14 mai 2017

Dirk, perdu dans l'espace

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Space Ace

1996 - ReadySoft

Dessin animé interactif 

Borf Contre Attaque

Avec Dragon's Lair paru sur borne d'arcade en 1983, un ancien animateur des studios Disney nommé Don Bluth créa un tout nouveau genre de jeux vidéo : le dessin animé interactif.

On y incarnait un chevalier téméraire pérégrinant dans un château bourré de pièges. Il fallait choisir la bonne action à la seconde près, sous peine de morts affreuses et irrésistiblement cartoons. Malgré sa difficulté démente, le jeu fit sensation (il dénotait franchement à coté des autres jeux de l'époque qui ne proposait que quelques pixels sur fond noir) et fit un véritable carton, ce qui encouragea l'équipe de Don Bluth a signer l'année suivante un autre jeu sur le même principe. 

Space Ace

Space Ace vit ainsi le jour. On retrouve la même veine comique qui animait Dragon's Lair mais cette fois-ci tout ce passe dans l'espace dans une ambiance de Space Opera proche de Star Wars. Pour le pitch, notre tendre Kimberley vient de se faire enlever par des extra-terrestres. Sous les traits d'un ado, pouvant se transformer sous l'effet d'un rayon en beau gosse musclé à la mâchoire carrée, à nous de jouer les héros et de triompher des E.T pour la sauver.

GET ME OUT OF HERE !

Avec l'avennement des consoles à Cd dans nos foyers au milieu des années 90, l'éditeur Readysoft s'est appliqué à adapter les 2 jeux de Don Bluth, et même une production maison nommée Braindead 13, devenant ainsi les spécialistes du genre. Pour ne parler que de Space Ace, la conversion sur Jaguar Cd est honnête mais la résolution n'est pas optimale. C'est pixellisé, alors moins que sur Mega Cd mais bien plus que sur Cd-i dont la version s'apparente en comparaison à un "arcade perfect". Au niveau de la bande son, c'est pas mal, la musique est déjantée mais les bruitages manquent de péter aux oreilles, le son étant un peu voilé

Space Ace 1

Passé ces constats, l'aura disneyenne est bien là, le style graphique de Don Bluth partagé entre Tex Avery et Disney est génial et les animations aux amphètes sont toujours aussi remarquables, d'autant plus que le rythme des séquences est particulièrement soutenu. Sur Space Ace, un cap a même été franchi depuis Dragon's Lair. Ici ça s'enchaîne non stop, sans aucun temps mort...

Du die and retry... and die

Que ce soit sur une base orbitale ou dans l'espace, ç'en est même exagéré : action totale à fond les ballons, montage pétaradant et un piège toute les secondes ! Les détracteurs du jeu ont d'ailleurs beaucoup reproché ce coté épileptique à Space Ace, l'action peu lisible au premier coup d'oeil accroissant de manière exponentielle la difficulté.  

Or -et c'est un joueur allergique à la base à ce genre qui parle- il est possible de progresser dans cette suite de QTE hardcore sans rager, s'arracher les cheveux et jeter console et télé du 9ème étage.

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Les commandes sont très simples : haut, bas, gauche, droite pour les directions à prendre et tir pour blaster les ennemis. L'erreur qu'on commet (et que j'ai commise) au début, et fait qu'on se décourage très vite, est d'appuyer sur plusieurs boutons en même temps ou de les enchaîner trop rapidement. Or pour progresser,  il faut juste appuyer sur un seul bouton pour que la séquence suivante s'enclenche, pas deux boutons, pas trois, un seul. Alors des fois il faut les enchaîner et des fois il faut temporiser. Des éléments du décor clignotent et donnent de précieux indices sur la voie à prendre. Lorsque qu'on a compris quelles actions faire à la chaîne, ça devient nettement plus simple, d'autant qu'on peut souvent anticiper les actions.

C'est un coup à prendre et même si pour le commun des mortels, ça reste du "Die and Retry" intense et intensif, je trouve que Space Ace est bien moins dur ou stressant qu'il n'y paraît. Même une fois les 5 vies passées, le continue nous ramènera au niveau précédent la dernière étape qu'on a débloqué, ce qui est assez peu punitif.

"Energize", le Rayon des Champions

L'autre bon point est qu'on a la possibilité de prendre différents chemins pour arriver au bout d'une séquence, si on active ou non le rayon "ENERGIZE". Ce rayon nous transforme alors en Héro Badass pour des séquences d'action démente, plus que mouvementées (et pas forcément plus simples). Le plaisir est vraiment de découvrir tous les passages possibles, et notamment les raccourcis qui permettent de ne pas se prendre la tête (surtout si d'aventure on veut reprendre tout depuis le début). 

Au final, j'avoue m'être pris au challenge du jeu, oubliant mes à-prioris très négatifs sur le genre, j'avoue que progresser même d'une demi-seconde procure du plaisir. J'ai aussi eu la chance d'y jouer à deux, à tour de rôle, et c'est assez stimulant voire bien plus marrant que tout seul. 

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La question est pourquoi je ne me suis pas frotté du coup au mythique et séminal Dragon's Lair sur Jaguar Cd ? J'ai découvert en fait que Dragon's Lair est le seul jeu Jaguar a ne pas fonctionner sur ma bonne vieille Jaguar PAL bridée à 50 hz. Il faut impérativement une console américaine ou bien bricoler sa console pour la débrider (ce que j'ai fini par faire), et passer en mode 60 hz. Sinon, le jeu se lance quelques minutes et se bloque avec un message d'erreur d'une injustice totale. Space Ace ne souffre pas de cette tare et marche à merveille.

En conclusion, Space Ace est un dessin animé interactif dopé au amphétes, allant au rythme d'un grand huit garni de loopings, et met la barre haute en termes de pièges en pagaille.

Ce "Die and Retry" désarçonne et puis petit à petit, le charme du jeu, bourré d'humour, agit. La progression seconde après seconde procure même beaucoup de plaisir. Un conseil : n'hésitez pas à y jouer avec un camarade (ou une camarade), c'est stimulant et très amusant.  

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25 mars 2017

Earth Defence Force 3048

defender

Defender 2000

1996 - Atari (développé par Llamasoft)

Shoot

Jeff Minter is Back

Après le détonnant et culte Tempest 2000, Monsieur Jeff Minter a remis au goût du jour un autre grand classique des salles d'arcade : j'ai nommé le mythique Defender. 

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Conçu à l'origine par Eugene Jarvis pour Williams (et non pour Atari) et paru en 1980, Defender fut surtout le premier shoot à défilement horizontal. On avait la possibilité d'aller à gauche et à droite. Il fallait outre éliminer la menace ennemie comme dans tout bon shoot, protéger avec l'aide d'un radar des petits bonshommes en contre-bas.

Si on n'y prenait pas garde, ces pauvres hères se faisaient kidnapper par les Aliens. On pouvait alors détruire ces odieuses créatures et récupérer nos bonshommes en plein vol pour les déposer sain et sauf sur la terre ferme (et faire plein de points).

Flower Power

La formule utilisée sur Tempest avait divinement bien marché et sur une Jaguar en fin de vie, Jeff Minter a eu les coudées franches pour faire à peu près ce qu'il voulait... Et en effet, il a fait exactement ce qu'il voulait... Sans aucune retenue !

Car sous ses dehors de shoot sérieux et martial, se cache en réalité un défouloir psychédélique complètement barré, au mille et un effets et aux mille et une couleurs flashies. De quoi dérouter le commun des joueurs...

Même ceux qui avaient adoré Tempest 2000 !

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Ce décalage est pourtant typique des productions Llamasoft. Rappelons que la société de Jeff Minter s'est fait connaître avec des jeux décalés, aux noms plus qu'évocateurs : Attack of the Mutant Camels, Sheep in Space, Metagalactic Llamas Battle at the Edge ou dernièrement, Space Giraffe sur le Live Arcade de la Xbox 360.

Une collection de jeux dont Tempest 2000 serait à priori le représentant le plus abordable. Du coup, Defender 2000 n'a rien d'étonnant si on connaît le pédigré de son concepteur. 

Du classique revisité

La cartouche propose 3 versions du jeu. Des 3 versions proposées, la classique est celle qui se rapproche le plus de ce qu'on trouvait sur borne d'arcade. Et pourtant Mr Minter a mis son grain de sel en incorporant des effets lumineux et des explosions (très réussies) de sprites. Efficace, le gameplay reste inchangé depuis les origines et fait se rendre compte à quel point Defender était un shoot particulièrement intense et abouti.

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Avec Defender Plus, on rentre cette fois-ci dans la quatrième dimension avec l'utilisation de portails (sous la forme de cubes bleus) pour explorer des niveaux parallèles. Le jeu, se jouant toujours sur fond noir, s'en trouve bouleversé puisqu'on perd rapidement ses repères, ne sachant plus trop où on se trouve. Tout en restant classique dans le fond, l'expérience de jeu est renouvelée et intéressante.

Place à la version qui nous occuppera le plus : la version 2000. Elle propose des graphismes en 2d avec des décors variés et détaillés. Nos tirs sont multicolores et les petits bonshommes au sol gigotent comme des épileptiques. Ils hurlent à la mort lorsqu'ils se font chopper par les extra-terrestes. Notre mission, inchangée d'une version à l'autre, sera bien entendu d'en sauver un maximum. 

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Originalité de la version 2000, si par malheur, il n'y a plus un seul survivant, il n'y a pas de game over. L'écran devient alors complètement fou et notre vaisseau se retrouve au beau milieu de l'espace (ou de la vingtième dimension, c'est selon ce que vous acceptez de voir et de comprendre) dans une zone que je qualifierai de purgatoire particulièrement hostile.

What the F**k ?

Coté gameplay pour cette version 2000, le constat est un peu amer en début de partie : notre vaisseau est énorme ! La hitbox fait l'intégralité de notre vaisseau et les ennemis apparaissent au petit bonheur la chance en plein milieu de l'écran. La lisibilité est limite et le défilement assez sensible apparaît comme incompatible avec notre taille. Impossible d'anticiper les ennemis, si on n'a pas l'oeil sur le radar, même à vitesse modérée. Ainsi lors des premières parties, la confusion régne et la déception pointe le bout de son nez. Le jeu n'a clairement pas la finition d'un Tempest 2000.  

Néanmoins, il faut s'accrocher et l'entraînement a du bon. L'habitude aidant et les subtilités intégrées, Defender 2000 a un vif et ardent pouvoir d'addiction, de la même essence que l'on trouvait dans Tempest 2000. Le score monte vite et très haut, les possibilités de le multiplier sont nombreuses et les niveaux s'enchaînent par dizaines (les géniales warp zones pour sauter des niveaux rappellent celles de Tempest 2000).

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Avec toutes les armes, on devient indestructible et passé une à deux heures de jeu, la déception laisse place à un sentiment de surpuissance et de jubilation face à un tel feu d'artifice.

Sur une musique technoïde typique des années 90, les parties s'enchaînent sans problème avec l'envie de goûter encore un peu plus à ce qu'il convient d'appeler une drogue.

Pour finir, je dirai que sauver nos bonshommes a aussi quelque chose de très gratifiant. Defender n'est pas qu'un simple shoot, on ne fait pas que détruire, on vient surtout à la rescousse !

Ne vous fiez pas à son look de shoot SF tout ce qu'il y a de plus sérieux, Defender 2000 est un jeu de hippie. Totalement déroutant, défiant parfois les limites du bon goût, sa difficulté tendue et ses quelques défauts de conception vous ramèneront parfois sur Terre.

Mais pour peu qu'on accepte l'expérience, Defender 2000 délivrera à hautes doses ses vapeurs psychédéliques et réveillera comme jamais des synapses enfouis, qu'on croyait à jamais endormis, dans notre cerveau. 

Du pur LSD vidéoludique !

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29 janvier 2017

"Hover" the Top !

HS Unconquered Lands

Hover Strike - Unconquered Lands

1995 - Atari

Shoot 3d

Add-on de Luxe

Sur une lointaine colonie spatiale, les Terrakians ont la fâcheuse habitude de se servir des humains comme chaire à pâté pour leurs sordides industries.

A nous, à bord de notre tank, de nous infiltrer en zone ennemie pour stopper ces atrocités et libérer une fois pour toute la planète...

HS UL screen Title

Hover Strike était un shoot paru initialement en version cartouche et proposait des environnements en 3d mappée, des textures détaillées qu'on n'avait pas forcément l'habitude de voir sur le support.

Sur Jaguar Cd, cet "Unconquered Lands" peut être considéré comme une version améliorée du jeu de base. Or pendant très longtemps, je ne voyais pas l'intérêt de posséder deux jeux similaires, d'autant que le premier nous proposait les commandes d'un tank peu maniable. C'était une erreur, car sans être exactement une suite (l'histoire est la même), l'expérience de jeu est totalement renouvelée.

Nouveau modèle de Tank

Fini de batailler pour contrôler son engin, le tank ne glisse plus dans tous les sens et répond désormais au doigt et à l’œil.

En étant simplifiées, les commandes sont nettement plus agréables. Il n'y a plus de bouton de frein, il suffira de lâcher le bouton d'accélération pour que notre engin de mort s'arrête net. Tout simplement. Fini également les chocs contre les murs qui occasionnaient dans le premier jeu de gros dégâts et qui, étaient trop souvent, responsables de notre perte dans les passages étroits.

HoverCD

Hover Strike - Unconquered Lands est un jeu maniable et mine de rien, ça change tout : plus de prise de tête possible, on se concentre sur nos objectifs et sur la recherche d'items, on se recentre sur le jeu et ses qualités deviennent évidentes.

De nouvelles terres à conquérir !

Là où Cybermorph nous proposait un subtil mélange d'exploration et de shoot, avec une pincée de stratégie pour aborder des ennemis aux comportements variés, Hover Strike s'avère être un shoot 3d bourrin et nerveux, rendu délicat par le nombre conséquents d'ennemis et des zones au relief tourmenté.

A moins d'être un killer, nettoyer les zones consciencieusement n'est, à mon avis, pas la meilleure tactique pour survivre. Libre à vous de faire comme bon vous semble, mais je préfère pour ma part foncer tête basse vers les objectifs, en abattant les ennemis les plus dangereux le plus rapidement possible. Avant de fuir les lieux au pas de course. On pourra trouver le principe des cibles à anéantir répétitif mais les niveaux aux environnements variés s'enchaînent sans déplaisir.

HoverStrikeCD

Bien sûr pour motiver le sous-titre "Unconquered Lands", le jeu nous offre en plus des niveaux d'origine (désert, glace, nuit, urbain, volcanique et eau), dix niveaux inédits dans deux nouveaux environnements.

Les niveaux dans la base ennemie, avec ses constructions monumentales, sombres et metalliques, apportent la touche oppressante qui manquait au jeu. Tandis que la zone "organique" étonne en étant bien glauque. Son sol rouge sang semble respirer sous le passage de notre engin et quelques ennemies enfouies réserve quelques surprises.

Mieux, c'est mieux

CD oblige, Unconquered Lands nous gratifie de belles cinématiques et d'une musique de bien meilleure qualité. Sur ce point, ce n'est pas juste une relecture du thème martial de la version d'origine, mais bien une nouvelle bande-son plus mélodieuse et plus immersive.

hover-strike-unconquered-lands

On a également droit, ce qui n'est pas négligeable, à des textures plus fines et plus détaillées. Cela améliore grandement la lecture du jeu. Dans les zones nocturnes, peu lisibles sur cartouche, ç'en est même flagrand... 

Oui, j'ai longtemps cru que ce Unconquered Lands était une simple redite de la version cartouche avec des améliorations liées au support CD.

Or à ma grande surprise, Unconquered Lands éclipse la première tentative en étant plus maniable. Le jeu s'avère au final être un solide shoot 3D mâtiné d'exploration, le genre prenant et immersif sur Jaguar CD.

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23 février 2016

Race In Space

Gem Race Screen Title

Après le détonnant et mémorable Tube (2012), DrTypo vient de présenter Gem Race sur le forum d'Atari Age, un tout nouveau jeu pour le Jaguar Cd. Il s'agit d'une course futuriste où l'on doit collecter des pierres précieuses à grande vitesse sur des routes extra-terrestres.

C'est fluide, c'est rapide et c'est très agréable.

Gem Race 1

Gem Race in Space

Tous les fichiers à convertir pour y jouer sont à télécharger ici http://atariage.com/forums/topic/249062-gemrace/ 

Après quelques bidouilles, le jeu marche sur émulateur ou sur Jaguar Cd en gravant le fichier.

 

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02 janvier 2016

Il ne peut en rester qu'un !

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Highlander - the Last of the MacLeods

1995 - Atari (développé par Lore Design)

Aventure Action

The Quickening

Vous êtes Quentin McLeods, un Higlander. Votre mère est morte sous vos yeux et votre village a été détruit sous les assauts de l'armée de Kortan. Il est temps pour vous de brandir l'épée pour faire rouler les têtes...

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Highlander, c'est d'abord un film culte de 1986 dans lequel notre Christophe Lambert national campait un Immortel en kilt sabrant d'autres immortels. Succès aidant, Highlander a généré une myriade de suites et pas que, une série télévisée et même une éphémère série animée. Le jeu, exclusif au Jaguar CD, se base sur cette dernière. On retrouve donc dans des séquences en Full Motion Video des passages entiers du dessin animé.

s_Highlander_2

Les connaisseurs reconnaîtront Ramirez et le background qui s'inspire vaguement d'Highlander 2, avec un futur post apocalyptique où le salut de l'humanité passerait par les Immortels. Les liens avec les films restent toutefois très ténus.  

Who wants to live Forever

Dans ce mélange d'aventure et d'action, comme dans Alone In the Dark, notre héros tout en polygones se déplacent dans des décors en 3d pré-calculée. Les plans fixes aux angles de vue très variées se succèdent et la profondeur est simulée. Ainsi dans un plan d'ensemble, notre personnage s'éloigne jusqu'à n'être plus qu'un petit point lointain. Le plan suivant, on le retrouvera en gros plan en contre-plongée. A l'écran, ces changements de plan apportent un dynamisme indéniable.

On appréciera également la qualité des décors pré-rendus, nombreux, plutôt fins et bien colorés pour l'époque (mention spéciale pour le saisissant passage dans les égouts).

highlander

Néanmoins, on s'appercevra vite que ce principe à la Alone in the Dark peut gâcher un gameplay déjà bien grippé. 

Christophe, reviens couper la tête à Kortan

Lors des combats, la lisibilité de l'action est parfois très mauvaise. Soit le personnage est trop petit, du coup on ne voit pas du tout ce qu'on fait, soit il se retrouve dans un espace batard entre deux plans. Dans ces cas-là, contre des ennemis, les plans peuvent changer toutes les secondes.

Le pire étant à l'entrée d'une bâtisse. On rentre par exemple dans une hutte. Là un ennemi s'avance au point de vous bloquer à l'entrée. En un coup d'épée, il nous fait sortir des lieux. Comme il ne sort pas pour nous poursuivre, on se retrouve parfois dans une situation ubuesque où on rentre à nouveau et on sort aussitôt en se prenant au passage un nouveau coup d'épée dans les dents.

Highlander 1

Le jeu enfreint parfois la règle des 180° qui fait loi au cinéma. Si on filme un objet en mouvement qui va de droite à gauche (imaginez une voiture ou un perso qui court), et que pour le plan suivant, la caméra se retrouve à l'exacte opposé (dépassant ainsi la limite des 180°), on verra l'objet se déplacer non plus de droite à gauche mais de gauche à droite.

Dans le canyon, où tous les décors se ressemblent, notre perso court ainsi un coup dans un sens puis dans un autre et encore dans un autre. Faute de cohérence dans l'enchaînement des plans par rapport à notre déplacement, on peut être vite désorienté.

Highlander IV Endgame

Pour parler uniquement des combats, sachez qu'ils ne tiennent pas la comparaison avec les duels entrevus dans les films. Difficiles, mous et hasardeux, même avec l'épée que nous remettra Ramirez, ils s'avèrent bien pénibles. Ils le sont d'autant plus qu'ils s'enchaînent sans discontinuer, des dizaines parfois à la chaîne pour de pauvres récompenses. 

high2

On trouvera bien des astuces pour éviter de perdre trop de vie, une vie précieuse vu que les items sont limités. Et on sauvegardera presque à chaque pas de peur de devoir se farcir à nouveau les gardes du dernier couloir.

Ensuite, sans parler de la musique qui frôle la correctionnelle avec ses boucles sonores, la partie aventure a été pour ma part une vraie déception. Le début dans le camp des Highlanders est prometteur (allez, on va dire "réussi") mais au final, les énigmes se comptent sur les doigts d'une main. Débloquer un passage se résumera trop souvent à trouver un bête objet après une suite de combats bien répétitifs.

Un exemple parmi d'autres, on obtient quatre ou cinq cartes au fil de l'aventure. Il suffit de les regarder; elles résument à elles seules l'aventure : tout est en ligne droite.

Le Jaguar Cd est exploité au mieux avec une 3d pré-calculée de belle facture et des cinématiques en FMV. Mais Highlander rate autant à être un bon jeu d'action qu'un bon jeu d'aventure. Une vraie déception.

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16 novembre 2015

Flashback In Time

FLA

Flashback - the Quest for Identity

1995 - U.S Gold & Delphine Software (développé par Tiertex)

Aventure Action

Mr. Philip K. Dick présente...

An 2142, sur une planète lointaine dans une galaxie incertaine... Après un crash dans une jungle, Conrad, amnésique, va devoir retrouver un à un ses souvenirs, repartir sur Terre et au final, déjouer un sinistre complot.

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Courir, sauter, s'accrocher à une paroi dans un même mouvement... 

Première chose qui frappe lorsqu'on découvre Flashback, c'est de retrouver la même palette de mouvements que celle du Prince de Perse qui sévissait sur PC à la fin des années 80. Même vélocité, même fluidité. Si Flashback est bien le digne héritier de Prince of Persia, il est aussi et avant tout la suite officieuse d'Another World.

Another World 2

Delphine Software utilise en effet les mêmes procédés techniques que le chef d'oeuvre d'Eric Chahi employait. On retrouve une animation ultra réaliste, grâce au rotoscoping, soit à partir des mouvements filmés d'un acteur, une technique initiée dans Another World. L'animation s'avère d'ailleurs toujours aussi remarquable et agréable à regarder 20 ans après.

Les cinématiques en polygones 2d ponctuent également la joute (prise d'objet, scènes de transition, morts multiples et variées), de la même manière qu'Another World. 

Même succession de tableaux fixes, sans scrolling et même bande son bruitiste économe en musique, il ne fait aucun doute sur la filiation entre les deux jeux. Flashback arrive toutefois à se démarquer par son background futuriste à la Blade Runner, et par une action bien plus musclée aussi.

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Paru initialement sur Megadrive en 1993 et connaissant un succès international, Flashback a été converti sur toutes les consoles de l'époque. Pour cette version Jaguar, le jeu reste quasiment identique aux versions 16-bit. Il y a l'écran-titre qui change, avec un Conrad modélisé en 3d. La cinématique d'intro a gagné en vitesse et en fluidité, elle reste toutefois celle que l'on connaissait déjà. Cartouche oblige, exit celle rutilante en images de synthèse qui sévissait sur les versions 3DO, CD-i et Mega-cd.

Peut-être, pendant le jeu, a-t'on plus de détails, une meilleure résolution, des couleurs plus franches mais cela ne saute pas aux yeux. Pourtant, loin de moi l'envie de faire un procès à cette version Jaguar, quelque soit la machine sur laquelle il tourne, Flashback reste un grand jeu.

the Death Tower Show

Le jeu se présente comme un classique jeu de plates-formes en 2d, mâtiné de gunfights. Le maniement du personnage demande un temps d'adaptation, mais une fois les commandes acquises, il est possible de tout faire et ce dans toutes les positions : courir, faire une roulade, faire des jumps de l'impossible, tirer ou s'accrocher in extremis à une paroi. Et devant les ennemis et les pièges qui sont légions, il faudra user de toutes ces possibilités pour progresser.

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7 niveaux répartis sur différentes planètes avec des vies infinies, ça peut paraître court. Mais le principal challenge est que le jeu nous oblige à finir les niveaux pour pouvoir glaner un mot de passe. Et les niveaux sont longs. Ils distillent des passages plateformesques délicats qui exige un timing parfait. Oui, il y a bien des points de sauvegarde en cours de partie mais ils s'effacent dès que la console est éteinte.

Lorsqu'on meurt des dizaines de fois sur un même piège, le découragement n'est jamais très loin. Du coup, les parties se révèlent longues et intenses, parfois frustrantes. Mais à chaque fois il est très difficile, voire impossible de lâcher la manette à quelques pas de la sortie.

Adventure Time

En plus d'un inventaire à gérer, on a également la possibilité d'interagir et de papoter avec des PNJ, ce qui colore le jeu d'une partie aventure vraiment excellente. D'autant que le scénario est captivant comme celui d'un bon roman SF. On pourra par exemple faire de la télé-réalité dans la Death Tower, show immoral dans lequel le candidat met sa vie en jeu.

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Dans le 2ème niveau, la ville de New Washington offre la possibilité de prendre librement le métro pour changer de zone. Outre des cyborgs et des extra-terrestres, il faudra affronter la terrible armada des fonctionnaires pour avoir des papiers en règle. On pointera aussi régulièrement à l'agence du Pôle Emploi local. Avec son bar malfamé et son centre administratif, cette ville préfigure les mondes ouverts d'aujourd'hui.

Sans l'ombre d'un changement (ou presque) depuis la version Megadrive, on a droit à un excellent jeu au gameplay millimétré, à l'animation toujours aussi marquante et au scénario Sf des plus captivants.

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23 décembre 2013

Je vois que vous êtes venu avec votre Jaguar

Sans titre

Another World

2013 - Retro GC et The Removers (d'après le jeu d'Eric Chahi)

Aventure Action

Un jeu mythique

Tout a déjà été dit à propos du chef d'oeuvre d'Eric Chahi... Et pourtant, difficile de ne pas répéter à quel point Another World fut une révolution vidéoludique au tout début des années 90. Aujourd'hui, son arrivée sur Jaguar était attendue, histoire de fêter comme il se doit les 20 ans du fauve. Et diantre, cela valait le coup d'attendre !

Title

Pour l'histoire, sachez que le chercheur Lester Chaykin, suite à une expérience qui tourne mal, va se retrouver projeté dans un autre monde, un monde particulièrement hostile. Et face à tant d'adversité, il va se lier d'amitié avec un des natifs de ce pays dans une fuite vers l'inconnu.

Etrange et beau

Another World est un jeu traversé par une athmosphére étrange, unique.

Il est également doté d'une réalisation inventive, géniale pour l'époque, avec une utilisation habile des polygones en 2d qui confére aux personnages une élégance et des animations dignes du Prince Of Persia de Jordan Mechner.

Ferrari

Avec une véritable intro et les premières cinématiques intégrées à l'action, Another World présente aussi des points communs avec le cinéma, ce qui était nouveau en 1990, et offre un éventail d'émotions beaucoup plus large que ce que proposait le classique jeu d'action de l'époque : peur de l'inconnu, émerveillement, espoir...

Et comme le héros que l'on incarne, nous ne connaissons rien de cet autre monde. Nous sommes tout comme lui, perdu et poursuivi, ne sachant jamais ce que l'on va trouver au tableau suivant. Totalement pris par le jeu ! La bande son quasiment sans musique, bruitiste, ce découpage assumé en plan fixe (pas de scrolling) et l'absence d'indication à l'écran participent vraiment à cette sensation d'immersion.

Try and Retry

Y jouer aujourd'hui sur Jaguar aujourd'hui, c'est se rendre compte à quel point ce jeu n'a pas vieilli.

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Le jeu peut s'avérer frustrant au départ. Mais sa difficulté permet d'exulter lorsqu'on parvient à progresser, lorsqu'on débloque une situation.

Le jeu fonctionne sur le mode "Try and Retry" intensif (du "essaye encore" que l'on retrouve dans la plupart des productions d'Eric Chahi, d'Infernal Runner sur CPC à Heart of Darkness sur Play). On meurt souvent, et même jusqu'à plus soif. 

Et malgré ces morts répétées, les moments où l'on se dit que c'est impossible de passer, Another World se montre particulièrement gratifiant. Surprenant de bout en bout, alternant non-stop avec un art consommé de l'enchaînement parfait entre la plate-forme, l'exploration, l'action pure, les réflexes, les phases de réflexion et les fameuses cinématiques...

D'un écran à l'autre, les pièges et les évennements imprévisibles pullulent. Des créatures dentées et tentaculaires vous hachent menus, un pan du sol s'écroule sous vous pieds ou vous vous retrouvez entre deux feux d'une guerre à laquelle vous êtes étranger...

une Version De Luxe

Niveau gameplay, il faut toujours un petit temps d'adaptation pour maîtriser son arme. Mais quelle arme ! Elle nous permet, avec un seul bouton, de tirer, de se protéger avec un bouclier mais aussi de charger le tir pour détruire tout sur son passage.

Gun

La principale difficulté rencontrée provient du saut en pleine course qui nous oblige à appuyer sur deux boutons en même temps. Or la manette Jaguar avec des boutons bien éloignés les uns des autres ne rend pas la gymnastique facile. Néanmoins, on s'y fait avec de l'entraînement. On s'y fait surtout tant le jeu, et cette version tout particulièrement, vaut la chandelle.

Difficile en effet de ne pas tomber à la renverse devant le travail de conversion de Sebastien Briais des Removers, bien aidé aussi par les membres de la Jagware Team. L'adaptation est vraiment parfaite, restitue l'essence, l'âme, et même plus encore, du jeu ! La version Jaguar est pour l'occasion réhaussée avec des décors colorés et détaillés (Merci au mode De Luxe en 256 couleurs !).

another-world-atari-jaguar-screen1

Un peu comme pour les Monkey Island qui étaient ressortis sur les consoles HD avec des graphs réactualisés, on peut choisir en cours de jeu entre deux versions, celle en 256 couleurs et la version originale en 16 couleurs. Chacune est sélectionnable lorsqu'on met le jeu en pause.

Et que dire du packaging qui est à tomber par terre : une très belle boîte de jeu au look d'époque (logo Jaguar compris), manuel complet, une belle cartouche à l'ancienne... Le tout avec la finition d'aujourd'hui.

Another World est un titre exceptionnel qui a inspiré nombre de perles : Flashback, Ico ou Limbo pour ne citer que les plus belles ! Et cette version Jaguar, avec des graphismes réhaussés pour l'occasion, fait vraiment honneur à la réputation de ce jeu mythique.

En un mot, un seul : indémodable !


Note_JagNote_JagNote_JagNote_Jag
Note_Jag

 

le site du jeu Jaguar : http://removers.free.fr/AnotherWorld/

le site officiel d'Another World : http://www.anotherworld.fr/

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14 décembre 2013

Another World est sorti !! !!! !!!!

1 an après la précommande, quelle ne fut pas ma joie hier soir de découvrir dans ma boîte aux lettres un colis griffé par la Retro Gaming Connexion.

Et vu le résultat, cela valait le coup d'attendre : boîte de jeu magnifique, manuel, cartouche, le tout à l'ancienne avec une finition d'aujourd'hui, une version deluxe d'Another World avec des graphs réhaussés en couleurs et en détails. Et un jeu mythique, particulièrement exigeant mais gratifiant et très immersif !

anotherworld_jaguar_box

Le temps de finir le jeu (courage !) et je m'étendrai d'avantage sur cet autre Monde.

 

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12 juillet 2013

des News Estivales : Rocketeer et Elansar

Hello

Après une grosse petite pause, me voilà de retour avec des news bien sympa :

elansar 

Elansar, le jeu d'Orion (Diam Jag), va sortir sur Jaguar fin juillet en version cartouche chez RGCD. 

Il s'agit d'un point and click proche de l'esprit de Myst, avec une île à explorer, des énigmes et de très belles (magnifiques que dis-je) images fixes.

le site d'Elansar : http://onorisoft.free.fr/elansar/elansar.htm

le site de RGCD : http://rgcd.bigcartel.com/

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Disponible depuis mai chez RGCD, Full Circle : Rocketeer, le nouveau jeu des anglais de Reboot. On incarne un petit astronaute, muni d'un jet pack, dézinguant à tout va tout ce qui bouge.

rocketeerdvd

Ca à l'air très sympa, c'est sur Jaguar Cd et c'est disponible dès maintenant sur le site RGCD. 

La fiche du jeu sur RGCD : http://rgcd.bigcartel.com/product/full-circle-rocketeer-atari-jaguar-cd

et une petite vidéo :

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20 juillet 2012

Y a du Morphing dans l'air (et de l'eau dans le gaz)

b_Battlemorph_front

Battlemorph

1995 - Atari (dévelopé par Attention To Detail)

Shoot 3d

Skylar est de retour...

Tout juste renaissant de ces cendres, l'Empire de Pernitia menace à nouveau l'équilibre de la Galaxie. A nous, à bord de notre vaisseau qui "morphe", d'en finir une fois pour toute avec ces gredins interstellaires ! :)  

Exclusivement destiné au Jaguar Cd, Battlemorph est la suite du tout premier jeu de la Jaguar, j'ai nommé Cybermorph sorti en 1993, et propose comme dans l'épisode précédent d'explorer en toute liberté des planètes dans des environnements 3d en Gouraud Shading.

s_Battlemorph_1

On retrouve donc tout naturellement Skylar, cette charmante dame qui, avec son minois tout bleu ce coup-ci, s'affiche en haut à gauche de l'écran et commente tous nos faits et gestes. On retrouve également le même principe de jeu à savoir des missions oscillant entre la collecte d'items et la destruction d'objectifs précis.

Si rien n'a changé, alors, quoi de neuf, Docteur ?

Des (R)évolutions

Il y a quelques petits changements notables, des petites améliorations qui mises bout à bout (et de fil en aiguille) font de Battlemorph un des tous derniers grands jeux du fauve d'atari. C'est tout simple, ces améliorations éclipsent les défauts qu'affublaient les plus critiques d'entre nous au premier épisode.

s_Battlemorph_7

Les grincheux de tous poils disaient en substance ceci :"Cybermorph fait dans l'abstraction et le cubisme pour le décor, c'est vilain !". Certes le gouraud shading sans détail est omniprésent dans cette suite mais Battlemorph s'entiche de fonds dessinés et d'éléments en textures mappées. Le clipping est également moins prononcé. Comme la fluidité de l'animation est toujours de mise, visuellement, le jeu s'avère très agréable.

"Cybermorph n'a pas de musique, pas d'ambiance". Cette-fois-ci, la musique, de qualité Cd, est immersive en diable. Spatiale, planante, intrigante, la bande-son épouse parfaitement le rythme si particulier du jeu. Un plus pas négligeable.

"Cybermorph était répétitif et lassant". Même si dans le fond, le principe n'a pas changé, la scénarisation des missions nous implique d'avantage dans le jeu. Des exemples : retrouver des documents pour obtenir des informations sur la défense ennemie, détruire un pont pour faire chuter un train et récupérer ce qu'il détient, poser une bombe thermonucléaire et s'enfuir de la planète avant la fin du compte à rebours...

Battlemorph8

Battlemorph arrive surtout à nous surprendre par la variété des environnements qu'on trouve sur une même planète, entre les différents tunnels et ces zones d'eau qui sont la grande nouveauté de cet épisode.

Aquablue

Quoi qu'en dise les grincheux, le gameplay était selon moi le point fort du premier opus. Et là Battlemorph enfonce le clou. Notre vaisseau, le War Griffon, dispose dés le départ d'un double tir et gagnera au fil de ses explorations des armes spéciales qui vous seront bien utiles dans certaines phases de jeu.

Une des armes, les leurres permettent ainsi de battre n'importe quelle armada surarmée en créant une diversion. Il suffit d'envoyer devant soi un tas de petits vaisseaux fantoches, de changer d'arme et de s'approcher de l'ennemi, lequel ne sait plus sur quoi tirer, pour l'abattre. Le fin du fin.

s_Battlemorph_6

Le War Griffon a, outre toutes ses armes de guerre, la possibilité au contact de l'eau de "morpher" en sous-marin et d'explorer en toute liberté le fond des lacs. Mine de rien, en terme d'exploration, le jeu prend une autre dimension avec cette possibilité. Chacune des zones d'eau sont des invitations lançées au joueur un tantinet curieux, leurs surfaces opaques ne laissant rien deviner de ce qu'elles cachent.

En plein combat, lorsqu'on est en difficulté dans les airs, on peut même y trouver refuge et y dénicher des items de santé pour reprendre des forces. Ces phases aquatiques sont de surcroît bien réalisées avec un très bel effet de déformation. 

Pour varier les plaisirs, on pourra également passer dans des tunnels pour explorer les tréfonds des planètes ou passer d'une zone à une autre. Dans ces moments-là, la vue change pour celle intérieure du vaisseau.  

Une Galaxie à explorer

Plus variée et plus belle que jamais, la suite de Cybermorph en impose.

La liberté totale de mouvement est grisante. Libre à vous de vous déplacer où bon vous semble. Libre à vous d'attaquer les troupes ennemis en cramant la moitié de votre barre de vie, libre à vous de flâner dans des zones plus calmes (un petit plongeon ?) ou bien d'explorer méthodiquement, avec l'aide de la carte, chaque centimètre carré des niveaux (qui, petite aparté, sont particulièrement bien construits).

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Le jeu est plus facile d'accés et moins aride que son modèle. En lieu et place des passwords assez difficiles à glâner dans le premier épisode, on a droit à une sauvegarde automatique après chaque planète. Il y a également foison d'items de santé, de vies cachées et d'upgrades en tout genre, ce qui incite à jouer et à chercher partout. Pour sûr, l'immersion est garantie pour de très longues parties aux confins de la galaxie.

Pour pouvoir espérer finir le jeu un jour, notez qu'il vous faudra impérativement la cartouche de sauvegarde -le Memory Track- car avec ses 8 systèmes solaires et sa quarantaine de planètes à explorer, Battlemorph est un challenge de longue haleine. 

La suite de Cybermorph améliore le concept de base en étant plus variée et plus immersive que jamais. Un très grand shoot 3d pour le Jaguar Cd !    


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la fiche du jeu sur AtariAge: http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareID=2495

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