06 janvier 2019

Atlantic Rim

IS 2

Iron Soldier 2

1997 - Telegames (développé par Eclipse Software)

Shoot 3D

un nouvel ennemi

Alors que tout allait bien dans le meilleur des mondes, PENTA, une nouvelle organisation criminelle, menace avec son puissant arsenal la toute nouvelle démocratie mise en place. Il est temps, mesdames et messieurs, de ressortir notre Goldorak du garage...

IronSoldier2

Comme son nom l'indique, il s'agit de la suite d'Iron Soldier, un jeu qui nous permettait de piloter un mécha de la taille d'un building. Sorti en 1994, ce premier jeu avait su s'imposer comme une référence sur Jaguar et un challenge de tout premier choix pour les joueurs en quête de défis bien relevés. La suite initialement prévue en 1996 sous l'étendard d'Atari fut d'abord annulée avant d'être finalisée en 1997 par Telegames, qui prendra soin de l'éditer sous 2 formats : cartouche et CD.

On retrouve bien entendu tout ce qui faisait le succès du premier opus : villes en 3D où tout ce que l'on voit est destructible, mécha customisable de la tête aux pieds, engins de morts sur terre et dans les airs, missions variées... et bien sûr des améliorations attendues. Mais gare à ceux qui s'y essaieraient sans en être averti : la difficulté (déjà bien retorse dans le 1er) a été revue à la hausse...

Dead Zone ! 

Cette suite ne fait clairement pas dans le sentiment. C'est un déchaînement de poudre qui s'abat sur notre carcasse de métal et ce, dès la première portion de ville visitée. Entre autres ennemis, les redoutables Iron Soldiers qui se faisaient rares dans le premier (comme de vilains croquemitaines), sont désormais nombreux et nous agressent déjà dans les premières missions.

354659-iron-soldier-2-screenshot

Iron Soldier 2 est un jeu Hardcore, exigeant du joueur beaucoup de réactivité, un sens tactique certain... Et une grande résistance au découragement. Il arrive en effet qu'on meurt, en quelques secondes, à cinq mètres de l'objectif, après une bonne heure à gérer parfaitement sa barre de vie.

La chasse aux items (munitions et vie) s'avère donc primordiale pour survivre mais implique de détruire un maximum les bâtiments pour les trouver. Or ces mêmes buildings nous protègent souvent des ennemis et nous évitent d'avoir une armada qui nous tire dessus de tous les côtés (on redoutera d'ailleurs rapidement la moindre zone dégagée). La difficulté est de gérer territorialement sa progression : tout détruire, oui, mais intelligemment.

Iron Soldier 2 C

Comme toujours, la persévérance a du bon. Pour apprécier, je pense qu'il est primordial d'avoir jouer au premier opus avant. A la manière d'un sérieux entraînement, il nous prépare au mieux à cet Enfer sur Terre, en nous habituant aux commandes et aux objectifs.

Ghost in the Shell

Concernant les améliorations par rapport au premier, les textures mappées sont à la fête en habillant un maximum les ennemis et les éléments du décors (les bâtiments en particulier), sans qu'on perde une once de fluidité en terme d'animation.

Fini l'aspect ancien du premier avec sa 3D face pleine que certains jugeaient rudimentaire. On a aussi droit à de nouvelles armes (un gros fusil à pompe, un lance-grenade, un lance-rockets à tête chercheuse... J'adore !) et à de nouveaux ennemis, notamment ces SATYRS à deux pattes, particulièrement véloces, qu'on croirait tout droit sortis d'un Star Wars. On pourra même en incarner un en le débloquant !

354655-iron-soldier-2-screenshot

Les missions sont plus nombreuses aussi (20 missions, 16 pour le premier), toujours aussi variées (destruction massive, escortes, course-poursuite dans la ville, etc.) tout en étant plus longues qu'avant avec des zones plus élaborées et du coup, plus complexes à aborder. 

Pour cet épisode, hélas, il n'y a pas d'overlay ; vous savez, cette petite carte en plastique que l'on glissait sur le pavé numérique pour personnaliser les commandes... On pourra toutefois se servir de celle que l'on trouvait dans le premier jeu, pour changer d'armes facilement. 

Bigger, better, stronger, voilà ce qu'est Iron Soldier 2 !

Cette suite assure sur tous les plans, en tenant toutes ses promesses en terme d'action. Elle m'a aussi littéralement déssoudé du point de vue de la difficulté (du coup, je préfère le premier, plus abordable).

Iron Soldier 2 plaira donc à ceux qui aiment les challenges bien durs, en acier trempé ! Concernant les 2 versions du jeu : cartouche et CD; d'évidence, préférez la version CD, moins chère, avec des cinématiques en images de synthèse en plus.

Note_JagNote_JagNote_JagNote_Jag

la fiche du jeu sur AtariAge : https://atariage.com/software_page.php?SoftwareLabelID=1092

Posté par le barbu à 02:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


06 août 2014

Total Wormage

worms

Worms

1998 - Telegames (développé par Team 17)

Action Stratégie

Les lombrics attaquent !

Branle-bas de combat, les vers de terre sont en guerre et sortent l'artillerie lourde !

Tout droit sorti de l'imagination d'Andy Davis, Worms est un jeu cultissime, le genre de jeu qui ne paie pas de mine mais dont le concept génial a enthousiasmé des millions de joueurs, sur toute une série de jeux (malgré un délicat passage à la 3d).

worms screen title

Succès immédiat, Worms eut les honneurs de se retrouver sur toutes les machines de l'époque. Mais il faudra attendre quasiment trois ans après la première version Amiga en 1995, pour voir le jeu, enfin, sortir sur Jaguar. Grâce soit rendue à l'abnégation de l'éditeur Telegames.

Bref, pour tout joueur qui a l'âme d'un collectionneur, Worms est clairement un indispensable sur Jaguar... Et je m'en vais vous expliquer pourquoi ce jeu est si bon.

Les petits cousins d'Earthworm Jim

Avec ses combats au tour par tour typique du jeu d'artillerie, le but du jeu de Worms est on ne peut plus classique : il faut détruire tous les vers ennemis. Mais Worms se démarque du commun des jeux de guerre en étant joyeusement absurde.

En plus de l'incongruité de voir s'affronter de minuscules invertebrés armés jusqu'aux dents, on a tout le barda parodique qui va avec, et qui met vraiment de bonne humeur. Les animations sont par exemple du pur cartoon bien délire. Il n'y a qu'à voir le vers, après une chute, s'enfoncer la tête la première dans le sol et ressortir de là comme un bouchon de bouteille. 

worms2

Certaines armes sont hilarantes comme celles spéciales, disponibles uniquement dans les caisses qui tombent du ciel : le mouton qui gambade gaiement avant d'exploser violemment, et la célèbre et mortelle bombe banane, une bombe à base de multiples bananes explosives ! 

Pour ce qui est de l'arsenal, il n'est pas que délire, il est aussi particulièrement efficace pour faire de la charpie de vers : bazooka, grenade, missile à tête chercheuse, bombes à défragmentation, bombardement aérien... Au corps à corps, en plus de la dynamite, on peut également se prendre pour Ryu de Street Fighter avec des fire punch et des dragonball.

Bombe Banane en vue  

Sur un concept aussi simple de destruction massive, le jeu s'appuie sur des variables qui imposent au joueur de s'adapter sans relâche. Le terrain, les éléments du décor, les mines et la position des vers, tout est généré aléatoirement. Ce qui induit des avantages et des désavantages dès le départ.

Un vers isolé, caché dans des contreforts ou entre deux cahutes sera par exemple bien difficile à déloger. Par contre, si les vers sont regroupés à découvert, au bord de l'eau, le pourcentage de perte augmente considérablement.

s_Worms_5

Cette part de hasard fait tout le sel de Worms car aucune des parties ne se ressemblent. 

Pour jouer à Worms, il faudra également du doigté, jauger au mieux les distances et penser à tous les obstacles et aux éventuels rebonds (la grenade par exemple rebondit telle une balle de ping-pong). Toute la puissance de notre tir dépendra de la fameuse barre en bas de l'écran, laquelle se remplit plus au moins en fonction du temps à presser le bouton. Et un peu comme dans un jeu de golf, on devra également apprécier le vent, sa force et sa direction pour envoyer un missile à bon port.

A bas le vers solitaire !

Graphiquement, il n'y a rien de renversant mais le jeu est bien mignon et d'une qualité équivalente aux versions 32-bit... Sans les cinématiques toutefois, support cartouche oblige.

Doté d'une profondeur de jeu insoupçonnable lorsqu'on découvre le jeu, Worms est malheureusement assez mal servi par le mode solo. Pas d'histoire, pas d'aventure, jouer seul revient à aligner les matchs sans autre but que d'évoluer dans un ephémère classement entre équipes.

Et le Cpu n'a ni le charme de votre amoureuse, ni le bagout d'un bon pote. Surtout, ce bougre fait très peu d'erreur dans les tirs à distance, la précision avec laquelle il nous envoie ses grenades de l'autre coté du niveau étant pour le coup assez inhumaine. La seule solution pour lui faire rendre la poussière, le corps à corps où il oublie souvent d'attaquer.

worms1

Oui, c'est bien connu, Worms n'a jamais bâti sa réputation sur le mode solo. 

C'est son mode multijoueur qui en a fait un titre mythique. Et ma foi, à deux, Worms devient absolument irrésistible, les combats entre humains s'équilibrant parfaitement. Ils s'avèrent souvent serrés, car rien n'est jamais vraiment acquis.

Une supériorité numérique peut vite être enrayée. Une arme glânée grâce aux caisses ou un tir raté peuvent en effet souvent changer la donne. Les stratégies se mettent ainsi en place pour contrer rapidement celles de l'adversaire mais également pour retourner les situations les plus compromises.

Même si j'avoue que le prix du jeu peut légitimement faire fuir n'importe qui (comptez 100 à 150 euros, c'est le prix de sa rareté), on peut remercier Telegames pour cette version Jaguar des vers de terre.

Worms est un jeu cultissime qui distille un plaisir immédiat. En plus d'être un excellent jeu de stratégie, c'est le meilleur jeu multijoueur de la 64-bit d'Atari.

Note_JagNote_JagNote_JagNote_JagNote_Jag

la fiche du jeu sur AtariAge: https://atariage.com/software_page.html?SoftwareLabelID=1117

Posté par le barbu à 01:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

24 juillet 2013

Guerre et paix

baldies

Baldies

1995 - Atari (développé par Creative Edge Software)

Stratégie

Tout plein de petits chauves

Sur Jaguar Cd, Baldies est un petit cousin de Lemmings et de Cannon Fodder voire même de Settlers, un STR qui nous laisse entre les mains la destinée de petits êtres chauves.

s_Baldies_2

Comme tout bon STR de l'époque, il faut se plonger une bonne demi-heure dans le manuel pour saisir les commandes, l'interface et les intéractions de tout ce petit monde. Et encore, même une fois dans le jeu, même en ayant potasser le manuel, il faut accepter de comprendre les choses petit à petit... 

Enfermés dehors

L'objectif de chaque mission est pourtant clair : détruire l'ennemi.

Pour cela, nous avons donc des petits bonhommes (chauves) qui gambadent dans l'herbe et quatre classes de personnage, quatre métiers qu'on pourra librement leur attribuer. Il y a la classe de base, les ouvriers en rouge qui se reproduisent comme des lapins, les constructeurs en bleu qui construisent, les scientifiques en blanc qui inventent des pièges et enfin les soldats en vert qui dézinguent.

Ces petits bonhommes ont la particularité de produire toutes sortes de ressources (munitions, inventions, nouveaux baldies, améliorations de bâtiment) à l'intérieur de petites maisons.

s_Baldies_4 

Lorsqu'ils sont dehors (sauf pour les militaires), il regagnent des forces, de l'énergie nécessaire aux ressources, en se baladant et en faignassant sur la carte. Le jeu est donc de faire la balance entre la production dans les maisons et la récupération d'énergie au grand air.

Ensuite, n'oublions pas les ennemis, car il y a des ennemis (qui, eux, sont chevelus). Au début, normal, les ennemis sont passifs, pas très agressifs. Ils restent sagement dans leur coin. Il faudra passer quelques missions avant de se faire agresser de toutes parts.

Des Têtes d'Oeuf qui volent...

Nos Baldies ont du pain sur la planche : builder, crafter, produire, se reproduire, guerroyer...

s_Baldies_5

Si vous avez besoin des Baldies, il ne faudra pas hésiter à les réveiller quand ils roupillent au soleil dans un coin perdu de la carte ou récupérer ceux qui font de la balançoire, planqués dans les arbres (!).

Les pièges des scientifiques, à placer sur le territoire ennemi, sont géniaux. Ils permettent stratégiquement de dégager le terrain. On peut aussi s'amuser des petites animations délires (des morts bien cartoons) lorsqu'un ennemi se prend les pieds dedans. Ce qui donnent envie de pousser les recherches jusqu'au bout et d'abuser de ses mortelles trouvailles.

Une fois qu'on a construit quatre maisons, on a la (précieuse) possibilité de faire voler nos Baldies. Idéal pour débarquer en nombre en territoire ennemi et d'en découdre une fois pour toute avec les chevelus. Pour cela, il suffit de cliquer sur l'icône du baldy ailé, de laisser appuyer sur B en dirigeant le curseur pour sélectionner plusieurs Baldies et de choisir la destination.

baldies_(cd)

Avec l'habitude et après la découverte de petits racourcis (changer la classe des Baldies sans quitter la maison), l'interface s'avère pratique et agréable. On peut aussi accélérer la vitesse de deplacement du curseur en appuyant sur A.  

Aucun doute là-dessus, Baldies a pas mal de qualités dans sa besace. Il a aussi ses petits défauts.

On s'amuse mais mieux vaut être prévenu, le rythme de la partie n'est vraiment pas trépident. La lassitude peut pointer le bout de son nez à tout moment.

Ensuite techniquement, Baldies n'a rien d'un jeu très impressionnant pour le support. Graphiquement, c'est mignon mais ça reste de la 2d à l'ancienne. Et pour ce qui est des musiques, elles ne bénéficient pas du tout du support Cd, c'est vraiment dommage ! Reste que l'intro est jolie : un petit court métrage d'animation de quelques minutes avec des Baldies en pâte à modeler. 

STR pépére sur Jaguar Cd, on aurait pu se contenter d'une version cartouche vu que le support Cd n'est pas du tout exploité. Toutefois, si comme moi vous vous prenez d'affection pour ces petits êtres chauves, Baldies s'avère être un mange temps bien agréable.


Note_JagNote_JagNote_Jag

la fiche du jeu sur AtariAge: http://atariage.com/software_page.html?SoftwareLabelID=1063

Posté par le barbu à 05:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

22 juin 2012

le Top du Gun

Blue Lightning

1995 - Atari (dévelopé par Attention To Detail)

Rail Shooter

After Burner et Blue Lightning sont sur un bateau...

Nous sommes un pilote émérite des Nations Unies qui avec sa collection grandissante d'avions de chasse (F16 Horner, A10 Thunderbolt, F14 Tomcat, MIG 29 etc...), va tout détruire autour de la terre... Enfin surtout l'armée de bandits du sinistre Général Drako, notre principal ennemi.

Avant d'être un bête remake d'After Burner de Sega (auquel on pense de suite), Blue Lightning se trouve être la suite d'un des meilleurs jeux de la Lynx et l'un des deux jeux vendus avec le Jaguar Cd (l'autre étant Vid Grid), soit un jeu censé concentrer tout le potentiel du fauve...   

...Blue Lightning tombe à l'eau...

Pourtant, dés les premiers instants du jeu, difficile de ne pas être déçu devant le résultat. A vrai dire, les seuls moments où le jeu exploite les capacités qu'offrent le support Cd sont ces séquences en image de synthèse (introduction, présentation de l'avion avant la mission, etc...). L'introduction fait d'ailleurs bien illusion mais pas très longtemps, malheureusement...

Toute la partie "jeu" est en 3d bitmap outrageusement pixelisée (du gros zoom de sprites avec un sol qui défile en 3d mappée) avec des éléments graphiques qui semblent avoir été intégré au décor avec un burin. L'animation saccade, l'image tremblote, les premiers instants sont terribles !

Certes, certains éléments qui apparaissent à l'écran sont énormes, faisant plus d'un quart de l'écran et oui, la variété des environnements entre les îles du pacifique, le grand canyon ou les steppes russes, est appréciable... Mais l'ensemble manque indéniablement de soin.

C'est dommage car dans le genre Rail Shooter, Blue Lightning n'est pas mauvais du tout. 

...que reste t'il, alors ?...

Blue Lightning sur Lynx, par rapport à After Burner, était un Rail Shooter qui privilégiait une grande liberté de mouvements. On pouvait évoluer au choix dans les airs, au dessus des nuages, mais aussi tout près du sol.

Sur Jaguar, on retrouve bien entendu des batailles en plein ciel à mac 15 contre des Mig-29. Néanmoins, le choix de monter au septième ciel et de faire un piqué vers le plancher des vaches n'est plus permis.

Il faudra choisir la mission correspondante, soit près du sol ou dans les airs, et rester, bien sagement, confiné dans un couloir.

Heureusement, les objectifs varient d'une mission à une autre. On escortera par exemple un gros n'avion sans défense à 10.000 pieds, on larguera des bombes sur un camp de mercenaires qui se trouve au beau milieu de la jungle amazonienne ; ou on détruira à grands coups de Napalm tout un complexe chimique dans le bush australien. Parfois, il faudra détruire une cible à la toute fin de la mission comme un gigantesque porte-avion ou une grosse centrale électrique.

A ce propos, les missions dans la ville avec des tas de buildings à éviter sont les plus dures mais aussi les plus amusantes à faire. Un bon point pour ce Blue Lightning.

L'autre bon point est à mettre au crédit de la bande son rock plutôt pêchue qui, sans être inoubliable, remplit bien son rôle pour mettre l'ambiance.

After Burner

Du coté du gameplay, le jeu est bien bourrin, un poil brouillon aussi.

On a la possibilité d’accélérer et de pourchasser les ennemis en fuite ou de freiner pour éviter d'être pris soi-même en chasse. Bonne idée bien exploitée.  

Si au sol, on prend un malin plaisir à arroser le sol de mitraille sans réfléchir et à éviter la falaise ou le building, les missions aériennes se révèlent un peu frustrantes. Car avec des bataillons d'avions ennemis aussi mobiles que des guêpes, ces phases demandent de la précision au tir, ce que n'accorde pas toujours le tir simple.

Reste qu'on a, comme dans le mythique After Burner, le lock automatique bien pratique pour cibler les ennemis sans se prendre la tête et les missiles à tête chercheuse, très efficaces dans le genre. Armement de base auquel on peut ajouter des bombes à fragmentation et du Napalm pour les attaques au sol. Mais diable, où sont les items pour recharger les soutes ?

Bourrin comme il faut, Blue Lightning est un rail shooter qui défoule bien. Reste qu'il faudra pour le commun des joueurs, passer outre une première impression très négative et des graphismes, à l'évidence, pas très soignés.


Note_JagNote_JagNote_Jag

la fiche du jeu sur AtariAge: http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareLabelID=1066

Posté par le barbu à 15:03 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

28 mai 2011

War Has Never Been So much Fun.

canonfodder

Cannon Fodder

1995 - Virgin (développé par Sensible Software)

Action Stratégie

La Guerre n'a jamais été aussi Fun !

Le jeu démarre sur les notes d’un reggae bien cool qui clame que la guerre n’a jamais été aussi fun… C’est là toute l’ironie mordante d’un titre qui envoie nos petits soldats à la boucherie. Car malgré le délire, la guerre dans Cannon Fodder, c'est un véritable carnage.

s_CannonFodder_1

Cannon Fodder veut dire chaire à canon en français et pardi, que ce jeu porte bien son nom ! Nos premières classes attendent à la queue-leu-leu qu’on les débarquent sur le champs de bataille. Tout juste à coté, dans le cimetière, les petites croix blanches se multiplient…

Commando au pays des Schtroumpfs

Les briefings des missions sont clairs et souvent concis : tout détruire et/ou tuer tout le monde.

cannonf0

Tout aussi direct, le gameplay est intuitif et surtout beaucoup plus simple qu’on pourrait le croire pour un jeu de stratégie. Un curseur à déplacer, un bouton pour le tir et un autre pour lancer des grenades ou tirer au bazooka…

Le reste se passe sur la colonne de gauche en appuyant sur Option : carte, choix des armes spéciales et gestion de la troupe. En cliquant sur les noms et sur le logo, séparer le groupe pour former des petites escouades s’avèrera primordial pour progresser. Capital même !

s_CannonFodder_4

J’ai bien aimé les premières missions bien faciles (et bien fun) mais c’est vraiment à partir de la mission 5 que le jeu prend toute sa dimension stratégique et son intérêt. Le jeu est très dur et nous pousse dans nos derniers retranchements, nous obligeant sans cesse à nous adapter minutieusement à la topographie du terrain ou aux placements des différents ennemis… On doit vraiment réfléchir tous nos déplacements et nos actions. Suivant les situations, on deviendra un chef des armées fin stratège, fin limier ou bien un Rambo bourrin, un survivor de la jongle qui fonce dans le tas (des fois, ça peut marcher).

Et lorsque les missions sont très difficiles, c’est par petits paquets qu’on perd son armée d‘inconscients. La liste des noms des soldats décimés défilent à la fin des missions comme pour nous rappeler ce qu‘est la guerre. Vu la longueur de la liste parfois, on n’est pas loin de culpabiliser d‘avoir été aussi mauvais ! On en verserait presque une petite larme pour eux…

Efficace comme un tir de bazooka

Pour peu qu’on accepte le défi en sacrifiant une bonne partie de son armée, Cannon Fodder s’avère particulièrement prenant et intense. On prend un malin plaisir à canarder tous ces petits sprites dans des gerbes de sang. A s’infiltrer en toute discrétion dans les zones ennemis, profitant des cabanes et des petits arbres… Ou bien à écraser nos ennemis avec une jeep !

can2

Même si la réalisation n’est pas exceptionnelle pour la 64-bit d’atari, tout est mignon avec des environnements détaillés et variés (de la banquise au grand canyon…).

Véritable signature visuelle de Sensible Software, nos soldats, des lilliputiens résumés en quelques pixels, ont énormément de personnalité. Et la bande-son n’est pas en reste : le génial reggae de l’intro, l’ambiance et tous ces bruitages qui claquent aux oreilles comme ces hurlements ennemis sous nos rafales de tir…


Bien marrant et néanmoins exigeant, Cannon Fodder m’a surpris et n'a vraiment rien du petit jeu auquel je m'attendais.

Note_JagNote_JagNote_JagNote_Jag

la fiche du jeu sur AtariAge: http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareLabelID=1071


Posté par le barbu à 13:50 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

22 octobre 2010

Goldorak, Go !

ironsoldier

Iron Soldier

1994 - Atari (développé par Eclipse Software)

Shoot 3D

Guérilla Urbaine

Futur immédiat, le monde est sous le joug d'une dictature militaire incarnée par l'IFC. Cette sombre corporation écrase au propre comme au figuré  toute velléité de contestation avec son armée ultime de méchas géants : les Iron Soldiers. Membre de la Résistance, vous avez réussi a voler un exemplaire de ces soldats de fer et vous comptez bien vous en servir pour  renverser à vous tout seul l'IFC.

IronSoldier1

Iron Soldier est une simulation de Mécha. Comme dans Goldorak, on se retrouve aux commandes d'un robot géant surarmé, confortablement assis dans la tête du robot qui fait office de cockpit. Tout confort...ou presque. Le Warning vous alertant d'une explosion imminente clignote.

Le Géant de Fer

La vraie force d'Iron Soldier, c'est son gameplay complexe et novateur. Avant chaque mission, notre Goldorak est customisable de la tête aux pieds. On peut disposer les armes que l'on veut (du moins celles que l'on a) sur différentes parties du corps. Jusqu'à 9 armes distinctes sans compter les poings et les pieds (au choix une mitraillette Gaitling sur l'épaule gauche, des grenades à la taille droite, etc...)...

IronSoldier3

Un overlay (la fameuse petite carte en plastique) se glisse sur le pavé numérique de la manette, le robot y est dessiné et chaque partie du corps, à laquelle on a donc adjoint une arme, correspond à un bouton. C'est astucieux même si on est souvent obligé de jeter un coup d'œil sur la manette pour changer d'arme. Au début, on perd souvent de précieux dixièmes.

Lorsqu'on débarque dans le jeu, surprise, la vision est panoramique ! Vous pourrez constater que vos pieds écrasent bien un tank au sol ou que dans le ciel un hélicoptère vous inondent de missiles. Il est aussi possible de tirer dans la direction que l'on souhaite tout en se déplaçant. 

ironsoldier2

L'environnement urbain est en 3d sans texture. Oui, le rendu est un peu vieillot, mais cette fameuse vision panoramique associée à une animation bien fluide offre de très bonnes sensations.

Tout autour de nous, il y a plein de buildings, des usines, des maisons et il est possible de tout détruire. Avec ses propres poings, en marchant dessus ou en balançant des grenades. Beaucoup de bâtiments renferment des caisses de soins ou des munitions (néanmoins, vous pouvez veiller à garder les lieux intacts pour vous protéger des tirs ennemis...).

Fulguro Poing !

Il faut aussi accepter la difficulté (ça fait partie du jeu) de déplacer avec aisance un Mécha de 13 mètres de haut et de plusieurs tonnes entre deux buildings.

Piloter Goldorak demande en effet du doigté et une réactivité de tous les instants. Les ennemis entre les hélicos, les tanks et autres tourelles nous canardent avec allégresse. Contre un de vos très rares congénères, un Iron Soldier, aucun répit ne vous sera accordé. Absolument aucun.

IronSoldier5

Un petit conseil pour vous en débarrasser : balancer rapidement et à bonne distance toutes vos grenades (ou vos Rockets si vous en avez). Attention ! Si vous êtes trop loin, vous risquez de gâcher vos munitions, si vous êtes trop prêt, vous risquez tout simplement de passer un sale quart d'heure !

Pour parler des missions, elles s'offrent à nous par série de quatre (16 en tout) et sont très variées. Cela nous oblige à bien lire les briefings (qui sont traduits en français dans le manuel) et à bien choisir l'ordre des missions (pour récupérer la bonne arme dans l'une et détruire la bonne cible dans l'autre).

IronSoldier9
Les cibles à détruire vont du simple complexe militaire aux ponts à haubans, aux grandes frégates "béhémot" qui sont en train de quitter le port (il faut aller vite dans ces cas-là) au petits camions de marchandises qui sont difficiles à trouver en pleine ville. Il faut parfois défendre des attaques ennemies  un bâtiment ou un convoi de la Résistance (des missions difficiles, très difficiles). La méthode est de rigueur, soyez donc rigoureux dans la méthode. :)

Difficulté en Acier Trempé

Malgré le coté destruction totale, Iron Soldier est un jeu intelligent. Il offre d'excellentes sensations (un mécha, c'est lourd mais c'est le pied à diriger) et on doit s'adapter en permanence (rigueur, méthode). Le jeu est assez difficile surtout lorsque le facteur temps joue en notre défaveur. Même avec la sauvegarde après une série de quatre missions victorieuses, on a que deux petites vies (traduction : un seul continue) et le Game Over fait mal, très mal...

IronSoldier8

J'ai bloqué de longs mois sur une mission, ce qui m'empêchait d'apprécier pleinement le jeu. Ses qualités étaient évidentes mais je lui préférais la simplicité et le coté arcade d'un I-War. J'ai récemment débloqué la situation (ouf de soulagement !) en y allant franco. Et même si je n'ai pas encore fini le jeu, ce fut une vraie libération !

Après autant d'émotions, il ne fait aucun doute qu'Iron Soldier est un challenge de tout premier choix sur Jaguar. Un grand jeu complexe, novateur et exclusif à la 64-bit d'Atari. Un grand jeu au moins de la taille d'un Mécha géant surarmé.

Note_JagNote_JagNote_JagNote_JagNote_Jag

la fiche du jeu sur AtariAge : http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareID=2505

Posté par le barbu à 22:45 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,