12 mars 2018

ça se joue avec les pieds...

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International Sensible Soccer

1995 - Telegames (développé par Renegade)

Football

La coupe du monde des liliputiens

Des petit sprites qui courent histériquement partout sur la pelouse... Une balle, telle une savonette, qui rebondit dans tous les sens... Dans la lignée d'un Kick Off, voici Sensible Soccer, un classique du genre, qui fit les beaux jours des fouteux sur Amiga et Atari ST.

International Sensible Soccer - Screenshot

Sur Jaguar, Sensible Soccer tente donc, par l'entremise de Telegames, de s'imposer comme la référence absolue du jeu de foot. A la vue des options et du nombre d'équipes disponnibles, on n'est pas loin de se l'imaginer avant d'y jouer.

JPP et Canto en mode 8-bit

Hélas, une fois la cartouche enfournée, la 64-bit d'Atari se transforme en une inoffensive console 8-bit, tel un fauve se métamorphosant en un tout petit chaton les nuits de pleine lune. Les graphismes sont juste dignes de la Master System, avec une pelouse toute verte (plus ou moins verte suivant les lattitudes où l'on joue, voire recouverte de neige) et des petits sprites, certes mignons, mais très peu détaillés.

C'est dire : les menus d'option me semblent plus travaillés que le jeu lui-même !

International Sensible Soccer - Screenshot

L'intérêt est ailleurs, me direz-vous... Or, en plus d'être totalement indigne techniquement pour le support, Sensible Soccer n'arrive même pas (ce n'est que mon avis) à être aimable coté jeu.

la légende du baby-foot fou

Même en mode novice, la difficulté est redoutable. Les matchs sont hasardeux et tout va trop vite pour moi.

J'ai cette affreuse sensation de ne rien pouvoir contrôler. La ballon ne colle pas aux pieds. Et le CPU récupère la balle avec une facilité déconcertante, en étant le plus souvent derrière nous (ce qui est totalement aberrant). Les matchs ont des allures de parties sur un baby foot fou, avec une balle sans cesse dans les airs et où l'adversaire ferait roulette sur roulette. 

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Si j'ai trouvé une astuce pour pouvoir marquer (bourriner le bouton de tir par exemple) et que j'ai fini par vaincre l'adversaire (notamment un 2-1 contre le Brésil, qui restera certainement dans les annales), je cherche encore où se trouve le plaisir dans cette cartouche.

Je me dis qu'il suffirait d'y jouer avec un camarade pour retrouver le sourire. Avec le mode 2 joueurs, au moins, on est d'accord, tout le monde se trouve sur un pied d'égalité. Je suis persuadé que dans ce cas, Sensible Soccer peut être très amusant.

Des volontaires ? 

Non, je n'aime pas International Sensible Soccer, un jeu très frustrant et honteux pour le support. 

Sachez que si je n'apprécie pas le jeu, je ne veux pas non plus vous en dégoûter. Je sais qu'il est apprécié par toute une communauté de fans qui ont su dompter cette jouabilité si particulière (le ballon ne "colle" pas aux pieds) et cette action rapide digne d'un baby foot fou. 

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la fiche du jeu sur AtariAge : https://atariage.com/software_page.php?SoftwareID=2559

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10 mai 2016

Roulez des mécaniques !

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World Tour Racing

1997 - Telegames (développé par Teque)

Course 3D

En Pole Position sur la ligne de départ...

La Formule 1 et la Jaguar... C'est une bien triste histoire... Beaucoup ont le douloureux souvenir de Checkered Flag en tête. Même si j'avais apprécié ce clone de Virtua Racing qui était parvenu à m'amuser, le jeu de Rebellion s'était fait étriller partout ailleurs à cause de sa jouabilité délicate (désastreuse diront certains) et de cette animation terriblement saccadée.

Tardivement mais vaillamment (en 1997 !), Telegames a décidé de laver l'affront fait aux amateurs de ce sport mécanique en éditant World Tour Racing sur Jaguar Cd.  

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Et dès la scène d'intro en images de synthèse, le ton est donné. Le Jaguar Cd explose les enceintes et la 3d est omniprésente dans des séquences très réussies. World Tour Racing a pour ambition de nous plonger au coeur de courses endiablées. Pari tenu ? 

Chekered Flag, le retour ?

Nous avons donc droit à une pure simulation de Formule 1 avec trois modes de jeu complets : arcade (sans l'habituel timer, mais en misant sur notre position dans le classement, course après course), la course simple avec beaucoup d'options et un mode championnat assez costaud en terme de contenu. On pourra bien entendu personnaliser son véhicule en faisant un petit tour au garage et même convier un ami pour des duels sans merci sur l'asphalte.

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Le jeu n'a pas la licence F1, donc pas de Schumacher, pas de Jean Alesi, pas de Benetton Renault, de Williams ou de Ferrari. Mais les circuits reprennent fidèlement les tracés des courses sur lesquels régnaient en maîtres les rois de la F1. Sans jamais les nommer, en dehors du pays visité. Les connaisseurs reconnaîtront Magny Cours, Suzuka, Estoril, Imola etc... On aura également droit au spectaculaire et mythique circuit de Monaco se déroulant dans les rues étroites de la Principauté.

En 3d Mappée autour du monde

Le championnat avec ces 16 courses internationales est bien sympathique. D'autant que la 3d est texturée et colorée. Les éléments au bord de la piste sont nombreux et s'avèrent assez variés d'une course à l'autre. Bien sûr, on trouvera toujours une course qui ressemblera à telle autre (un circuit de F1 à la télé ressemble souvent à un autre circuit de F1), mais il y a un effort de fait pour personnaliser les lieux.

Pour un support qui n'a jamais eu trop l'occasion de briller en matière de 3d, ce jeu a de l'allure. Il reste néanmoins très pixellisé, surtout pour nos petits yeux d'aujourd'hui, un peu trop habitués à la HD.

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Le point faible du jeu selon moi réside dans l'animation. Elle manque de fluidité avec un taux de rafraichissement de l'image un peu faiblard. Mais heureusement, il reste constant, c'est la grande différence avec Checkered Flag.

Le jeu n'est pas non plus une bombe en terme de rapidité. Subsistent quelques heureux picotements lorsqu'on est pied au plancher dans les longues lignes droites.

Tout n'est qu'une question de point de vue

Le jeu propose 3 vues. La vue à la première personne, dans le cockpit, offre une pincée de réalisme, et peut être choisi sans mal par défaut. Je vous invite à fuir comme la peste la vue la plus éloignée du bolide qui me paraît beaucoup trop proche du sol, ne laissant (étant très très très éloignée) que peu de temps pour apprécier les virages.

Question de goût, mais pas que, j'opte systématiquement pour celle intermédiaire, derrière la F1, qui offre le compromis parfait entre sensation et contrôle. 

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Mieux encore, avec cette vue, la caméra n'est pas statique. Elle reste tout le long dynamique en poursuivant notre véhicule en fonction du tracé de la course ou de vos accélérations. Pour une fois (et je crois bien que c'est la seule fois dans ma vie de gamer), cette tentative de dynamiser l'action avec la caméra, sans perdre une once de contrôle, est une totale réussite. Dans les lignes droites, la caméra prend ses distances, laissant notre bolide partir comme une fusée. Puis à l'arrivée des virages, elle se rapproche, s'élève ou prend un certain angle qui nous permet de bien voir le virage. Lors de mes premières parties, j'ai eu ce sentiment tenace et très agréable d'avoir la direction assistée ! 

On sent vraiment que les développeurs se sont creusés la tête pour parfaire les contrôles. Et ça, c'est déjà une avancée de taille par rapport au titre de Rebellion.

Malgré une animation manquant de fluidité et une forte pixellisation, World Tour Racing s'avère être une bonne simulation de F1 avec un contenu garni (16 courses et des cinématiques partout).

Le principal atout de WTR, s'il ne fallait en citer qu'un, c'est cette vue intermédiaire avec une caméra dynamique qui suit à la perfection notre bolide, nous aidant même jusque dans notre conduite.

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la fiche du jeu sur AtariAge : http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareLabelID=1118

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11 avril 2016

Passe la balle à Romario

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Fever Pitch Soccer

1995 - Atari (développé par US Gold)

Football

A onze contre onze sur une pelouse de pixels

En 1995, il était difficile de s'imaginer ce qu'allait devenir le sport n°1 dans les jeux vidéos. Les références que sont FIFA d'Electronics Arts et les PES de Konami commençaient timidement à s'imposer dans notre univers vidéo-ludique. Et à cette époque, bon nombre de développeurs se lançaient régulièrement dans l'aventure "foot", pour imposer un nouveau standard.

screen title FeverPitchSoccer

Dans cette optique, US Gold sortit son Fever Pitch Soccer en 1995 sur les consoles 16-bit et sur la 64-bit d'Atari. Y jouer aujourd'hui fait naître un parfum de nostalgie, une époque où l'équipe de France pouvait encore faire rêver sur une pelouse de pixels.

A l'époque, sur l'écran, les finales de Coupe du Monde se jouaient sans fin contre le Brésil en se prenant pour Jean-Pierre Papin, Eric Cantona ou Zinedine Zidane (qui n'avait pas encore le statut de Champion du Monde) et relevaient du pur fantasme de joueur.

Totalement 16-bit

Le jeu propose une 3d isométrique qui rappelle celle des FIFA sur 16-bit. Je vais peut-être passer pour un fieffé râleur mais je suis loin d'être ébourriffé par la réalisation. Il est très difficile de voir une amélioration par rapport aux versions 16-bit. Même les écrans ponctuant les buts et les cartons sont quasiment identiques à ceux sur Super Nintendo et sur Megadrive ; et ils ne sont pas vraiment soignés.

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Seul bon point, la vue est plus éloignée. On gagne ainsi une meilleure lisibilité du terrain et du placement des joueurs. Néanmoins, même si les graphismes et les animations restent corrects dans l'ensemble, je m'attendais à nettement mieux sur une console qui a connu Rayman ou Power Drive Rally. 

Le Baby-foot du quartier

Pour ce qui est du contenu, on a droit à toutes les grandes équipes internationales, avec des noms de joueurs fantaisistes, un mode exhibition et la compétition qui se déroulera match après match, continent après continent (avec possibilité de customiser son équipe au fil du championnat). Et biensûr, comme dans tout bon jeu de foot, on pourra convier un camarade à des joutes endiablées.

Le gameplay se veut très arcade, voire assez bourrin, avec une action rapide et des tirs au but qui pleuvent comme dans un baby foot du café du coin. Les contacts méchants et les tacles assassins, par derrière, sont aussi rarement sanctionnés.

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Si aujourd'hui, cette approche est combattue pour être au plus proche de la réalité avec des gestes réalistes et des défenses hermétiques (même si dans les faits, les jeux de foot actuels sont encore très bourrins), à l'époque, cette option était une parfaite alternative à des jeux aux gameplays retors style Kick Off. On se rapproche de l'esprit fou fou des Super Sidekicks de SNK sur Neo Geo.

un partout, la balle au centre

Le jeu de passe est plutôt bien géré (c'est déjà une très bonne chose) et lorsqu'on maîtrise le tir (avec tous les effets qui vont avec), on prend plaisir à balancer de grosses patates dans les buts adverses. Néanmoins, même si le gameplay reste très arcade, il est loin d'être sans défaut.

En effet, les contrôles manquent parfois de précision avec une sensation de flottement dans les déplacements. Le dégagement du gardien peut poser problème car quelque soit l'option choisie (passe molle ou méga tir en direction de la lune), l'adversaire récupère la balle avec une facilité déconcertante, en étant toujours au bon endroit, au bon moment.

goal FeverPitchSoccer

Ensuite dans un camp comme dans l'autre, les performances du gardien de but sont plus que discutables. En fonction du niveau de l'équipe, il n'y a pas de juste milieu ; soit c'est une passoire qui accompagne tous les ballons dans la cage, soit il voltige tel Superman en captant tout sur son passage.

Après, Fever Pitch Soccer est loin d'être un mauvais jeu; il est nerveux, plutôt maniable, pas vilain en soi et reste sympathique avec ses matchs internationaux. Il ne bouscule pas les références plus réalistes que sont les FIFA et les PES de la même période, mais se situe dans la moyenne haute des jeux de foot, le genre à essayer à l'occasion. Il s'avère aussi, selon moi, être un bien meilleur choix que le très minimaliste International Sensible Soccer, l'autre jeu de foot de la Jaguar.

Fever Pitch Soccer n'est pas le titre le plus indispensable qui soit sur Jaguar. Mais à l'occasion, on pourra se refaire une finale rétro entre la France et le Brésil en enfilant les buts comme des perles. 

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11 février 2015

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Troy Aikman NFL Football

1994 - Williams

Football Américain

Touchdown !

J'avoue, j'ai regardé la dernière finale du Superbowl, opposant les Patriots de la Nouvelle Angleterre aux SuperHawks de Seatle. Un brin curieux, et un brin nostalgique aussi.

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J'ai eu dans mon adolescence une passion éphémère pour le football américain, intrigué par ce sport bien bourrin aux règles obscures, amusé par l'exotisme des noms et des logos délirants des équipes... Vieil adulte à barbe drue devant ma télé, je ne m'attendais pas à être autant pris par le jeu, autant pris par la dimension tactique et le suspens de ce spectacle hors-norme, qui entrecoupé de pubs bien de chez nous et d'une Katy Perry dans un grand numéro de cabaret, m'a tenu jusqu'au petit matin. 

Et comme j'étais un peu en manque de jeu sur ma console préférée, je me suis finalement procuré le seul représentant de ce sport sur Jaguar : Troy Aikman NFL Football.

Raiders, deux doigts coupe fin

Voir des gladiateurs casqués se tamponner sans rien capter aux règles, je comprends que ça peut laisser totalement de marbre, surtout ceux qui sont uniquement habitués au Rugby national et au Football qui se joue avec les pieds.

Ce sport est méconnu en France, encore en 2015, et le restera tant il paraît exclusif à la culture américaine. Et il ne suffit pas d'en être spectateur, comme le tennis ou le foot, pour en comprendre les règles. Cette problématique est la même pour le jeu vidéo : impossible de jouer si on ne connait pas ce sport.

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Alors, parlons justement, et une fois pour toute, de ces fameuses règles. Si vous les connaissez déjà et/ou vous n'en voyez pas l'intérêt, je ne vous en voudrais pas de passer au chapitre suivant. En revanche, pour les curieux, les néophytes et ceux qui ne veulent louper aucune miette de cet article, c'est par là que ça se passe...

Nous avons donc deux équipes de gros bras qui s'affrontent. Elles alternent entre attaque et défense, le but étant pour l'équipe qui a le ballon de franchir la ligne d'embut (pas besoin d'applatir pour marquer, juste de passer la ligne). On peut aussi marquer des points en tirant au pied entre les poteaux.

Pour garder le ballon, l'équipe attaquante doit progresser. Il faut donc qu'elle parvienne à franchir la distance de 10 yards (environ 9 mètres) en 4 tentatives. 

Si l'équipe attaquante parvient à franchir 10 yards, elle a à nouveau 4 tentatives et ainsi de suite. Le moindre genou à terre ou une sortie de terrain met fin à la tentative. Sous la pression, il est tout à fait possible de reculer. Du coup la distance à parcourir peut allégrement dépasser les 10 yards.

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Si l'équipe échoue à parcourir 10 yards en 4 tentatives ou perd la balle (une interception suite à une passe ratée), elle redonne le ballon à l'équipe adverse qui devient à son tour l'équipe attaquante. 

Un dernier point, dans une équipe, vous avez toujours un Quaterback qui est le meneur de jeu (Troy Aikman, le Quaterback des Cowboys de Dallas est la star qui a prêté son nom au jeu). Ensuite, il y a les receveurs qui courent vite et les gros bras qui protègent le Quaterback.

Le coté stratégique se joue sur le placement des uns et des autres, le Quaterback étant toujours derrière sa ligne de défense (vaut mieux pour lui). Une tentative se jouant souvent sur une seule passe du Quaterback et une grosse course vers l'avant.

Maintenant place au jeu

Dans Troy Aikmann, on retrouve cette dimension stratégique avec tous les schémas tactiques qui sont proposés avant chaque tentative, et il y en a des dizaines et des dizaines. Pour le joueur peu habitué, il faudra les tester toutes au préalable.

On retrouvera biensûr les 28 équipes de la NFL pour la saison 94-95, avec comme objectif le Superbowl. On aura également la possibilité de créer sa propre league ou de jouer les entraîneurs.

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Je ne suis pas un grand connaisseur de ce type de jeux. Je sais que depuis des décennies la référence sur nos consoles est la série des John Madden d'Electronic Arts. Je sais aussi que Troy Aikman Nfl Football était dans la moyenne de ce qui se faisait sur 16-bit à l'époque (oui, on est sur une 64-bit !!!).

Et effectivement, graphiquement, il n'y a rien de renversant. Le terrain présente bien mais les sprites des joueurs ne sont pas très détaillés, ni très jolis. En mêlée, ils font même un peu bouillie de pixels. Le maniement reste correct, il y a un tout petit temps de latence pour les plaquages mais on s'y habitue dès la première partie.

Personellement, j'ai pris du plaisir à enchaîner les matchs. Une fois les quelques subtilités comprises, je trouve le jeu assez facile. J'arrive à gagner en mode Pro sans saisir toute l'importance de certaines stratégies et des commandes (comme le calling machin ??) donc je ne pense pas que le jeu soit insurmontable. Sans être exceptionnel, ce Troy Aikman Nfl assure l'essentiel : amuser.

En tout cas, dès que le score est serré, les matchs deviennent intenses et distillent ce même suspens que ce que l'on peut ressentir devant sa télé (quand ça passe à la télé...). 

Principale prérogative, il faudra connaître les règles du Foot U.S. pour y jouer, ce qui n'est pas gagné ! Ensuite, le jeu ne bénéficie pas d'une réalisation exceptionnelle et n'apparaît pas comme un titre indispensable sur Jaguar.

Mais pour ceux qui se laisseraient tenter, le jeu se laisse jouer et s'avère bien amusant. 

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22 avril 2013

la Finlande, l'autre pays du Rallye...

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Power Drive Rally

1995 - Time Warner Company (développé par Rage Software)

Course

En 3d isométrique Turbo

RC Pro-Am, vous connaissez ? Il s'agissait d'un jeu de course mythique sur NES où l'on parcourait, au volant d'un petit bolide, des circuits représentés dans une 2d en vue de 3/4 qui simulait à merveille la perspective, la fameuse 3d isométrique.

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Conversion de Luxe de Power Drive, un jeu bien connu des possesseurs des 16-bit de Sega et de Nintendo, Power Drive Rally sur Jaguar reprend cette fameuse représentation et le gameplay si atypique, et si bon, qui en découle (plaisir de conduire avec dérapages ultra contrôlés)... A la mode Rallye.

"Gauche 50" vous hurle votre co-pilote

En tout début de partie, nous avons le choix entre la Fiat Cinquecento Turbo ou la Mini Cooper S, deux petites voitures toutes mimis. D'autres véhicules d'un autre standing en terme sportif sont à débloquer à mesure que nous enchaînons les victoires au quatre coins de la planètes : la Renault Clio Turbo, une Vauxhall Astra 16V GTi, la Ford RS Cosworth ou bien la Toyota Celica CT-4.

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Trois épreuves du type contre la montre s'enchaînent. Des courses pépères en solo (Single Player Race, Special Stage et Endurance) et des courses avec du un contre un endiablé (Multi-player Race et Rally Cross).

Il y a également les Skill Test, des épreuves de précision qui demandent d'exécuter un stop (sur piste verglacée, c'est galère !), une marche arrière et un parcours en spirale dans lequel il vous faudra éviter coûte que coûte de toucher les plots. Ces dernières épreuves sont clairement les plus difficiles du jeu, le chrono ne nous laissant aucun répit, ni le droit à l'erreur.

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Avec la sauvegarde, la progression sur des dizaines et des dizaines de courses est (très) agréable mais sur certains stages, il est possible que vous vous arrachiez les cheveux ! Moi, je n'en ai plus qu'une touffe, ayant longtemps été bloqué au 22ème stage sur un redoutable skill test hivernal.

Après une sortie de route, c'est pas beau à voir !

Dans tous les cas, il faudra éviter de conduire comme un bourrin pour finir les courses. Car une fois la course terminée, si on gagne bien de l'argent, lequel nous permettra de participer aux prochaines courses et d'acheter de nouveaux véhicules, on fait aussi un passage obligé au garage.

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Et comme les dégâts sont comptabilisés, il nous faudra réparer notre bolide, du moteur à la boîte de vitesse en passant par les suspensions, les freins ou même l'éclairage, afin d'optimiser (ou pas) nos chances de gagner les futures courses.

Se prendre pour Sebastien Loeb, conduire avec classe, sans accroc, c'est donc non seulement l'assurance de faire des économies mais bel et bien le meilleur moyen d'arriver au bout du jeu...

Survirage, contre braquage, talon pointe

Coté décors, le dépaysement est garanti tant graphiquement que du point de vue des conditions du terrain. On passe des campagnes buccoliques de l'Angleterre ou de la France aux routes caillouteuses de l'Arizona. Et on tente de dompter comme on peut les pistes enneigées de la Finlande.

Les conditions climatiques changent et modifient tout autant notre approche de la course : course en nocturne, sous la pluie ou sous la neige quand ce n'est pas une tempête de sable qui nous assaille dans les déserts. Ce n'est pas juste là pour faire jolie, cette variété influe réellement sur le jeu.

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Avouons pour finir que ce Power Drive Rally a un charme fou ! Le jeu n'est en rien une simple conversion de Power Drive sorti un an plus tôt sur Super Nintendo et sur Megadrive. La 3d isométrique à l'ancienne est bourrée de petits détails craquants et les couleurs paraissent sur l'écran sacrément pêchues et particulièrement bien choisies. C'est à mon avis un des plus beaux jeux de la Jaguar. Ni plus, ni moins. 

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L'ensemble, harmonieux et tout jolie, donne vraiment envie de s'investir.

Basé d'avantage sur le plaisir de la conduite que sur la sensation de vitesse, voilà un jeu de course complet et stimulant, doté d'un charme fou. Gare aux redoutables Skill Tests ! 


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16 décembre 2012

Boomshakalaka !!

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NBA Jam - Tournament Edition

1996 - Atari (dévelopé par High Voltage Software)

Basket

Arch Rivals, le retour ?

Tout droit venus des salles arcades enfumées des années 90, succés interplanétaire intronisant le Basket comme le sport le plus fun et le plus spectaculaire à jouer, NBA Jam et ses suites se sont vus adaptés par Acclaim sur un nombre incalculable de consoles. Et le portage Jaguar, de toute dernière minute, de ce NBA Jam Tournament Edition est une faveur que les fans de la 64-bit d'Atari ne saurait mettre de coté.

Sur Jaguar, NBA Jam TE est en effet une petite bombe !

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Déjà petit rappel des particularités de la série :

-Dans NBA Jam, on est loin du réalisme propret des simulations sportives. C'est du basket à deux contre deux avec des règles du Basket Ball simplifiées. Il est par exemple tout à fait possible de retourner dans sa zone ou de bousculer impunément son adversaire (de le balancer au sol pour être précis). Seules subsistent la règle des 3 points, la loi des 24 secondes de possession et l'interdiction de toucher le ballon s'il est en phase descendante lors d'un tir.

-Ensuite, et c'est la principale marque de fabrique de la série, les dunks y sont ultra-spectaculaires défiant toutes les lois de la pesanteurs avec de véritables sauts de l'espace. Le joueur suspend le temps avec moult figures aériennes du style saltos, rotations ou grand écart pour faire crépiter les flashs dans les tribunes... Avant de rentrer le ballon comme une fleur dans le panier. La grande classe !

Et si en plus on enfile les paniers comme des perles, le ballon s'enflamme littéralement.

Un revival NBA

License NBA oblige, on a droit aux 27 équipes qui officiaient en NBA en 1994. Des Chicago Bulls au Los Angeles Lakers en passant par les Celtics de Boston, les meilleurs joueurs de l'époque sont là : Hakeem Olajuwon, Pat Ewing, Karl Malone, Scottie Pippen... Le fantasque Dennis Rodman avec ses cheveux qui changent de couleur à chaque quart temps dans le jeu ou encore Tyrone Bogues, des Charlotte Hornets, qui avec ses 1m59 est le plus petit joueur a avoir évolué en NBA.

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Nouveauté de ce Tournament Edition, on a aussi la présence d'une équipe de jeunes recrues de la NBA, les Rookies de l'année 94, avec entre autres de futures stars comme Grant Hill ou Jason Kidd.

Néanmoins, vous ne trouverez pas les légendaires Michael Jordan, Shaquille O'Neal ou Magic Johnson, bien trop chers pour la licence. Dommage ! Reste qu'une fois le jeu fini, on débloque des joueurs improbables comme les programmeurs du jeu, un des responsables Atari, le président des Etats-Unis de l'époque, Bill Clinton ou encore les Mascottes des équipes comme Gorilla.

NBA Jam - Tournament Edition

Le jeu est personnalisable de la tête au pied avec des options proposant par exemple des items en cours de jeu, un système de relais ou un mode Tournament.

En mode solo, on aura pour objectif principal d'affronter chacune des 27 équipes de la league, l'idéal étant de les battre toutes, sans concéder une seule défaite. Bon courage !

Vol plané vers le panier

Le plaisir de faire des dunks de fous avec des stars NBA est bien réél. La jouabilité est immédiate : passe, tir, turbo (les chaussures deviennent bleues quand on l'active). Il n'y a pas de combinaison particulière style "arc de cercle, bas, bas, droite, gauche" pour tutoyer les étoiles et plonger en looping vers le panier, juste d'être bien placé et d'activer le turbo et le tir au bon moment. Excellent et addictif !

nbajamto

Reste que dans les moments chauds, on pestera (avec plus ou moins de mauvaise foi) sur la gestion des rebonds et sur l'appréciation des distances entre le ballon et nous, la partie défense étant bien plus délicate à gérer que l'attaque. Il arrive souvent de croire que l'on touche la balle, et bien non... ou de sauter pour prendre le rebond et de faire un block qui rend bêtement la balle à l'adversaire.

C'est peut-être les années qui passent mais je n'ai plus l'habitude de galérer à ce point. D'autant que l'adversaire est coriace, rend coup pour coup, quand il ne fait pas des coups de vache avec une agressivité accrue et des paniers impossibles sur le Money Time. Méfiez-vous, avoir quelques points d'avance une minute avant la fin ne signifie pas que vous allez l'emporter !

He's On Fire !

En même temps, si les matchs sont aussi mémorables et le jeu aussi addictif, c'est grâce en partie à cette difficulté qui permet d'exulter lorsqu'on tient une victoire. Les matchs sont indécis, vivants. Les fausses joies sont réelles (gain de balle et perte de balle dans la même seconde) les "oufs" de soulagement ne le sont pas moins (un trois points qui rentre, ça fait toujours plaisir). Il faut s'arracher pour gagner et enchaîner 27 victoires n'est pas de tout repos même en mode easy.

NBA Jam T

Pour ma part, j'ai réussi le coup des 27 victoires enchaînées (mon astuce de flibustier, LE secret de polichinelle pour les nuls : faire reset à chaque défaite, avant que celle-ci ne soit sauvegardée) après six bonnes heures de jeu. Les rookies sont désormais dispatchés dans leurs équipes respectives et l'équipe All-stars a fait sa petite apparition. Reste maintenant à tester tous les joueurs cachés, j'y go tout de suite. :)

Ayant testé le multijoueur, il est très fun d'autant que la jouabilité est simple comme bonjour (surtout en attaque), elle est idéale pour les copains qui n'ont pas encore l'habitude du jeu. Avec le Team Tap de la Jaguar, il est également possible de jouer à quatre ! A tester pour ma part.

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Ensuite, une raison de plus pour jouer à ce NBA Jam T.E. sur Jaguar, High Voltage Software (déjà auteur de White Men Can't Jump) s'est occupé du développement et a fait un excellent travail. Le portage fait honneur à la console avec des digits vocaux qui explosent les enceintes (la musique est en retrait, tant mieux). La fluidité est exemplaire avec beaucoup de dynamisme. On a un très beau parquet ciré et de grosses têtes pour les joueurs qui donnent un coté cartoon tout à fait approprié à ce jeu hors norme. La 64-bit d'Atari n'a pas à rougir de sa mouture, on a droit à une véritable borne d'Arcade à la maison !!

Fun, addictif, explosif, NBA Jam T.E n'est pas qu'un simple jeu de basket, c'est LE jeu d'Arcade par excellence sur Jaguar !

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14 mai 2011

Camel Jump

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Supercross 3D

1995 - Atari (développé par Tiertex)

Course 3D

le Excite Bike de la Jaguar

Jeu de Motocross en 3 dimensions comme l'indique son titre, on pourra manger des bosses, des dunes et de la boue. Sauter avec sa bécane, faire au passage des figures acrobatiques en guise de coucou au public et se prendre le décor pour finir.

Supercross3D

D'après la vindicte populaire, avec sa réalisation calamiteuse, Supercross 3d tutoierait les abysses de nullité d'un Club Drive ou d'un Double Dragon V. Un jeu tellement mauvais qu'il ferait regretter l'envie de jouer à la Jaguar !! Mais alors, pourquoi avoir acheté cette cartouche ? Suis-je maso au point d'avoir l'un des plus mauvais jeu de la console ? Et si oui, pourquoi me faire autant de mal ?

A fond sur la Mobylette

Croyez-moi, il vaut mieux voir le jeu en photo. D'ailleurs, c'est LE jeu qu'il ne faut surtout pas montrer à ses potes pour vanter les mérites du Jaguar (ils vont se mettre à rire)...

L'animation nous saute à la gorge comme un félin édenté (et qui tousse en plus). Le framerate est poussif. Tout ça saccade plus que de raison (je me suis pincé et je me pince encore).

cross3D

Le décor tressaute et c'est lent.

Seul le parcours est texturé (Wah, de la 3d mappée sur Jaguar), le bas-coté fait dans la suggestion, l'abstraction la plus totale puisqu'il n'y a rien...

Supercross3D2

Les contrôles sont délicats au début d'autant que cette satanée animation n'aide pas à contrôler quoique ce soit. On prend gamelle sur gamelle et tout cela laisse à penser qu'il n'y a rien à sauver.

Let's Go Away

Mais avec de l'entraînement, le jeu se révèle jouable (oui, au bout d'une demi-heure, on gère...). Et devant un public qu'on suppose en délire, on se surprend à faire des envolées avec sa moto-bécane, à pétarader à toute berzingue et surtout, à gagner les courses (!)...

Car le challenge est bien là et notre beau et rutilant championnat des États-Unis ne se finit pas en dix minutes. San Diego, Las Vegas, Dallas, Daytona Beach, Mineapolis ou Indianapolis, on voit clairement du pays. Des dizaines d'arènes nous attendent et chaque étape est divisée en 3 courses éliminatoires.

s_Supercross3D_6

Les autres concurrents vous pourriront bien la partie. Quand tout ce beau monde se retrouve (dans une bouillie de pixels), les dépassements sont sympas et bien pimentés.

Une petite pensée au passage au circuit le plus difficile du jeu, celui de Pontiac : une course étroite et rapide avec plein de petits virages vicieux. Contre des adversaires, c'est une belle horreur mais également un souvenir de victoire mémorable !

D.Forkin est le nouveau champion

Oui, ce n'est pas possible d'être indulgent. Le framerate est effectivement une catastrophe atomique.

Néanmoins, je suis agréablement surpris par le challenge que propose ce Supercross 3d. Le jeu n'est pas mal, ou du moins, n'est pas antipathique une fois qu'on gère sa mobylette. Admirez l'expert, je l'ai même fini en mode Pro avec 208 points. :)

supercross

Plein de camboui, ce Supercross 3d est un petit plaisir honteux et je jure qu'on ne m'y reprendra plus !

Note_JagNote_Jag

la fiche du jeu sur AtariAge : http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareID=2550

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11 février 2011

La montagne, c'est plus fort que toi !

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Val d'Isère Skiing & Snowboarding

1994 - Atari (développé par Virtual Studio)

Ski

Schuss  !

Les français de Virtual Studio (anciennement Loriciel) nous ont concocté une excellente simulation de ski prenant place dans la célèbre station savoyarde.

s_ValSkiing_1

En combinaison fluo, à nous les joies du ski et du surf des neiges sur la 64-bit d'Atari !

de la Poudre aux yeux ?

Le jeu propose de chausser une paire de ski ou de s'arnacher à une planche de surf.

Coté modes de jeu, le mode "free ride" (ou hors-piste) est vraiment excellent puisqu'il est possible d'arpenter en long et en large les flancs de la station (avec tout plein de raccourcis à découvrir) comme pourrait le faire un skieur inconscient du danger en s'écartant des pistes balisées.

vsk

Les autres modes de jeu sont déjà plus classiques puisqu'il s'agit d'épreuves que l'on dispute dans les habituelles compétitions de ski : Descente, Géant ou Slalom. Des épreuves où il faudra slalomer le plus rapidement possible en prenant chacune des portes sous peine de pénalité.

Et si vous êtes doué, vous gagnerez une à une toutes les courses et toutes les coupes en or de tous les challenges.

Soit 4 challenges fois 3 épreuves fois 3 parcours, soit 36 courses au total... Bon courage !

Val_d_Is_re_Skiing_N_Snowboarding__1994_

En mode Slalom, je vous souhaite bien du courage de faire de bons temps tant les portes sont proches les unes des autres. Alors qu'on est à fond sur les autres épreuves, la technique que j'ai adopté, ici, est d'accélèrer par à-coups (au sortir des portes) et de privilégier la précision à la vitesse.

Quelque soit le mode, on se rend néanmoins compte que la visibilité n'est pas optimale (même s'il y a une nette amélioration depuis le Val d'Isère de la Super Nintendo). Cette visibilité est plus ou moins réduite suivant le dénivelé du parcours. Parfois, elle est tellement réduite qu'il devient très difficile d'anticiper les obstacles. Et c'est dans ces passages délicats qu'on se prend un arbre ou un rocher au moment même où on l'aperçoit...

"Quand te Reverrai-je, Pays Merveilleux..."

M'enfin, ce défaut, qui fait aussi le gros sel du jeu, n'empêche pas de jouer, ni de progresser et... encore moins de kiffer !

Le snowboard offre des sensations plus viriles avec des virages serrés alors qu'en ski, les contrôles sont plus souples. En snowboard comme en ski, pas de jaloux, il est possible de jumper et de faire des acrobaties lorsque la pente le permet.

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Après quelques heures de jeu, on appréhende de mieux en mieux les parcours. Le challenge devient de plus en plus prenant (et difficile) bien aidé par une vitesse de pointe grisante. Comme la réalisation est au-dessus de la moyenne, avec de la bonne 3d bitmap (du zoom de sprites croustillant) et une animation rapide (et sans faille), on s'amuse sans peine.

Et puis, il y a ce fameux mode "free ride", LE mode de jeu de cette cartouche, proposant une étonnante variété de parcours et fun d'un bout à l'autre.

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Avec ce mode, à nous la liberté ! A nous les montagnes enneigées à perte de vue, les télésièges, les sapins vicelards et les rochers mortels. Avec ce mode, les obstacles en tout genre et de toute nature pullulent : un bois avec de jolis sapins, un émouvant petit ruisseau, de gros stalagmites ou encore des chasse-neiges, des motoneiges, des dizaines et des dizaines de skieurs du dimanche etc... Entre la poudreuse abondante, les bosses, le verglas ou la véritable soupe, on s'y croirait !

Le timer met bien la pression et les embranchements (comme dans Outrun) sont nombreux. Il y a des sections speeds ou bondissantes, d'autres ardues ou cools. Il ne manquerait plus qu'une bonne petite avalanche à nos trousses pour que le tout soit parfait ! :)

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Et voilà, après quelques heures de glisse, on se prend pour le Edgar Grospiron de la Jaguar. SchuSss !

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la fiche du jeu sur AtariAge : http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareLabelID=1122


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06 novembre 2010

Gentlemen, Start your Engines...

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Checkered Flag

1994 - Atari (développé par Rebellion Software)

Course 3D

En pole position sur la ligne de départ...

Voici Checkered Flag, suite d'un jeu de F1 bien connu des possesseurs de Lynx et clone du non-moins connu Virtua Racing, le célèbre jeu en 3d made in Sega. Dans Checkered Flag, on a droit à 10 courses (contre 3 pour Virtua Racing), 6 vues différentes (qu'on peut changer en direct pendant la course) et des conditions climatiques variées (de la pluie au brouillard et même la nuit avec un code), le tout étant développé par Rebellion (Alien Vs Predator tout de même).

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Le Virtua Racing d'Atari suscita ainsi pas mal d'attente auprès des fans de la Jaguar. Sorti en même temps que Virtua Racing Deluxe sur 32X, le résultat fut jugé décevant, injouable et tout simplement mauvais... Bref, une casserole de plus qu'on attacha au pied de la 64-bit d'Atari. Pourtant, quelques gamers chevronnés continuèrent de jouer à Checkered Flag, continuèrent envers et contre toute logique à faire des tonneaux dans la joie et la bonne humeur...

Jouabilité nerveuse ou jouabilité pourrie ?

Soyons le plus objectif possible, Checkered Flag peut poser quelques menus soucis dans les virages. Vous appuyez trop longtemps sur une direction et la voiture fait une embardée dans le décor, vous n'appuyez pas suffisamment et votre bolide fonce tout droit dans le panneau publicitaire (il n'y en a pas dans Checkered Flag mais c'est tout comme). Voilà, tout est dit. Les contrôles sont délicats et notre bolide a plus tendance à voltiger dans les airs qu'à rouler sur la route.

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Vraiment, prendre un virage est une aventure !

En y regardant de plus près, on s'aperçoit que la principale responsable de nos difficultés à contrôler la Majorette, c'est l'animation. Le jeu est rapide mais manque de fluidité avec un framerate "assez" aléatoire. Dans les virages, une brusque saccade entre deux images et c'en est fini du sentiment de contrôler quelque chose.

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Beaucoup ne prendront pas la peine de faire plus d'un tour de course et pourtant, en y jouant plus longtemps... Checkered Flag se dompte et s'apprécie. Quelques conseils : changez la vue pour celles, la 5 et la 6 je crois, qui sont les plus éloignées du véhicule (pour anticiper et mieux apprécier les courbes des virages) et surtout, dans les virages, pratiquez de petites et franches pressions sur les directions.

Alors oui, il ne faut pas envisager maîtriser le jeu parfaitement mais cette jouabilité si décriée n'est pas étrangère au plaisir que l'on prend à gagner les courses. Le jeu est nerveux dans le meilleur sens du terme ! Nerveux là où un Virtua Racing m'apparaîtra bien mou...

Ca sent le bon bois des Alpes

On pourra alors mieux apprécier la 3d sans texture de Checkered Flag. Assez jolie mine de rien (halte aux mauvaises langues !), épurée de détail mais avec quelques éléments bien trouvés (sapins, cactus, pinguoins, planches de surfs...) égayant les bas-cotés. Chaque course est bien typée : de la Forêt Noire de Deep Wood (course qu'on croirait reprise de Virtua Racing) au Canyon du Nevada de Desert Pass en passant par la plage de Sunset Strip et son beau coucher de soleil.

La dizaine de courses propose des environnements variés et des difficultés habilement parsemées : The Hole alterne tunnels et routes entre deux montagnes, Island Hope marque durablement le joueur avec son virage en épingle et son horizon bleuté, Concrete Canyon propose un dangereux slalom délimité par des falaises...

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Le mode championnat est vraiment  agréable : long (10 à 15 tours par course et il y a dix courses ! Il faut plus d'une heure pour espérer le boucler), assez prenant et pas trop difficile. On devient Champion du Monde sans problème.

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En revanche, atteindre les 60 points (le Perfect) est une autre histoire. Pour l'instant (et je compte bien m'améliorer), j'ai fait 56 points en 74 minutes.

N'allez pas croire que j'apprécie uniquement Checkered Flag parce qu'il se trouve sur Jaguar.

C'est un jeu qui a un charme inexplicable, vieillot (la boîte de jeu transpire les années 80). Les musiques bontempi sonnent miraculeusement bien (et pourtant c'est du bontempi). Sa jouabilité imprécise et sa 3d d'un autre temps feront hurler quiconque, mais moi envers et contre tous, je continuerai à aligner les tours de course en espérant battre mes records.

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la fiche du jeu sur AtariAge : http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareLabelID=1072

 

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09 octobre 2010

Airball

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White Men Can't Jump

1995 - Trimark Interactive (développé par High Voltage Software)

Basket de rue

Boom Shakala Laka

Le film avec Wesley Snipes et Woody Harrelson réunissait tous les éléments de la culture Rap du début des années 90 : grosse chaîne Hi-fi, paroles en verlan, casquette à l'envers et basket de rue, deux contre deux, avec gros bras et dunks bien virils... Le tout sur le mode humoristique, avec plein de clichés comme quoi à l'époque de Magic Johnson et de Michael Jordan, les blancs ne savaient pas sauter pour s'accrocher au panier...

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Comme dans le film, ce jeu de basket de rue nous propose de miser de l'argent, le but étant de dépouiller les basketteurs adverses dans des matchs endiablés.

It's Off

Il faudra récolter 5000 dollars en moins de trente matchs pour pouvoir participer au Slam City Tournament (la finale), le tout sous la menace des frères Requin qui réclament leur blé. Ces deux mafieux de troisième zone vous ont en effet prêté vos premiers dollars.

Vu le minable pécule que l'on a, on évitera au début de miser trop d'argent ou de jouer contre une équipe de brutos. Les succès aidant, à mesure que la cagnotte grossit, on sera tenté des fois de parier des sommes folles... au risque de tout perdre ! Ce principe de jeu donne beaucoup de piment aux rencontres.

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Avec des persos entre surfers et rappeurs, beaucoup de blabla (chaque action est commentée par un sous-titre coloré, parfois moqueur : "Airball","it'a brick"...), des couleurs un peu sales et fluos, ce jeu de basket de rue a indéniablement du style. Un style "trash", le style "undergroundeuu".

Ce n'est pas spécialement vilain mais ce n'est pas non plus du meilleur goût. Le demi-terrain est représenté en 3d craspec (on ne sait pas trop d'ailleurs si c'est de la vraie 3d) et même s'ils apportent un peu de dynamisme à l'ensemble, le rendu des zooms n'est pas fameux avec des mouvements de caméra hasardeux et tremblants. Les persos pixellisent beaucoup et cachent parfois l'action en s'amassant en gros plan devant nous.

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Mais le vrai ratage se situe surtout au niveau de l'animation des personnages qui est saccadée et leeente. Un résultat à l'écran pas jojo et un peu cracra...

Money Time !

Pourtant le gameplay axé sur le bourrinage s'avère payant. En défense, pour récupérer la balle, le meilleur moyen est de gêner le joueur adverse en le collant au plus près ou bien en le poussant tout simplement comme un gros malotru. Attention, provoquer des pugilats ne sera pas forcément à votre avantage. Une jauge de colère toute rouge (en plus de celle toute verte pour l'énergie) se remplira à mesure que ça bastonne. En fonction de cette jauge, l'adversaire se montrera tout doux ou répondra de plus en plus méchamment à vos attaques. Keep cool, donc.

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Comme dans les règles du basket de rue, lorsqu'on récupère la balle, il faudra revenir derrière la ligne des 3 points pour pouvoir marquer. Au niveau du jeu de passe, appuyer une fois sur le bouton permettra de faire une feinte de passe, il suffira de laisser appuyer pour que la passe se réalise. Pas mal même si dans la pratique, on se sert finalement assez peu du jeu de passe.

Accélérer pour s'approcher des paniers est plutôt simple et la gestion des tirs est très agréable dans le sens où il est très facile de marquer. Il suffit d'avoir du timing, de relâcher la pression du bouton de tir au plus haut du saut. Appuyer une autre fois au bon moment et votre tir se transformera en Super-dunk.

Le Vilain Petit Canard

Sans être d'une précision diabolique, la jouabilité n'est pas mauvaise du tout. Le jeu est amusant avec des matchs animés (et ce malgré le framerate) et un tournoi fun et prenant. J'ai enchaîné les matchs sans problème durant trois bonnes heures (pour me familiariser aux commandes puis pour remporter 5000 dollars et la Coupe) et suis prêt à y retourner au plus vite.

Compte tenu de la réalisation un peu dégueue qui l'enrobe, White Men Can't est comme le vilain petit canard. Pas jojo, cabossé de partout mais au final, sympa tout plein avec son œil borgne et sa jambe de bois.

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Allez, ça mérite bien un trois points de Wesley tout ça... :)

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la fiche du jeu sur AtariAge : http://www.atariage.com/software_page.html?SoftwareID=2515

 

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