.

Adventure Time

En plus d'un inventaire à gérer, on a également la possibilité d'interagir et de papoter avec des PNJ, ce qui colore le jeu d'une partie aventure vraiment excellente. D'autant que le scénario est captivant comme celui d'un bon roman SF. On pourra par exemple faire de la télé-réalité dans la Death Tower, show immoral dans lequel le candidat met sa vie en jeu.

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Dans le 2ème niveau, la ville de New Washington offre la possibilité de prendre librement le métro pour changer de zone. Outre des cyborgs et des extra-terrestres, il faudra affronter la terrible armada des fonctionnaires pour avoir des papiers en règle. On pointera aussi régulièrement à l'agence du Pôle Emploi local. Avec son bar malfamé et son centre administratif, cette ville préfigure les mondes ouverts d'aujourd'hui.

Sans l'ombre d'un changement (ou presque) depuis la version Megadrive, on a droit à un excellent jeu au gameplay millimétré, à l'animation toujours aussi marquante et au scénario Sf des plus captivants.

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06 août 2014

Total Wormage

worms

Worms

1998 - Telegames (développé par Team 17)

Action Stratégie

Les lombrics attaquent !

Branle-bas de combat, les vers de terre sont en guerre et sortent l'artillerie lourde !

Tout droit sorti de l'imagination d'Andy Davis, Worms est un jeu cultissime, le genre de jeu qui ne paie pas de mine mais dont le concept génial a enthousiasmé des millions de joueurs, sur toute une série de jeux (malgré un délicat passage à la 3d).

worms screen title

Succès immédiat, Worms eut les honneurs de se retrouver sur toutes les machines de l'époque. Mais il faudra attendre quasiment trois ans après la première version Amiga en 1995, pour voir le jeu, enfin, sortir sur Jaguar. Grâce soit rendue à l'abnégation de l'éditeur Telegames.

Bref, pour tout joueur qui a l'âme d'un collectionneur, Worms est clairement un indispensable sur Jaguar... Et je m'en vais vous expliquer pourquoi ce jeu est si bon.

Les petits cousins d'Earthworm Jim

Avec ses combats au tour par tour typique du jeu d'artillerie, le but du jeu de Worms est on ne peut plus classique : il faut détruire tous les vers ennemis. Mais Worms se démarque du commun des jeux de guerre en étant joyeusement absurde.

En plus de l'incongruité de voir s'affronter de minuscules invertebrés armés jusqu'aux dents, on a tout le barda parodique qui va avec, et qui met vraiment de bonne humeur. Les animations sont par exemple du pur cartoon bien délire. Il n'y a qu'à voir le vers, après une chute, s'enfoncer la tête la première dans le sol et ressortir de là comme un bouchon de bouteille. 

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Certaines armes sont hilarantes comme celles spéciales, disponibles uniquement dans les caisses qui tombent du ciel : le mouton qui gambade gaiement avant d'exploser violemment, et la célèbre et mortelle bombe banane, une bombe à base de multiples bananes explosives ! 

Pour ce qui est de l'arsenal, il n'est pas que délire, il est aussi particulièrement efficace pour faire de la charpie de vers : bazooka, grenade, missile à tête chercheuse, bombes à défragmentation, bombardement aérien... Au corps à corps, en plus de la dynamite, on peut également se prendre pour Ryu de Street Fighter avec des fire punch et des dragonball.

Bombe Banane en vue  

Sur un concept aussi simple de destruction massive, le jeu s'appuie sur des variables qui imposent au joueur de s'adapter sans relâche. Le terrain, les éléments du décor, les mines et la position des vers, tout est généré aléatoirement. Ce qui induit des avantages et des désavantages dès le départ.

Un vers isolé, caché dans des contreforts ou entre deux cahutes sera par exemple bien difficile à déloger. Par contre, si les vers sont regroupés à découvert, au bord de l'eau, le pourcentage de perte augmente considérablement.

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Cette part de hasard fait tout le sel de Worms car aucune des parties ne se ressemblent. 

Pour jouer à Worms, il faudra également du doigté, jauger au mieux les distances et penser à tous les obstacles et aux éventuels rebonds (la grenade par exemple rebondit telle une balle de ping-pong). Toute la puissance de notre tir dépendra de la fameuse barre en bas de l'écran, laquelle se remplit plus au moins en fonction du temps à presser le bouton. Et un peu comme dans un jeu de golf, on devra également apprécier le vent, sa force et sa direction pour envoyer un missile à bon port.

A bas le vers solitaire !

Graphiquement, il n'y a rien de renversant mais le jeu est bien mignon et d'une qualité équivalente aux versions 32-bit... Sans les cinématiques toutefois, support cartouche oblige.

Doté d'une profondeur de jeu insoupçonnable lorsqu'on découvre le jeu, Worms est malheureusement assez mal servi par le mode solo. Pas d'histoire, pas d'aventure, jouer seul revient à aligner les matchs sans autre but que d'évoluer dans un ephémère classement entre équipes.

Et le Cpu n'a ni le charme de votre amoureuse, ni le bagout d'un bon pote. Surtout, ce bougre fait très peu d'erreur dans les tirs à distance, la précision avec laquelle il nous envoit ses grenades de l'autre coté du niveau étant pour le coup assez inhumaine. La seule solution pour lui faire rendre la poussière, le corps à corps où il oublie souvent d'attaquer.

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Oui, c'est bien connu, Worms n'a jamais bâti sa réputation sur le mode solo. 

C'est son mode multijoueur qui en a fait un titre mythique. Et ma foi, à deux, Worms devient absolument irrésistible, les combats entre humains s'équilibrant parfaitement. Ils s'avèrent souvent serrés, car rien n'est jamais vraiment acquis.

Une supériorité numérique peut vite être enrayée. Une arme glânée grâce aux caisses ou un tir raté peuvent en effet souvent changer la donne. Les stratégies se mettent ainsi en place pour contrer rapidement celles de l'adversaire mais également pour retourner les situations les plus compromises.

Même si j'avoue que le prix du jeu peut légitimement faire fuir n'importe qui (comptez 100 à 150 euros, c'est le prix de sa rareté), on peut remercier Telegames pour cette version Jaguar des vers de terre.

Worms est un jeu cultissime qui distille un plaisir immédiat. En plus d'être un excellent jeu de stratégie, c'est le meilleur jeu multijoueur de la 64-bit d'Atari.

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23 décembre 2013

Je vois que vous êtes venu avec votre Jaguar

Sans titre

Another World

2013 - Retro GC et The Removers (d'après le jeu d'Eric Chahi)

Aventure Action

Un jeu mythique

Tout a déjà été dit à propos du chef d'oeuvre d'Eric Chahi... Et pourtant, difficile de ne pas répéter à quel point Another World fut une révolution vidéoludique au tout début des années 90. Aujourd'hui, son arrivée sur Jaguar était attendue, histoire de fêter comme il se doit les 20 ans du fauve. Et diantre, cela valait le coup d'attendre !

Title

Pour l'histoire, sachez que le chercheur Lester Chaykin, suite à une expérience qui tourne mal, va se retrouver projeté dans un autre monde, un monde particulièrement hostile. Et face à tant d'adversité, il va se lier d'amitié avec un des natifs de ce pays dans une fuite vers l'inconnu.

Etrange et beau

Another World est un jeu traversé par une athmosphére étrange, unique.

Il est également doté d'une réalisation inventive, géniale pour l'époque, avec une utilisation habile des polygones en 2d qui confére aux personnages une élégance et des animations dignes du Prince Of Persia de Jordan Mechner.

Ferrari

Avec une véritable intro et les premières cinématiques intégrées à l'action, Another World présente aussi des points communs avec le cinéma, ce qui était nouveau en 1990, et offre un éventail d'émotions beaucoup plus large que ce que proposait le classique jeu d'action de l'époque : peur de l'inconnu, émerveillement, espoir...

Et comme le héros que l'on incarne, nous ne connaissons rien de cet autre monde. Nous sommes tout comme lui, perdu et poursuivi, ne sachant jamais ce que l'on va trouver au tableau suivant. Totalement pris par le jeu ! La bande son quasiment sans musique, bruitiste, ce découpage assumé en plan fixe (pas de scrolling) et l'absence d'indication à l'écran participent vraiment à cette sensation d'immersion.

Try and Retry

Y jouer aujourd'hui sur Jaguar aujourd'hui, c'est se rendre compte à quel point ce jeu n'a pas vieilli.

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Le jeu peut s'avérer frustrant au départ. Mais sa difficulté permet d'exulter lorsqu'on parvient à progresser, lorsqu'on débloque une situation.

Le jeu fonctionne sur le mode "Try and Retry" intensif (du "essaye encore" que l'on retrouve dans la plupart des productions d'Eric Chahi, d'Infernal Runner sur CPC à Heart of Darkness sur Play). On meurt souvent, et même jusqu'à plus soif. 

Et malgré ces morts répétées, les moments où l'on se dit que c'est impossible de passer, Another World se montre particulièrement gratifiant. Surprenant de bout en bout, alternant non-stop avec un art consommé de l'enchaînement parfait entre la plate-forme, l'exploration, l'action pure, les réflexes, les phases de réflexion et les fameuses cinématiques...

D'un écran à l'autre, les pièges et les évennements imprévisibles pullulent. Des créatures dentées et tentaculaires vous hachent menus, un pan du sol s'écroule sous vous pieds ou vous vous retrouvez entre deux feux d'une guerre à laquelle vous êtes étranger...

une Version De Luxe

Niveau gameplay, il faut toujours un petit temps d'adaptation pour maîtriser son arme. Mais quelle arme ! Elle nous permet, avec un seul bouton, de tirer, de se protéger avec un bouclier mais aussi de charger le tir pour détruire tout sur son passage.

Gun

La principale difficulté rencontrée provient du saut en pleine course qui nous oblige à appuyer sur deux boutons en même temps. Or la manette Jaguar avec des boutons bien éloignés les uns des autres ne rend pas la gymnastique facile. Néanmoins, on s'y fait avec de l'entraînement. On s'y fait surtout tant le jeu, et cette version tout particulièrement, vaut la chandelle.

Difficile en effet de ne pas tomber à la renverse devant le travail de conversion de Sebastien Briais des Removers, bien aidé aussi par les membres de la Jagware Team. L'adaptation est vraiment parfaite, restitue l'essence, l'âme, et même plus encore, du jeu ! La version Jaguar est pour l'occasion réhaussée avec des décors colorés et détaillés (Merci au mode De Luxe en 256 couleurs !).

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Un peu comme pour les Monkey Island qui étaient ressortis sur les consoles HD avec des graphs réactualisés, on peut choisir en cours de jeu entre deux versions, celle en 256 couleurs et la version originale en 16 couleurs. Chacune est sélectionnable lorsqu'on met le jeu en pause.

Et que dire du packaging qui est à tomber par terre : une très belle boîte de jeu au look d'époque (logo Jaguar compris), manuel complet, une belle cartouche à l'ancienne... Le tout avec la finition d'aujourd'hui.

Another World est un titre exceptionnel qui a inspiré nombre de perles : Flashback, Ico ou Limbo pour ne citer que les plus belles ! Et cette version Jaguar, avec des graphismes réhaussés pour l'occasion, fait vraiment honneur à la réputation de ce jeu mythique.

En un mot, un seul : indémodable !


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Note_Jag

 

le site du jeu Jaguar : http://removers.free.fr/AnotherWorld/

le site officiel d'Another World : http://www.anotherworld.fr/

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14 décembre 2013

Another World est sorti !! !!! !!!!

1 an après la précommande, quelle ne fut pas ma joie hier soir de découvrir dans ma boîte aux lettres un colis griffé par la Retro Gaming Connexion.

Et vu le résultat, cela valait le coup d'attendre : boîte de jeu magnifique, manuel, cartouche, le tout à l'ancienne avec une finition d'aujourd'hui, une version deluxe d'Another World avec des graphs réhaussés en couleurs et en détails. Et un jeu mythique, particulièrement exigeant mais gratifiant et très immersif !

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Le temps de finir le jeu (courage !) et je m'étendrai d'avantage sur cet autre Monde.

 

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28 mai 2011

War Has Never Been So much Fun.

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Cannon Fodder

1995 - Virgin (développé par Sensible Software)

Action Stratégie

La Guerre n'a jamais été aussi Fun !

Le jeu démarre sur les notes d’un reggae bien cool qui clame que la guerre n’a jamais été aussi fun… C’est là toute l’ironie mordante d’un titre qui envoie nos petits soldats à la boucherie. Car malgré le délire, la guerre dans Cannon Fodder, c'est un véritable carnage.

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Cannon Fodder veut dire chaire à canon en français et pardi, que ce jeu porte bien son nom ! Nos premières classes attendent à la queue-leu-leu qu’on les débarquent sur le champs de bataille. Tout juste à coté, dans le cimetière, les petites croix blanches se multiplient…

Commando au pays des Schtroumpfs

Les briefings des missions sont clairs et souvent concis : tout détruire et/ou tuer tout le monde.

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Tout aussi direct, le gameplay est intuitif et surtout beaucoup plus simple qu’on pourrait le croire pour un jeu de stratégie. Un curseur à déplacer, un bouton pour le tir et un autre pour lancer des grenades ou tirer au bazooka…

Le reste se passe sur la colonne de gauche en appuyant sur Option : carte, choix des armes spéciales et gestion de la troupe. En cliquant sur les noms et sur le logo, séparer le groupe pour former des petites escouades s’avèrera primordial pour progresser. Capital même !

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J’ai bien aimé les premières missions bien faciles (et bien fun) mais c’est vraiment à partir de la mission 5 que le jeu prend toute sa dimension stratégique et son intérêt. Le jeu est très dur et nous pousse dans nos derniers retranchements, nous obligeant sans cesse à nous adapter minutieusement à la topographie du terrain ou aux placements des différents ennemis… On doit vraiment réfléchir tous nos déplacements et nos actions. Suivant les situations, on deviendra un chef des armées fin stratège, fin limier ou bien un Rambo bourrin, un survivor de la jongle qui fonce dans le tas (des fois, ça peut marcher).

Et lorsque les missions sont très difficiles, c’est par petits paquets qu’on perd son armée d‘inconscients. La liste des noms des soldats décimés défilent à la fin des missions comme pour nous rappeler ce qu‘est la guerre. Vu la longueur de la liste parfois, on n’est pas loin de culpabiliser d‘avoir été aussi mauvais ! On en verserait presque une petite larme pour eux…

Efficace comme un tir de bazooka

Pour peu qu’on accepte le défi en sacrifiant une bonne partie de son armée, Cannon Fodder s’avère particulièrement prenant et intense. On prend un malin plaisir à canarder tous ces petits sprites dans des gerbes de sang. A s’infiltrer en toute discrétion dans les zones ennemis, profitant des cabanes et des petits arbres… Ou bien à écraser nos ennemis avec une jeep !

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Même si la réalisation n’est pas exceptionnelle pour la 64-bit d’atari, tout est mignon avec des environnements détaillés et variés (de la banquise au grand canyon…).

Véritable signature visuelle de Sensible Software, nos soldats, des lilliputiens résumés en quelques pixels, ont énormément de personnalité. Et la bande-son n’est pas en reste : le génial reggae de l’intro, l’ambiance et tous ces bruitages qui claquent aux oreilles comme ces hurlements ennemis sous nos rafales de tir…


Bien marrant et néanmoins exigeant, Cannon Fodder m’a surpris et n'a vraiment rien du petit jeu auquel je m'attendais.

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la fiche du jeu sur AtariAge: http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareLabelID=1071


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23 avril 2011

droit de grève !

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Syndicate

1995 - Ocean (développé par Bullfrog)

Action / Stratégie

Peter Molyneux présente...

Des concepts de jeu totalement novateurs, Peter Molyneux en a toujours eu plein son chapeau. C'est même devenu sa marque de fabrique. Histoire de les énumérer, je vous laisse deviner les jeux qui se cachent derrière chaque idée géniale : gérer un parc d'attraction comme on gère une entreprise, incarner le seigneur du mal en peuplant son donjon avec des centaines de monstres, vivre au pied de la lettre la vie d'un Héros ou se prendre, avec toute la surpuissance que nous confère un tel rôle, pour Dieu...

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Ici, Syndicate nous propose de prendre la tête d'une Mafia cybernétique et de conquérir le monde en terrorisant les populations et en annihilant toute opposition...

du Cyberpunk rouille pur jus !

Pour commencer, avant chaque mission, on aura droit de naviguer sur des écrans fixes et des menus en tout genre dans un mode "gestion" typique des jeux de stratégie : développement des ressources économiques avec racket des populations civiles, recherche technologique pour découvrir de nouvelles armes (dévastatrices) ou de nouveaux appendices (bras, jambes, oeil...) et enfin, inventaire de nos cyborgs rouillés à gérer au mieux...

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Le mode mission où l'action temps-réél prédomine propose au joueur de gérer sa petite troupe dans des villes futuristes où règnent de sombres complexes. Quelques écrans publicitaires ironiques et un métro aérien égayeront des lieux peu engageants.

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Il sera impératif de bien lire le briefing avant chaque mission et de bien se préparer en fonction des objectifs... Et vous vous apercevrez alors que Syndicate, c'est pas le monde des Bisounours...

Une petite troupe de Réplicants à notre botte

Bien avant le scandale que fut GTA et sous couvert de stratégie cérébrale et estimable, Syndicate se permet toutes les immoralités possibles. N'ayons pas peur des mots, Syndicate nous met à la tête d'une organisation fascisante, d'une milice armée prête à tout pour arriver à ses fins : lavage de cerveau des scientifiques du coin (ou pour s'amuser de la ville entière à coup de Persuadotron) ou bien fusillade entre agents surarmés et dans le tas sans faire de détails (et tant pis pour les civils)...

s2

On aime ou pas mais le jeu a le mérite d'être très original et subversif...

Minority Report

Le problème, c'est qu'il faut beaucoup d'argent pour progresser or le temps passé entre chaque mission ne suffit pas forcément pour finir une recherche ou avoir suffisamment d'argent pour équiper sa petite troupe. Comme le jeu est très difficile, j'ai parfois posé la manette des dizaines (et des dizaines) de minutes pour que les caisses se remplissent ou bien pour avoir la nouvelle et aguicheuse arme que me promettait une recherche.

syndicate_jaguar

L'autre soucis est que la réalisation n'est pas exempte de défaut. Même si la version Jaguar bénéficie de décors soignés et du mode zoom, le jeu rame trop souvent lorsqu'il y a foule à l'écran. Sur quelques missions, la lenteur empêche presque de jouer. C'est laborieux. Et puis, Syndicate a vieilli aussi : la progression à l'aveugle dans les bâtiments peut surprendre le néophyte du 21ème siècle et le pathfinding hasardeux accuse aujourd'hui son grand âge.

Le jeu n'est pas sans défaut et demande une patience qui semble réservée à la seule élite des furieux de stratégie sur DOS ou de quelques déjantés (comme moi) :).

Mais Syndicate réunit tellement d'idées nouvelles pour l'époque qu'il est bon de redécouvrir son ambiance décadente et futuriste à la Blade Runner.

Note_JagNote_JagNote_Jag

la fiche du jeu sur AtariAge : http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareLabelID=1110

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22 octobre 2010

Goldorak, Go !

ironsoldier

Iron Soldier

1994 - Atari (développé par Eclipse Software)

Shoot 3D

Guérilla Urbaine

Futur immédiat, le monde est sous le joug d'une dictature militaire incarnée par l'IFC. Cette sombre corporation écrase au propre comme au figuré  toute velléité de contestation avec son armée ultime de méchas géants : les Iron Soldiers. Membre de la Résistance, vous avez réussi a voler un exemplaire de ces soldats de fer et vous comptez bien vous en servir pour  renverser à vous tout seul l'IFC.

IronSoldier1

Iron Soldier est une simulation de Mécha. Comme dans Goldorak, on se retrouve aux commandes d'un robot géant surarmé, confortablement assis dans la tête du robot qui fait office de cockpit. Tout confort...ou presque. Le Warning vous alertant d'une explosion imminente clignote.

Le Géant de Fer

La vraie force d'Iron Soldier, c'est son gameplay complexe et novateur. Avant chaque mission, notre Goldorak est customisable de la tête aux pieds. On peut disposer les armes que l'on veut (du moins celles que l'on a) sur différentes parties du corps. Jusqu'à 9 armes distinctes sans compter les poings et les pieds (au choix une mitraillette Gaitling sur l'épaule gauche, des grenades à la taille droite, etc...)...

IronSoldier3

Un overlay (la fameuse petite carte en plastique) se glisse sur le pavé numérique de la manette, le robot y est dessiné et chaque partie du corps, à laquelle on a donc adjoint une arme, correspond à un bouton. C'est astucieux même si on est souvent obligé de jeter un coup d'œil sur la manette pour changer d'arme. Au début, on perd souvent de précieux dixièmes.

Lorsqu'on débarque dans le jeu, surprise, la vision est panoramique ! Vous pourrez constater que vos pieds écrasent bien un tank au sol ou que dans le ciel un hélicoptère vous inondent de missiles. Il est aussi possible de tirer dans la direction que l'on souhaite tout en se déplaçant. 

ironsoldier2

L'environnement urbain est en 3d sans texture. Oui, le rendu est un peu vieillot, mais cette fameuse vision panoramique associée à une animation bien fluide offre de très bonnes sensations.

Tout autour de nous, il y a plein de buildings, des usines, des maisons et il est possible de tout détruire. Avec ses propres poings, en marchant dessus ou en balançant des grenades. Beaucoup de bâtiments renferment des caisses de soins ou des munitions (néanmoins, vous pouvez veiller à garder les lieux intacts pour vous protéger des tirs ennemis...).

Fulguro Poing !

Il faut aussi accepter la difficulté (ça fait partie du jeu) de déplacer avec aisance un Mécha de 13 mètres de haut et de plusieurs tonnes entre deux buildings.

Piloter Goldorak demande en effet du doigté et une réactivité de tous les instants. Les ennemis entre les hélicos, les tanks et autres tourelles nous canardent avec allégresse. Contre un de vos très rares congénères, un Iron Soldier, aucun répit ne vous sera accordé. Absolument aucun.

IronSoldier5

Un petit conseil pour vous en débarrasser : balancer rapidement et à bonne distance toutes vos grenades (ou vos Rockets si vous en avez). Attention ! Si vous êtes trop loin, vous risquez de gâcher vos munitions, si vous êtes trop prêt, vous risquez tout simplement de passer un sale quart d'heure !

Pour parler des missions, elles s'offrent à nous par série de quatre (16 en tout) et sont très variées. Cela nous oblige à bien lire les briefings (qui sont traduits en français dans le manuel) et à bien choisir l'ordre des missions (pour récupérer la bonne arme dans l'une et détruire la bonne cible dans l'autre).

IronSoldier9
Les cibles à détruire vont du simple complexe militaire aux ponts à haubans, aux grandes frégates "béhémot" qui sont en train de quitter le port (il faut aller vite dans ces cas-là) au petits camions de marchandises qui sont difficiles à trouver en pleine ville. Il faut parfois défendre des attaques ennemies  un bâtiment ou un convoi de la Résistance (des missions difficiles, très difficiles). La méthode est de rigueur, soyez donc rigoureux dans la méthode. :)

Difficulté en Acier Trempé

Malgré le coté destruction totale, Iron Soldier est un jeu intelligent. Il offre d'excellentes sensations (un mécha, c'est lourd mais c'est le pied à diriger) et on doit s'adapter en permanence (rigueur, méthode). Le jeu est assez difficile surtout lorsque le facteur temps joue en notre défaveur. Même avec la sauvegarde après une série de quatre missions victorieuses, on a que deux petites vies (traduction : un seul continue) et le Game Over fait mal, très mal...

IronSoldier8

J'ai bloqué de longs mois sur une mission, ce qui m'empêchait d'apprécier pleinement le jeu. Ses qualités étaient évidentes mais je lui préférais la simplicité et le coté arcade d'un I-War. J'ai récemment débloqué la situation (ouf de soulagement !) en y allant franco. Et même si je n'ai pas encore fini le jeu, ce fut une vraie libération !

Après autant d'émotions, il ne fait aucun doute qu'Iron Soldier est un challenge de tout premier choix sur Jaguar. Un grand jeu complexe, novateur et exclusif à la 64-bit d'Atari. Un grand jeu au moins de la taille d'un Mécha géant surarmé.

Note_JagNote_JagNote_JagNote_JagNote_Jag

la fiche du jeu sur AtariAge : http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareID=2505

Posté par le barbu à 22:45 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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