02 janvier 2016

Il ne peut en rester qu'un !

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Highlander - the Last of the MacLeods

1995 - Atari (développé par Lore Design)

Action Aventure

The Quickening

Vous êtes Quentin McLeods, un Higlander. Votre mère est morte sous vos yeux et votre village a été détruit sous les assauts de l'armée de Kortan. Il est temps pour vous de brandir l'épée pour faire rouler les têtes...

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Highlander, c'est d'abord un film culte de 1986 dans lequel notre Christophe Lambert national campait un Immortel en kilt sabrant d'autres immortels. Succès aidant, Highlander a généré une myriade de suites et pas que, une série télévisée et même une éphémère série animée. Le jeu, exclusif au Jaguar CD, se base sur cette dernière. On retrouve donc dans des séquences en Full Motion Video des passages entiers du dessin animé.

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Les connaisseurs reconnaîtront Ramirez et le background qui s'inspire vaguement d'Highlander 2, avec un futur post apocalyptique où le salut de l'humanité passerait par les Immortels. Les liens avec les films restent toutefois très ténus.  

Who wants to live Forever

Dans ce mélange d'aventure et d'action, comme dans Alone In the Dark, notre héros tout en polygones se déplacent dans des décors en 3d pré-calculée. Les plans fixes aux angles de vue très variées se succèdent et la profondeur est simulée. Ainsi dans un plan d'ensemble, notre personnage s'éloigne jusqu'à n'être plus qu'un petit point lointain. Le plan suivant, on le retrouvera en gros plan en contre-plongée. A l'écran, ces changements de plan apportent un dynamisme indéniable.

On appréciera également la qualité des décors pré-rendus, nombreux, plutôt fins et bien colorés pour l'époque (mention spéciale pour le saisissant passage dans les égouts).

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Néanmoins, on s'appercevra vite que ce principe à la Alone in the Dark peut gâcher un gameplay déjà bien grippé. 

Christophe, reviens couper la tête à Kortan

Lors des combats, la lisibilité de l'action est parfois très mauvaise. Soit le personnage est trop petit, du coup on ne voit pas du tout ce qu'on fait, soit il se retrouve dans un espace batard entre deux plans. Dans ces cas-là, contre des ennemis, les plans peuvent changer toutes les secondes.

Le pire étant à l'entrée d'une bâtisse. On rentre par exemple dans une hutte. Là un ennemi s'avance au point de vous bloquer à l'entrée. En un coup d'épée, il nous fait sortir des lieux. Comme il ne sort pas pour nous poursuivre, on se retrouve parfois dans une situation ubuesque où on rentre à nouveau et on sort aussitôt en se prenant au passage un nouveau coup d'épée dans les dents.

Highlander 1

Le jeu enfreint parfois la règle des 180° qui fait loi au cinéma. Si on filme un objet en mouvement qui va de droite à gauche (imaginez une voiture ou un perso qui court), et que pour le plan suivant, la caméra se retrouve à l'exacte opposé (dépassant ainsi la limite des 180°), on verra l'objet se déplacer non plus de droite à gauche mais de gauche à droite.

Dans le canyon, où tous les décors se ressemblent, notre perso court ainsi un coup dans un sens puis dans un autre et encore dans un autre. Faute de cohérence dans l'enchaînement des plans par rapport à notre déplacement, on peut être vite désorienté.

Highlander IV Endgame

Pour parler uniquement des combats, sachez qu'ils ne tiennent pas la comparaison avec les duels entrevus dans les films. Difficiles, mous et hasardeux, même avec l'épée que nous remettra Ramirez, ils s'avèrent bien pénibles. Ils le sont d'autant plus qu'ils s'enchaînent sans discontinuer, des dizaines parfois à la chaîne pour de pauvres récompenses. 

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On trouvera bien des astuces pour éviter de perdre trop de vie, une vie précieuse vu que les items sont limités. Et on sauvegardera presque à chaque pas de peur de devoir se farcir à nouveau les gardes du dernier couloir.

Ensuite, sans parler de la musique qui frôle la correctionnelle avec ses boucles sonores, la partie aventure a été pour ma part une vraie déception. Le début dans le camp des Highlanders est prometteur (allez, on va dire "réussi") mais au final, les énigmes se comptent sur les doigts d'une main. Débloquer un passage se résumera trop souvent à trouver un bête objet après une suite de combats bien répétitifs.

Un exemple parmi d'autres, on obtient quatre ou cinq cartes au fil de l'aventure. Il suffit de les regarder; elles résument à elles seules l'aventure : tout est en ligne droite.

Le Jaguar Cd est exploité au mieux avec une 3d pré-calculée de belle facture et des cinématiques en FMV. Mais Highlander rate autant à être un bon jeu d'action qu'un bon jeu d'aventure. Une vraie déception.

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la fiche du jeu sur AtariAge : https://atariage.com/software_page.php?SoftwareLabelID=1086

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16 novembre 2015

Flashback In Time

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Flashback - the Quest for Identity

1995 - U.S Gold & Delphine Software (développé par Tiertex)

Action Aventure

Mr. Philip K. Dick présente...

An 2142, sur une planète lointaine dans une galaxie incertaine... Après un crash dans une jungle, Conrad, amnésique, va devoir retrouver un à un ses souvenirs, repartir sur Terre et au final, déjouer un sinistre complot.

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Courir, sauter, s'accrocher à une paroi dans un même mouvement... 

Première chose qui frappe lorsqu'on découvre Flashback, c'est de retrouver la même palette de mouvements que celle du Prince de Perse qui sévissait sur PC à la fin des années 80. Même vélocité, même fluidité. Si Flashback est bien le digne héritier de Prince of Persia, il est aussi et avant tout la suite officieuse d'Another World.

Another World 2

Delphine Software utilise en effet les mêmes procédés techniques que le chef d'oeuvre d'Eric Chahi employait. On retrouve une animation ultra réaliste, grâce au rotoscoping, soit à partir des mouvements filmés d'un acteur, une technique initiée dans Another World. L'animation s'avère d'ailleurs toujours aussi remarquable et agréable à regarder 20 ans après.

Les cinématiques en polygones 2d ponctuent également la joute (prise d'objet, scènes de transition, morts multiples et variées), de la même manière qu'Another World. 

Même succession de tableaux fixes, sans scrolling et même bande son bruitiste économe en musique, il ne fait aucun doute sur la filiation entre les deux jeux. Flashback arrive toutefois à se démarquer par son background futuriste à la Blade Runner, et par une action bien plus musclée aussi.

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Paru initialement sur Megadrive en 1993 et connaissant un succès international, Flashback a été converti sur toutes les consoles de l'époque. Pour cette version Jaguar, le jeu reste quasiment identique aux versions 16-bit. Il y a l'écran-titre qui change, avec un Conrad modélisé en 3d. La cinématique d'intro a gagné en vitesse et en fluidité, elle reste toutefois celle que l'on connaissait déjà. Cartouche oblige, exit celle rutilante en images de synthèse qui sévissait sur les versions 3DO, CD-i et Mega-cd.

Peut-être, pendant le jeu, a-t'on plus de détails, une meilleure résolution, des couleurs plus franches mais cela ne saute pas aux yeux. Pourtant, loin de moi l'envie de faire un procès à cette version Jaguar, quelque soit la machine sur laquelle il tourne, Flashback reste un grand jeu.

the Death Tower Show

Le jeu se présente comme un classique jeu de plates-formes en 2d, mâtiné de gunfights. Le maniement du personnage demande un temps d'adaptation, mais une fois les commandes acquises, il est possible de tout faire et ce dans toutes les positions : courir, faire une roulade, faire des jumps de l'impossible, tirer ou s'accrocher in extremis à une paroi. Et devant les ennemis et les pièges qui sont légions, il faudra user de toutes ces possibilités pour progresser.

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7 niveaux répartis sur différentes planètes avec des vies infinies, ça peut paraître court. Mais le principal challenge est que le jeu nous oblige à finir les niveaux pour pouvoir glaner un mot de passe. Et les niveaux sont longs. Ils distillent des passages plateformesques délicats qui exige un timing parfait. Oui, il y a bien des points de sauvegarde en cours de partie mais ils s'effacent dès que la console est éteinte.

Lorsqu'on meurt des dizaines de fois sur un même piège, le découragement n'est jamais très loin. Du coup, les parties se révèlent longues et intenses, parfois frustrantes. Mais à chaque fois il est très difficile, voire impossible de lâcher la manette à quelques pas de la sortie.

Adventure Time

En plus d'un inventaire à gérer, on a également la possibilité d'interagir et de papoter avec des PNJ, ce qui colore le jeu d'une partie aventure vraiment excellente. D'autant que le scénario est captivant comme celui d'un bon roman SF. On pourra par exemple faire de la télé-réalité dans la Death Tower, show immoral dans lequel le candidat met sa vie en jeu.

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Dans le 2ème niveau, la ville de New Washington offre la possibilité de prendre librement le métro pour changer de zone. Outre des cyborgs et des extra-terrestres, il faudra affronter la terrible armada des fonctionnaires pour avoir des papiers en règle. On pointera aussi régulièrement à l'agence du Pôle Emploi local. Avec son bar malfamé et son centre administratif, cette ville préfigure les mondes ouverts d'aujourd'hui.

Sans l'ombre d'un changement (ou presque) depuis la version Megadrive, on a droit à un excellent jeu au gameplay millimétré, à l'animation toujours aussi marquante et au scénario Sf des plus captivants.

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la fiche du jeu sur AtariAge : https://atariage.com/software_page.php?SoftwareID=2549

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29 juin 2014

Dans le rêve d'Elina...

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Philia - the Sequel to Elansar

2014 - développé par Orion 

Point-and-click Aventure

Philtre d'amour

Nouveau jeu, nouvelle aventure signée Orion. L'année dernière, Elansar nous faisait découvrir une île pleine de mystères à travers les yeux d'un Robinson. Sa suite sur Jaguar Cd, Philia, est une plongée dans le subconscient de sa dulcinée.

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L'aventure nous fait suivre Elina dans ses songes, trois mondes dans lesquels elle doit tout faire pour sauver son cher et tendre.

Une plongée dans le subconscient

Comme dans tout bon point'n click qui se respecte, le jeu propose un gameplay intuitif : un curseur à déplacer et un écran d'inventaire pour les objets. Simple et très efficace. Par rapport à Elansar, on gagne une vision à 360°, ce qui est idéal pour scruter chaque point du paysage sans se déplacer.

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A noter que le Memory Track est pris en compte, il est donc possible, petit confort pas négligeable, de sauvegarder à tout moment.

Les énigmes prennent souvent la forme de puzzles. La recherche d'objets est toujours là mais elle ne constitue pas l'essentiel de l'aventure comme dans Elansar.

On perd d'ailleurs un peu ce qui faisait l'attrait d'Elansar : l'exploration. Le monde est magnifique mais il est divisé en trois lieux distincts, sans possibilité de passer de l'un à l'autre quand bon nous semble, et ils se visitent assez rapidement. Cela ne veut pas dire que le jeu est moins bon, Philia est juste différent.

Enigmes et Puzzles à la clé

Les énigmes sont bien plus nombreuses que dans le premier volet et bien plus exigeantes aussi pour les méninges.

Vu le coté tordu de certaines énigmes (le schéma des poumons, la rosace de couleurs, le piano), le jeu oppose une belle résistance. J'ai bataillé de bonnes heures devant pour en voir le bout et les astuces au dos du manuel n'ont pas été de trop.

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Philia est bien plus long qu'Elansar avec une grande variété d'énigmes (énigme musicale, devinettes avec différents supports, puzzles etc...) qui fait plaisir.

Graphiquement, le jeu est superbe. Les images en 3d sont belles, détaillées, colorées, avec une excellente résolution. A la différence de l'île paradisiaque d'Elansar, tout se passe de nuit dans des tons bleus en ce qui concerne les deux premiers monde. L'ambiance de rêve est également marquée par des éléments dissonants comme ces portes disposés en cercle lorsqu'on découvre le jeu.

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Support CD oblige et petite cerise sur le gâteau, on a droit a des cinématiques du plus bel effet qui ponctue idéalement les phases de jeu.

Le Jaguar Cd est mis à l'honneur avec cette très belle suite qui termine l'aventure commencée il y a un an avec Elansar. L'ambiance de rêve est là. Avec une pelletée d'énigmes tordues, le jeu est exigeant et s'avère passionant.  Un grand bravo à Orion !


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la page consacrée à Philia : http://onorisoft.free.fr/retroshop/philia_jagcd.htm

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23 décembre 2013

Je vois que vous êtes venu avec votre Jaguar

Sans titre

Another World

2013 - Retro GC et The Removers (d'après le jeu d'Eric Chahi)

Action Aventure

Un jeu mythique

Tout a déjà été dit à propos du chef d'oeuvre d'Eric Chahi... Et pourtant, difficile de ne pas répéter à quel point Another World fut une révolution vidéoludique au tout début des années 90. Aujourd'hui, son arrivée sur Jaguar était attendue, histoire de fêter comme il se doit les 20 ans du fauve. Et diantre, cela valait le coup d'attendre !

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Pour l'histoire, sachez que le chercheur Lester Chaykin, suite à une expérience qui tourne mal, va se retrouver projeté dans un autre monde, un monde particulièrement hostile. Et face à tant d'adversité, il va se lier d'amitié avec un des natifs de ce pays dans une fuite vers l'inconnu.

Etrange et beau

Another World est un jeu traversé par une athmosphére étrange, unique.

Il est également doté d'une réalisation inventive, géniale pour l'époque, avec une utilisation habile des polygones en 2d qui confére aux personnages une élégance et des animations dignes du Prince Of Persia de Jordan Mechner.

Ferrari

Avec une véritable intro et les premières cinématiques intégrées à l'action, Another World présente aussi des points communs avec le cinéma, ce qui était nouveau en 1990, et offre un éventail d'émotions beaucoup plus large que ce que proposait le classique jeu d'action de l'époque : peur de l'inconnu, émerveillement, espoir...

Et comme le héros que l'on incarne, nous ne connaissons rien de cet autre monde. Nous sommes tout comme lui, perdu et poursuivi, ne sachant jamais ce que l'on va trouver au tableau suivant. Totalement pris par le jeu ! La bande son quasiment sans musique, bruitiste, ce découpage assumé en plan fixe (pas de scrolling) et l'absence d'indication à l'écran participent vraiment à cette sensation d'immersion.

Try and Retry

Y jouer aujourd'hui sur Jaguar aujourd'hui, c'est se rendre compte à quel point ce jeu n'a pas vieilli.

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Le jeu peut s'avérer frustrant au départ. Mais sa difficulté permet d'exulter lorsqu'on parvient à progresser, lorsqu'on débloque une situation.

Le jeu fonctionne sur le mode "Try and Retry" intensif (du "essaye encore" que l'on retrouve dans la plupart des productions d'Eric Chahi, d'Infernal Runner sur CPC à Heart of Darkness sur Play). On meurt souvent, et même jusqu'à plus soif. 

Et malgré ces morts répétées, les moments où l'on se dit que c'est impossible de passer, Another World se montre particulièrement gratifiant. Surprenant de bout en bout, alternant non-stop avec un art consommé de l'enchaînement parfait entre la plate-forme, l'exploration, l'action pure, les réflexes, les phases de réflexion et les fameuses cinématiques...

D'un écran à l'autre, les pièges et les évennements imprévisibles pullulent. Des créatures dentées et tentaculaires vous hachent menus, un pan du sol s'écroule sous vous pieds ou vous vous retrouvez entre deux feux d'une guerre à laquelle vous êtes étranger...

une Version De Luxe

Niveau gameplay, il faut toujours un petit temps d'adaptation pour maîtriser son arme. Mais quelle arme ! Elle nous permet, avec un seul bouton, de tirer, de se protéger avec un bouclier mais aussi de charger le tir pour détruire tout sur son passage.

Gun

La principale difficulté rencontrée provient du saut en pleine course qui nous oblige à appuyer sur deux boutons en même temps. Or la manette Jaguar avec des boutons bien éloignés les uns des autres ne rend pas la gymnastique facile. Néanmoins, on s'y fait avec de l'entraînement. On s'y fait surtout tant le jeu, et cette version tout particulièrement, vaut la chandelle.

Difficile en effet de ne pas tomber à la renverse devant le travail de conversion de Sebastien Briais des Removers, bien aidé aussi par les membres de la Jagware Team. L'adaptation est vraiment parfaite, restitue l'essence, l'âme, et même plus encore, du jeu ! La version Jaguar est pour l'occasion réhaussée avec des décors colorés et détaillés (Merci au mode De Luxe en 256 couleurs !).

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Un peu comme pour les Monkey Island qui étaient ressortis sur les consoles HD avec des graphs réactualisés, on peut choisir en cours de jeu entre deux versions, celle en 256 couleurs et la version originale en 16 couleurs. Chacune est sélectionnable lorsqu'on met le jeu en pause.

Et que dire du packaging qui est à tomber par terre : une très belle boîte de jeu au look d'époque (logo Jaguar compris), manuel complet, une belle cartouche à l'ancienne... Le tout avec la finition d'aujourd'hui.

Another World est un titre exceptionnel qui a inspiré nombre de perles : Flashback, Ico ou Limbo pour ne citer que les plus belles ! Et cette version Jaguar, avec des graphismes réhaussés pour l'occasion, fait vraiment honneur à la réputation de ce jeu mythique.

En un mot, un seul : indémodable !


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le site du jeu Jaguar : http://removers.free.fr/AnotherWorld/

le site officiel d'Another World : http://www.anotherworld.fr/

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14 décembre 2013

Another World est sorti !! !!! !!!!

1 an après la précommande, quelle ne fut pas ma joie hier soir de découvrir dans ma boîte aux lettres un colis griffé par la Retro Gaming Connexion.

Et vu le résultat, cela valait le coup d'attendre : boîte de jeu magnifique, manuel, cartouche, le tout à l'ancienne avec une finition d'aujourd'hui, une version deluxe d'Another World avec des graphs réhaussés en couleurs et en détails. Et un jeu mythique, particulièrement exigeant mais gratifiant et très immersif !

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Le temps de finir le jeu (courage !) et je m'étendrai d'avantage sur cet autre Monde.

 

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08 août 2013

Perdu sur une île déserte...

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Elansar

2013 - développé par Orion 

Point-and-click Aventure

Une île pleine de mystères

Ayé, j'ai reçu Elansar, le tout nouveau jeu d'Orion, en version cartouche. C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai pu découvrir son jeu, un point-and-click dans la lignée de Myst avec une île à explorer, pauvre naufragé que nous sommes, et des énigmes à élucider. 

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Le packaging (co-réalisé avec RGCD, lesquels se sont également occupés de la distribution du jeu) est très beau. Le fait que le jeu soit sur support cartouche, ce qui est très rare pour les jeux homebrew, ajoute aussi un petit quelque chose, une pincée de magie au moment d'allumer la console.

Mer de plénitude et ciel d'Azur

C'est aussi une joie de découvrir que la Jaguar tienne autant la forme à presque 20 ans d'existence. Elansar est un nouveau jeu (il faut se pincer des fois pour le croire) sur une console que beaucoup pense enterrée depuis longtemps, et surtout la promesse du meilleur pour l'avenir, tant que des passionés continueront à développer sur Jaguar des jeux de cette qualité.

Car dès les premiers instants de jeu, j'ai été saisi par la qualité et la finition de la réalisation.

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Déjà, des petits plus pas négligeables, on peut choisir la langue que l'on veut (français, anglais, allemand et espagnol) et sauvegarder à tout moment durant la partie.

Ensuite, les déplacements sont naturels, les icônes d'action qui apparaissent lorsqu'on déplace le curseur sur l'écran sont clairs et la gestion de l'inventaire est d'une simplicité enfantine.

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Elansar est qui plus est un très beau jeu avec des images précalculées en 3d du plus bel effet, à la fois colorées et détaillées. Le fond sonore (vent marin, chants d'oiseau, etc...) nous immerge bien comme il faut dans l'aventure.

Se prendre pour Robinson

On se prend sans peine pour un Robinson sur son île à chercher partout le moindre petit indice et à glaner le moindre objet qui traîne.

Il y a des lieux à découvrir. Enigmes et puzzle viennent ralentir notre progression.

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Reste qu'Elansar n'est pas très difficile, ni très long pour celui qui a déjà joué à Myst, la référence du genre. Gardons en tête qu'Elansar est un jeu amateur, fait avec passion par un seul homme (ou presque).

Dans un sens, la prouesse n'est-elle pas qu'on oublie qu'on a affaire à un jeu amateur ? Elansar est bel et bien un tour de force et une magnifique expérience.

Qu'Elansar se termine rapidement, sa grande ambition est de nous immerger dans une aventure très loin de nos rivages, et le pari est largement tenu. Un très beau jeu pour la Jaguar.


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Note_Jag

Elansar en version Jaguar Cd : http://onorisoft.free.fr/retroshop/elansar_jagcd.htm

sa fiche sur RGCD : http://rgcd.bigcartel.com/product/elansar-atari-jaguar

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la boîte de jeu^^

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16 avril 2012

Un autre monde...

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Myst

1995 - Atari (développé par Cyan et Sunsoft)

Point-and-click Aventure

Seul au monde

Dans les années 90, Myst a été une révolution à contre courant. Le jeu s'adressait à un public différent de ceux des salles d'arcade...

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Pas d'action, pas âme qui vive, des images belles et fixes, égayées ici et là par de courtes cinématiques ou de rares plages musicales new age...

dans la brume et le coton

Il n'y a aucun chemin tout tracé, aucune issue apparente, juste vous, perdu, sur une île étrange et calme.

Qu'on se le répète, Myst n'est pas un jeu avec des énigmes, c'est une énigme à lui tout seul ! 

On trouve par exemple beaucoup de mécanismes à actionner (leviers, interrupteurs, manivelles...) mais aucune explication concrète n'est donné au joueur quand à leur utilité.

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Le joueur doit se démener tout seul, découvrir la logique qui est propre au monde de Myst, avec une attention et une écoute de chaque instant.

Il vous faudra en effet, au hasard d'une énigme, reproduire les notes d'un piano, trouver un indice en scrutant l'horizon à la longue vue, jouer les plombiers en rétablissant les canalisations, comptez les multiples de 3 pour trouver un code ou dresser méticuleusement un plan d'un labyrinthe...

Même si vous ne tarderez pas à la découvrir, un petit point sur l'histoire : Sirrus et Achenar, deux frères, sont emprisonnés respectivement dans le livre rouge et bleu que vous trouverez dans la bibliothèque. Ils vous demanderont pour les libérer, de retrouver à travers les Âges les pages manquantes de leurs livres...

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Pour s'échapper de l'île de Myst et retrouver les pages, vous devrez donc mettre la main sur les livres de liaison qui représente des portes d'entrée sur d'autres mondes (appélés Âges) : l'Âge du bateau de pierre, l'Âge de la passerelle de bois, l'Âge sélénique et l'Âge mécanique.

Compte tenu de la difficulté des énigmes et de la somme des indices, Myst vous obligera, en plus de votre manette, de vous munir d'une feuille et d'un crayon à papier bien aiguisé !

Eurêka !

Bien sûr, les moins patients d'entre vous s'arrêteront au bout de cinq minutes et Myst restera pour eux un mystère. Et c'est bien dommage car vraiment, la balade est passionnante, envoutante, saisissante !

Myst (E) (En-Fr-De-It-Es-Nl)

Le jeu est magnifique ! La version Jaguar Cd est un portage à l'identique de la version Mac d'origine avec une résolution optimale.

Seul couac, le jeu est entièrement en anglais non sous-titré. Alors que je l'avais déjà eu sur PC, je n'ai pas saisi toutes les subtilités des dialogues ce coup-ci, oubliant un ou deux détails de mes joutes passées. Et vu mon piètre niveau en anglais, cela m'a joué des tours sur le dénouement, m'obligeant à regarder une seule fois (mais une fois de trop) la soluce...

Ce qui ne m'a d'ailleurs pas beaucoup aidé, vu la fin qui m'a été réservée ! Une fin un peu frustrante en y repensant.

Néanmoins, je garde en souvenirs les différents Âges traversés qui offrent des ambiances sublimes, rétro-futuristes et étranges, avec une fusée échappée d'un album de Tintin, une maison rotative comme une horloge, des huttes désertes au sommet des arbres ou un submersible sur rail à la Jules Verne.

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Et les images belles et immobiles donnent un cachet à Myst qu'on ne retrouvera nulle part ailleurs, pas même dans les suites du jeu...

Une certaine et intrigante irréalité.

Bien plus qu'un jeu à énigmes, Myst est une pièce d'orfèvre, une passerelle vers un autre monde, une œuvre complexe  qui ne se découvre qu'avec le temps. Un très beau jeu pour le Jaguar Cd...


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la fiche du jeu sur AtariAge: http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareLabelID=1098

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