08 juin 2018

Non loin de la vallée de Gwangi...

primal rage

Primal Rage

1995 - Time Warner Interactive (développé par Probe)

Baston

Qui l'emportera ? Le King Kong de Bornéo ou le T-Rex de Mexico ?

Comme jeu de baston, Primal Rage est dans la droite lignée des Mortal Kombat avec beaucoup de sang et plein de fatalités bien gores. Sauf que cette fois-ci, point de ninja ou de culturiste à se mettre sous la dent mais de gros dinosaures. De gros dinos qui se chamaillent devant des petits humains en délire...

primal_rage écran titre

Pour qui s'inquiéterait de voir des bonshommes au beau milieu des dinosaures, sachez que le jeu se déroule non pas pendant la préhistoire (même fantasmée) mais dans un futur post-apocalyptique où après la chute d'un météore (amenant avec lui ces grosses bestioles), la civilisation humaine a disparu. Les quelques survivants, en pagne ou en bikini, vénérent désormais ces nouveaux venus comme des dieux. 

A écailles ou à poils, ces dieux ont donc décidé une fois pour toute d'en découdre pour savoir qui régnera en maître sur cette planète...

Au sol, Raquel Welch tient les paris... 

Comme bébètes, on a droit à Sauron et à Diablo, 2 gros et gouleyants T-Rex (ce sont un peu les Ken et Ryu de Primal Rage). Ensuite il y a Blizzard et Chaos, 2 gros gorilles (des cousins certainement à King Kong), Talon, un raptor agile aux griffes acérées, Armadon, un puissant tricératops avec une queue qu'il utilise comme un marteau et enfin Vertigo, un dilophosaure au long cou qui crache du venin.

primal-rage-jaguar 2

Au final, on a droit à un total de 7 personnages, dont 2 paires avec les mêmes skins. Ce qui est peu. Néanmoins, on ne fait pas le tour du jeu en un quart d'heure. Maîtriser sa bestiole demande de l'entraînement. L'équilibrage du roster étant plutôt bien fait, chaque bestiole a des arguments suffisants pour être préférée aux autres...

King of the Monsters

La variété passe essentiellement par les nombreux coups spéciaux dont on dispose : projectiles, téléportation, défense de zone, étourdissement. Ils sont difficiles à sortir car ils demandent qu'on appuie, en plus des directions, sur plusieurs boutons en même temps : 2 au minimum voire 3. Ça ne pose pas de problème, à priori, sur une manette Pro-Controller à 6 boutons. Avec la manette classique, en revanche, la jouabilité est mise à rude épreuve : on jouera avec A, B, C et option pour les coups forts et les coups faibles.

primal_rage 3

Difficile dans ces conditions de n'utiliser que le pouce sur le coté droit de la manette. Il faudra jouer comme sur une borne d'arcade et se servir de tous les doigts de sa menotte pour pianoter les touches (à la manière d'un forcené). 

One Million Years B.C

Heureusement, la difficulté est totalement paramétrable pour éviter de péter un cable et on peut prendre son temps pour s'habituer aux commandes. Une fois sa bestiole maîtrisée, Primal Rage s'apprécie comme un bon jeu de baston : animé et nerveux. Si je devais le comparer aux autres cadors de la baston sur Jaguar, il se situerai juste derrière Ultra Vortek et loin devant Kasumi Ninja

Les dinos sont des sculptures en pâte à modeler, photographiées puis digitalisées à l'écran. Pour les animer, on a utilisé cette bonne vieille technique du stop-motion, de l'animation image par image comme au bon vieux temps de Ray Harryhausen et des films de dinosaures des années 50 (comme One Million Years BC entre autres). Le résultat, en plus d'être un clin d'oeil appuyé à ces vieux films, est je trouve assez réussi. C'est tout à la fois désuet, charmant et plutôt fluide.

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Graphiquement, le jeu (qui est sorti sur quasiment tous les supports existants de l'époque) se rapproche de la qualité arcade, en étant largement plus belle que les versions 16-bit et un cran au-dessus par rapport à la version 32X. On pourrait comparer cette version à celle parue sur 3DO. De bonne taille, les dinos sont cependant moins gros que ceux qui peuplent les versions Saturn et Playstation (ce qui est bien rageant !). 

Le Jaguar CD accueille des gros dinos playdos pour un bon jeu de baston, bien arcade et bien gore (quoiqu'un peu cher).

La manette classique n'est pas ce qu'il y a de plus adaptée pour y jouer. Préférez, si vous l'avez, le pad Pro Controller à 6 boutons (lui aussi un peu cher). Si vous ne l'avez pas, il faudra s'entrainer un peu plus, avant d'apprécier à sa juste valeur ces duels préhistoriques (du futur^^). 

Note_JagNote_JagNote_JagNote_Jag

la fiche du jeu sur AtariAge : http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareLabelID=1104

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02 janvier 2018

Double Dragon Nul

Double Dragon V

Double Dragon V - The Shadow Falls

1994 - Tradewest

Baston

la chute d'un Mythe

King des bornes d'arcade à la fin des années 80, Double Dragon nous mettait dans la peau du karateka Jimmy Lee. Sa douce Marian (une cousine de Peach) venant de se faire kidnappée par un affreux jojo, ni une, ni deux, on devait fracasser sans relâche du loubard tout juste sorti de prison dans des rues malfamées et des usines désaffectées. Cogner tout ce qui passait, l'oeil rivé vers l'horizon... 

DoubleDragon1

Quelques épisodes plus tard, les papas de Double Dragon, Tecnos ont laissé la place à Tradewest pour un Vème opus que personne n'attendait... Vu qu'à l'époque, il n'y avait pas d'épisode IV (il sortira en 2016!), que le III avait laissé les joueurs bouches bées par sa médiocrité et que le dessin animé Double Dragon, dont s'inspire ce jeu, est parfaitement grotesque.

Donc le V sortit et un cataclysme s'abatit sur la Terre. Fini l'ambiance urbaine des années 80, place à un univers SF ringard aux couleurs fluos. Fini le beat-them-all et cette progression à coups de mandales dans les niveaux, Double Dragon est désormais un jeu de baston un-contre-un à la Street Fighter II, comme les kids en raffolaient dans les années 90. 

Le résultat à l'écran : un saccage en bonne et due forme et une pierre tombale pour la saga...

Moche comme un Pou

Outre l'écran titre qui entretient le mystère et l'illusion (une grosse tête de méchant éclairée par des éclairs), la plus grande satisfaction et le plus grand réconfort que j'ai trouvé dans ce Double Dragon V se trouve dans le manuel. Oui, le manuel, ce livret, intégralement en papier et dans un noir et blanc économique. Il décline les habituelles explications des commandes et des menus dans une bande-dessinée. Alors certes, on a affaire à un comics de seconde zone et le look surligné des personnages laisse un affreux doute quant à la qualité du jeu, mais l'idée est amusante.

DoubleDragon2

Car une fois le jeu lancé, c'est la stupeur mélée a un certain effroi qui nous assaille sans jamais nous lâcher. Les frères Lee sont méconnaissables : de grosses têtes boursouflées sur de petits corps. Ils ont l'allure de Playmobils mal proportionnés et surtout, ils sont armés d'épées. Pourquoi ?! On ne pourra même pas, comme dans les précédents jeux, jouer du poing avec eux.

Impossible de se consoler avec le reste du Roster : un mélange de mutants proches de l'aubergine et de cyborgs rouillés qu'on aurait trouvé sans mal à la déchetterie du coin, la palme du perso malaisant et craignos (de toute l'histoire du jeu vidéo ?) revenant à la dominatrice Dominique. Avec sa couette, son fouet et sa tenue SM moulante, c'est le tue l'amour imparable !

Des duels absurdes

Sur une musique au bontempi, la barre de vie de l'adversaire descend lentement, car l'ennemi se défend en permanence nous laissant très peu l'occasion d'enchaîner les combos. L'animation est dégueue et la baston finit vite par ressembler à du "je te tape, tu me tapes, je te tape, tu me tapes" stupide et sans fin. Le Timer sera au final le grand vainqueur du combat puisque c'est lui, trop souvent, qui mettra fin à ces matchs interminables...

double_dragonV

La meilleure façon de gagner sera alors de spammer. Bourriner stupidement le même bouton. J'ai même l'astuce qui achèvera n'importe quel adversaire sans crainte : il suffit de laisser appuyer vers le haut, notre personnage sautera alors comme un cabri, sans discontinuer, et ensuite de matraquer pied ou poing. Victoire assurée ! L'ennemi est en effet incapable de contre-attaquer sur des attaques aériennes, il bloquera comme il pourra, avant de voir sa barre de vie rongée peu à peu.

double_dragon3

Parfait pour voir la fin du jeu et la grande destinée de nos héros (avec une vignette de fin comme dans Street Fighter II) ! On sera alors heureux d'apprendre que Sickle, le Punk ailé, aura ouvert son salon de coiffure ou que Jimmy Lee aura récupéré une énième fois sa douce Marian, tout en enfermant le méchant en prison.    

Le comble du ridicule est que cette version Jaguar est encore plus nulle que celles parues sur 16-bit !! Car sur Super Nintendo et Megadrive, on a droit à 4 persos supplémentaires (la version Jaguar les promet au dos de la boîte, je les cherche encore...), une meilleure animation (même si elle reste bien médiocre), des persos plus gros et des combats qui ressemblent d'avantage à des combats. Le seul avantage de cette version Jaguar 64-bit serait des décors plus fins, avec des couleurs plus criardes encore. 

Ne cherchez plus, le voici, LE jeu le plus pourri de la Jaguar. Du design d'un mauvais goût absolu au gameplay débilitique, ce cinquième volet anéantit, que dis-je atomise, la licence mythique de Double Dragon et ébranle la foi que j'ai pour le jeu vidéo (et pour la Jaguar). Atroce !

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la fiche du jeu sur AtariAge : https://atariage.com/software_page.php?SoftwareLabelID=1079

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28 juillet 2014

A Golden Harvest Presentation

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Dragon - The Bruce Lee Story

1994 - Atari (développé par Virgin)

Baston

La fureur de vaincre

Bruce Lee fut et restera à tout jamais le Maître absolu et incontesté des Arts-Martiaux. Sa mort prématurée à l'âge 32 ans et ses films de tatanne (au nombre de 5 seulement) le firent rentrer dans la Légende.

Qui ne se souvient pas de l'arrachage des poils du torse de Chuck Norris dans le Colisée (La Fureur du Dragon, 1972), de ses petits cris, de la furieuse nervosité et de la violence de ses combats ? Objet de culte, son jogging jaune, bandes noires (le Jeu de la Mort, 1973) va même jusqu'à hanter le Kill Bill de Tarantino.

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Sorti sur les écrans en 1993, le film de Rob Cohen, Dragon, nous conte de manière (très) romancée la vie de Bruce Lee.

Le jeu du même nom reprend tout logiquement la trame du film et nous propose de revivre les combats les plus marquants du Maître : combats de rue, clandestins, contre Jim Kelly avec sa coupe afro ou bien contre Han, le boss aux griffes acérées d'Opération Dragon

mon nunchaku dans tes dents

Oui, il n'y a rien de spectaculaire en terme de réalisation, Dragon sur Jaguar reste une conversion d'un jeu paru sur Megadrive et Super Nintendo.

Et si effectivement les décors ont bénéficié d'un soin tout particulier en étant redessinés, et s'avèrent dans l'ensemble assez fins et bien détaillés. On ne peut pas en dire autant des sprites et des animations, honteusement repiqués des versions 16-bit sans une seule once d'amélioration.

Dragon - The Bruce Lee Story (1994)

Le principe de jeu n'a pas non plus changé. Le jeu assume totalement sa qualité de simulation d'arts martiaux avec un choix unique de perso (à deux joueurs ou tout seul, c'est Bruce Lee sinon rien) et des combats à 1 contre 1 ou bien, c'était nouveau à l'époque, des 1 contre 2.

Ne vous attendez pas à un jeu de baston classique. Il n'y a pas de boules de feu à la Ryu, aucune fantaisie de ce type. Heureusement pour nous, la palette de coups est plutôt large car chacune des directions associés à un bouton nous permettent de varier au maximum les attaques.

Dragon - The Bruce Lee Story

On retrouve ainsi tous les coups du Jeet Kune Do, art martial dérivé du Kung Fu, création de Bruce Lee himself. 

Au fil des combats, une jauge (la jauge de Chi) se remplira à mesure que l'on tatanne. Une fois à peu près rempli, elle nous offre deux styles de combats supplémentaires : celui du "combattant" qui élargit la palette de coups avec une rapidité accrue, et le mode "nunchaku" qui permet de combattre avec la célèbre arme. 

Kill the Dragon !

Le jeu dispose incontestablement de certains atouts : il a un vrai cachet et le coté "simulation" n'est pas mauvais en soi.

Mais bon sang, manier Bruce Lee correctement s'avère pénible. Il y a souvent un temps de latence important entre la pression du bouton et la réalisation du coup à l'écran.

Cette jouabilité n'aide pas à apprécier des combats hasardeux, relevées à la sauce Harissa en termes de difficulté (l'adversaire s'énerve sur la fin), et une collision des sprites qui n'en finit jamais d'être suspecte. Combien de fois on pense toucher l'adversaire... et il ne se passe rien ?

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Le jeu ne ménage pas nos pauvres doigts qui bataillent contre une manette, laquelle n'a jamais semblé aussi peu ergonomique, aussi peu encline à exécuter nos commandes.

Avec de l'entraînement, on arrive à comprendre quelques fondamentaux pour progresser, comme l'importance de la jauge "Chi" et de l'écrasement facial lorsque l'adversaire est au sol. Mais si plaisir, il y a, il n'est, hélas, pas bien grand.

A mille lieux des Street Fighter et des Mortal Kombat, Dragon, réaliste, nous propose la palette complète, et sans aucune fantaisie des coups du Kung Fu.

Louable tentative de rendre hommage à cet art martial et à son Maître Bruce Lee, à défaut d'être très jouable ou très amusante...

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10 mars 2012

Virtua Tekken

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Fight For Life

1996 - Atari

Baston 3D

Dans l'Enfer de l'Au-delà... 

Entre l'Enfer et le Paradis, se trouve la zone spectrale, le Purgatoire, un endroit perdu où les morts se retrouvent avant d'être jugé. Sous les yeux du Gardien, huit combattants récemment décédés vont s'y affronter avec le secret espoir de repartir vivant de ce monde...

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Même avec ses 64-bit, la jaguar a toujours eu un train de retard sur les consoles concurrentes.

R.I.P Jaguar

Pour remédier à ça, Atari va mettre ses derniers centimes dans un projet ambitieux en débauchant un français, François-Yves Bertrand, un homme qui a travaillé sur le système des caméras de Virtua Fighter 2. Et le projet est tout trouvé : Fight for Life, un titre qui techniquement doit tenir la comparaison avec les cadors de la baston en 3d de l'époque.

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Et vu qu'Atari n'a plus de sous, François-Yves Bertrand va tout faire tout seul. Absolument tout faire : codage, animation, design... Il finira son jeu à bout de force. Pas aidé par Atari qui voulant abandonner la Jaguar au plus vite, se verra même contrainte de sortir le jeu (le jeu ayant été annoncé à grand renfort de spots publicitaires un an auparavant, une loi américaine oblige sa commercialisation) !

Le jeu sortit donc en avril 1996 et fut le tout dernier jeu édité par Atari sur sa Jaguar. Chant du cygne, titre crépusculaire, synthèse de tous les paradoxes de la Console... Jeu ambitieux, trop gros pour la 64-bit d'Atari, avec une 3d complexe comme aucun autre jeu jaguar n'en avait eu auparavant... mais tout de même fait avec des bouts de ficelle !

Kimura et Kara sont sur un bâteau...

Il est certain que le nombre de polygones par perso est restreint en comparaison d'un VF, mais il y a des textures mappées qui habillent les persos : Pog, ses lunettes et son bonnet, Kara et son mini short en jean, Mr.G et ses pecs lustrés...

La décomposition des mouvements est remarquable de fluidité, surtout en ce qui concerne les enchaînements et les choppes. On sent vraiment l'inspiration Virtua Fighter.

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La caméra est dynamique, s'éloigne, tourne autour des persos sans jamais perdre de vue l'action... Ou presque, après un saut mal négocié, on fait parfois dos à l'adversaire et une risette à la caméra. Une seconde plus tard, on se fait massacrer.

L'art de l'Esquive

En terme d'animation et de graphismes, le jeu tient franchement la comparaison avec Virtua Fighter de Sega et Tekken de Namco.

Il propose même deux innovations par rapport à ces deux titres : la possibilité de voler à l'adversaire vaincu deux de ses coups spéciaux et le bouton d'esquive qui remplace la garde habituelle des jeux de baston.

Le joueur peut aussi à l'aide d'un password garder son perso qu'il aura customisé au fil des victoires. Il pourra l'utiliser dans une autre partie et glâner de nouveaux coups !

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Ensuite, le bouton d'esquive permet non seulement d'esquiver les attaques adverses en faisant un petit pas de coté, vers l'arrière ou bien une surprenante roulade mais bel et bien de contre-attaquer dans la foulée. Un tel bouton donne un intérêt supplémentaire au combat. Il permet surtout de s'apercevoir à quel point Fight for Life use et abuse d'une 3d totalement libre, là où les premiers Virtua Fighter singeaient en réalité la baston en 2d.

La gestion des sauts est par ailleurs parfaite, bien meilleure que dans Virtua Fighter 1 et 2. Les coups de pied (et de poings) sautés sont si efficaces qu'on les utilisera volontiers dans les moments chauds ou contre les adversaires coriaces.

Faut pas être pressé

Néanmoins, Fight for Life n'a pas la réputation (sur la Toile et ailleurs) d'être un bon jeu. Au mieux, on appréciera l'effort et la joute en occultant le principal défaut du jeu. Au pire, on y jouera cinq minutes, excédé par ce même défaut... LA LENTEUR DES DéPLACEMENTS.

Non, je ne parle pas des enchaînements de coups qui sont souvent fulgurants et très réussis. J'évoque plutôt le piétinement des persos. Nos persos piétinnent, piétinnent et quand ça piétinne, ça piétinne

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Comme le jeu est basé sur l'esquive, comme les coups spéciaux sont durs à sortir et comme la barre de vie diminue au compte goutte, les combats sont très longs. TRES LONGS. Soyez prévenu, un round peut durer plusieurs minutes ! Un rythme atypique pour un jeu de baston.

Pour autant, Fight for Life parvient à susciter l'intérêt pour peu qu'on lui laisse sa chance. Notamment à mesure qu'on arrive à maîtriser son perso, la dimension tactique des combats prenant alors le pas sur tout.

Exemple : mon adversaire attaque, j'esquive donc, roulade sur le coté, je lui met un gros combos dans sa face, il tombe, se relève, je recule (j'aime bien reculer) et saute bien haut pour l'achever d'un gros coup de pied dans sa face. C'est facile à dire et au bout d'un moment, assez agréable à faire...

Fight for Life est le Tekken de la Jaguar, le Virtua Fighter de la 64-bit d'Atari. Même s'il n'est pas parfait (assez lent dans le genre), il a du mérite.

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la fiche du jeu sur AtariAge: http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareLabelID=1083

 

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24 août 2010

Liste des Coups spéciaux pour Kasumi Ninja

Les coups spéciaux de Kasumi Ninja ne sont franchement pas faciles à sortir et comme le manuel ne nous aide pas, je profite de l'occasion pour dresser la liste des coups spéciaux de ce jeu de baston.

Il y a peut-être des erreurs, n'hésitez pas à m'en faire part...

L'idée, si vous voulez trouver les coups par vous même, est de maintenir le bouton C et d'essayer différentes combinaisons avec les directions. Ce qui n'est pas simple du tout.

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Bon courage à tous les Ninjas !

-

Habaki le Ninja orange

Le Ninja de base. Sa fatalité, bien gore, est assez simple à réaliser.

Boule de feu : maintenir C, arrière, bas arrière, bas, bas avant, avant
Tornade de coups de pied :  maintenir C, arrière, arrière, avant, avant
Téléportation : maintenir C, haut, haut

Fatalité : maintenir C, arrière, haut (près de l'adversaire)

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Senzo le Ninja vert

Ce Ninja dispose des mêmes coups que son frère jumeau.       

Boule de feu : maintenir C, arrière, bas arrière, bas, bas avant, avant
Tornade de coups de pied :  maintenir C, arrière, arrière, avant, avant
Téléportation : maintenir C, haut, haut

Fatalité : maintenir C, haut, bas

-

Thundra l'amazone

Une fille en petite tenue aux attaques spéciales assez simples à réaliser.

Téléportation : maintenir C, bas, haut

Attaque de la Jungle : maintenir C, avant, avant, avant (près de l'adversaire)
Attaque éclair de la Jungle:  maintenir C, arrière, avant, avant (loin de l'adversaire)
Fatalité : maintenir C, haut, avant, haut, avant (loin de l'adversaire)  

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Chagi le Kickboxer

Un bon perso à la Johnny Cage. Sa boule de feu est assez simple à sortir.

Boule de feu : maintenir C,
arrière, bas arrière, bas, bas avant, avant
Super Coup de pied : maintenir C, arrière, haut
Coup de genou :  maintenir C, avant, avant + B (près de l'adversaire)

Fatalité : maintenir C, avant, arrière, avant, A (près de l'adversaire)

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Danja la Panthère 


Danja n'a pas grand chose pour elle : pas beaucoup de coups spéciaux et ses sauts sont assez minables.

Boule explosive : maintenir C, arrière, arrière, arrière, avant
Téléportation : maintenir C, bas, haut, haut

Fatalité : maintenir C, arrière, haut, arrière (loin de l'adversaire)

-

Pakawa le Chef Indien

Le Honda du jeu qui scalpe bien !

Coup de boule : maintenir C, avant, avant, avant (près de l'adversaire)
Tremblement de terre :  maintenir C, arrière, haut, haut
Couteau de Chasse : maintenir C, arrière, bas arrière, bas, bas avant, avant

Fatalité : maintenir C, avant, bas avant, bas, bas arrière, arrière (près de l'adversaire)

-

Alaric le Roi des Goths

Un perso qui fracasse

Coup du Marteau :  maintenir C, avant, haut
Glissade : maintenir C, arrière, bas arrière, bas, bas avant, avant
Lancer de Dynamite : maintenir C, bas, bas arrière, arrière, haut arrière, haut
Coup de genou : avant + B (près de l'adversaire)

Fatalité : maintenir C, avant, arrière, avant, B (près de l'adversaire)

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Angus l'écossais

Son coup du Kilt est légendaire, en revanche, pour arriver à le sortir, accrochez-vous !

Lancer du tronc d'arbre: maintenir C, bas, haut (près de l'adversaire)
Coup de boule: maintenir C, bas, avant (près de l'adversaire)
Coup du kilt: maintenir C, arrière, arrière haut, haut, haut avant, avant

Fatalité: maintenir C, avant, arrière, bas (près de l'adversaire)

 

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12 mai 2010

les Ninjas à Moustache attaquent !

kasumininja

Kasumi Ninja

1994 - Atari (développé par Hand Made Software)

Baston

Ninja !

Kasumi Ninja surfe sur la vague Mortal Kombat : persos digitalisés à partir de photos d'acteurs, coups de base communs à tous les persos et du sang qui gicle avec des fatalités bien gores ! Au final, un échec qui marque au fer rouge la pauvre Jaguar... Rappel des faits...

s_KasumiNinja_1

Pour son premier jeu de Baston, Atari nous envoie sur l'île de Kasumi, une île peuplée de ninjas. Gyaku, un méchant Ninja y organise un tournoi où s'affronte des Ninjas mais aussi un chef indien, une amazone, le Roi des Goths, un écossais en Kilt...

Entering the Combat Zone  !

Un commentateur imitant très mal le chinois (à la manière de Michel Leeb) vous accueille dans une arène en 3D. Vous pourrez y choisir vos combattants se présentant sous la forme de statues.

s_KasumiNinja_3

Au départ, on ne peut choisir qu'entre 2 Ninjas identiques (seule la couleur de leur combinaison change), des jumeaux répondant aux noms de Senzo et Habaki. Néanmoins, les choix s'étofferont au fil des combats. Il faut l'avouer, c'est une originalité appréciable du jeu : on peut choisir l'adversaire que l'on veut et surtout sélectionner les vaincus après chaque combat.

KasumiNinja_2

En plus des deux frérots, on a donc 6 autres persos. C'est pas beaucoup et ils se ressemblent tous au niveaux des coups ! De plus, c'est un peu le carnaval avec de tout et surtout du n'importe quoi : Pakawa, le chef Indien, Alaric, le Roi des Goths habillé en pyjama, Thundra, la vilaine Reine des Amazones arborant un bikini noir, Angus, l'écossais tout roux au Kilt bien classe ou encore Danja qui brille par son non-charisme absolu !

So Do Magie !

Accordons le, pour ce qui est du sang, Kasumi Ninja est une réussite.

kasumi ninjaaa

Il inonde le sol à mesure que les persos se tatannent, au point de recouvrir tout le parquet ! Les fatalités pour achever l'adversaire sont particulièrement sanglantes voire délirantes comme celle d'Angus qui vous décolle la tête d'un coup de pied et donne un coup de boule de volée à ladite tête lorsqu'elle retombe !!

Coté coups spéciaux, à part le coup du kilt d'Angus, ce n'est franchement pas terrible, chaque perso possédant dans la besace un projectile du style boule de feu et de un ou deux autres coups.

kasumi_ninja

Le fameux coup du Kilt d'Angus est emblématique du total nawak qui traverse ce jeu. Angus soulève son kilt et tire avec on ne sait quoi une grosse boule de feu. Voilà, rien à dire de plus...

Kasumi Nanar

...Si, on pourrait rajouter qu'outre un gameplay simpliste qui n'utilise que 2 boutons de la manette (heureusement, les directions permettent de varier les coups), Kasumi Ninja souffre d'une lenteur pachydermique qui finit de l'achever... Ce n'est pas tant le gameplay qui doit être remis en cause, les persos répondent bien (quoique pour les sauts, c'est une autre histoire...) mais plutôt l'animation, la grande coupable de ce fiasco. Pas très fluide et bien poussive.

Pour s'en convaincre, il suffit de jouer à un autre jeu de baston juste après une partie de Kasumi Ninja, à Mortal Kombat ou bien à Ultra Vortek sur cette même Jaguar...

kasumi_ninja3

Voilà, on peut se dire que le jeu est sympathique, facile, (trop facile même), pas spécialement désagréable et que les décors sont travaillés avec beaucoup d'éléments photographiques et de plans différents.

Mais on ne peut pas se mentir, ce n'est pas faire honneur aux petites joies kitsches que le jeu procure malgré tout (et font que je l'apprécie aussi pour ça).

Kasumi Ninja est ridicule dans les grandes largeurs et est faiblard dans tous les compartiments du jeu. Il n'arrive pas à la cheville du premier Mortal Kombat, son principal modèle et se fait enterrer six pieds sous terre par MK2 et Super Street Fighter 2.

Notons que la boîte promet un bandana "ninja", idéal pour avoir l'air encore plus abruti devant son écran !

Sinon pour ceux qui ont une âme de Ninja et qui veulent connaître tous les secrets du jeu, cliquez sur le lien qui suit :

LA LISTE DES COUPS SPECIAUX ET DES COUPS DE LA MORT !

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la fiche du jeu sur AtariAge : http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareLabelID=1095

 

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20 février 2010

Tu vas voir ta tête à la récré !

ultravortek

Ultra Vortek

1995 - Atari (développé par Beyond Games)

Baston

Annihilation Time...

Pour la petite histoire, il était prévu que Mortal Kombat 3 sorte sur Jaguar. Malheureusement, le titre ultra sanglant de Midway resta lettre morte, un effet de manche en plus de la part d'Atari.

A la place, on devait se contenter d'un sous Mortal Kombat ridicule à souhait, Kasumi Ninja (avec Angus l'écossais qui soulève son kilt et nous balance une boule de feu !! !) et de l'ignoble Double Dragon V.

Et l'annonce de la reprise d'un titre obscur jamais paru sur Lynx, Ultra Vortex, ne souleva pas les passions. Pire, à la vue des photos, il n'y avait guère d'espérance qu'un jour on se frite correctement sur Jaguar...

Ultra Kombat

Le X de Ultra Vortex s'est transformé en K, ce qui donne le titre étrange de Ultra VorteK. Des problèmes de droit sur le titre ?? Je n'en ai pas la moindre idée. Peut-être s'agissait-il d'un clin d'oeil d'Atari au K de mortal Kombat. Ou pire, une vengeance terrible d'Atari, pas content de ne pas avoir eu son Mortal Kombat pour sa console. Je pencherai pour la vengeance terrible : UVk pompe sans vergogne MK.   

L'histoire est à peu de chose près la même : une tablette à été découverte en Amérique du sud annonçant le temps du défi final contre le Guardien (un gros démon). Il détruira la terre si personne n'est capable de le battre...

s_UltraVortek_3_1_

Les persos sont un peu plus originaux... Quoique Lucius, le héros désigné ressemble à Liu kang et envoie des éclairs comme Christophe Lambert... Heu, Raiden. M'enfin, continuons. Si les persos ne sont pas nombreux, ils sont variés : il y a des robots, des humains et des mutants. Tout ce beau monde semble sortir d'un cauchemar allumé de Clive Barker. Leurs doux patronymes : Grok, Volcana, Dreadlock, Skullcrusher...

ultravortek2_1_

Coté gameplay, c'est ce qui ressemble à un copié collé de Mortal Kombat. Je dis bien "ressemble" car je m'étendrai plus loin sur les différences qui opposent les deux jeux. Les coups de base sont les mêmes, on retrouve les fameuses balayettes et les uppercut dévastateurs accompagnés d'un rire sardonique et de giclures bien sanglantes.

Bien entendu, il y a les inénarrables "fatalités" gores et délirantes. Citons pour la postérité la tête coupé qui s'écrase en très gros plan sur l'écran télé. Certaines fatalités -mes préférées car ce sont les plus faciles à réaliser- intégrent des intéractions avec le décor...

Mieux que son Maître !

L'ambiance aztèque extra-terrestre est bien rendu avec des décors colorés et détaillés. Ce n'est pas spécialement du meilleur goût ou très harmonieux mais le jeu a une âme et un charme de série Z bien à lui. Mention spéciale à la bande-son, du métal bien méchant tout à fait approprié à ce déluge d'effets gores.

Alors, c'est y mieux que Mortal Kombat 3 ??

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C'est pas difficile, je déteste Mortal Kombat 3, un jeu d'une difficulté sans nom, laid comme c'est pas permis et qui pour moi a ringardisé toute la franchise. Et puis MK3 se prend très au sérieux, pas Ultra Vortek. En terme de fun, Ultra Vortek écrabouille Mortal Kombat 3. Le gameplay est beaucoup plus agréable, moins raide. Le fameux système de défense de Mortal Kombat a été abandonné au profit de celui plus naturel de Street Fighter. On appuie donc vers l'arrière pour se protéger.

Ensuite, l'animation, souvent le parent pauvre des mauvais jeux de baston, est ici particulièrement fluide. Tout juste manque t-elle d'un soupçon de vitesse... Le mode Turbo, à débloquer avec un code (1+5+9 à l'écran titre), devrait me faire mentir. :)

Les coups spéciaux sont réussis et particulièrement efficaces pour tomber la vie, tantôt rigolos (les ronds de fumée du Rasta), tantôt dévastateur (le rocher attendrisseur de Grok), tantôt majestueux (l'aigle de Lucius)...

Ils sont surtout très simples à exécuter (et surtout on a le temps de les réaliser). Il suffit d'appuyer sur une direction avant d'en appuyer sur une autre ou encore plus simple, d'appuyer deux fois dans la même direction, le tout avec le coup de son choix. Chaque perso possédant 4 ou 5 coups spéciaux différents, il y a de quoi faire.

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Dans Ultra Vortek, je prend du plaisir à manier tous les persos (d'habitude, c'est deux ou trois pas plus). De Volcana (boules de feu à la chaîne) à Lucius (éclairs à la chaîne) en passant par Dreadloc (ronds de fumée à la chaîne) ou Buzzsaw (qui fait du petit bois).

Ultra Vortek est un bon jeu de baston sur Jaguar, amusant voire jubilatoire. Connaissant les Way of the Warrior, Kasumi Ninja, Primal Rage, Mortal Kombat 3 et consorts, c'est de très loin le meilleur clone de Mortal Kombat.

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la fiche du jeu sur AtariAge : http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareLabelID=1123

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