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Worms

1998 - Telegames (développé par Team 17)

Action Stratégie

Les lombrics attaquent !

Branle-bas de combat, les vers de terre sont en guerre et sortent l'artillerie lourde !

Tout droit sorti de l'imagination d'Andy Davis, Worms est un jeu cultissime, le genre de jeu qui ne paie pas de mine mais dont le concept génial a enthousiasmé des millions de joueurs, sur toute une série de jeux (malgré un délicat passage à la 3d).

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Succès immédiat, Worms eut les honneurs de se retrouver sur toutes les machines de l'époque. Mais il faudra attendre quasiment trois ans après la première version Amiga en 1995, pour voir le jeu, enfin, sortir sur Jaguar. Grâce soit rendue à l'abnégation de l'éditeur Telegames.

Bref, pour tout joueur qui a l'âme d'un collectionneur, Worms est clairement un indispensable sur Jaguar... Et je m'en vais vous expliquer pourquoi ce jeu est si bon.

Les petits cousins d'Earthworm Jim

Avec ses combats au tour par tour typique du jeu d'artillerie, le but du jeu de Worms est on ne peut plus classique : il faut détruire tous les vers ennemis. Mais Worms se démarque du commun des jeux de guerre en étant joyeusement absurde.

En plus de l'incongruité de voir s'affronter de minuscules invertebrés armés jusqu'aux dents, on a tout le barda parodique qui va avec, et qui met vraiment de bonne humeur. Les animations sont par exemple du pur cartoon bien délire. Il n'y a qu'à voir le vers, après une chute, s'enfoncer la tête la première dans le sol et ressortir de là comme un bouchon de bouteille. 

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Certaines armes sont hilarantes comme celles spéciales, disponibles uniquement dans les caisses qui tombent du ciel : le mouton qui gambade gaiement avant d'exploser violemment, et la célèbre et mortelle bombe banane, une bombe à base de multiples bananes explosives ! 

Pour ce qui est de l'arsenal, il n'est pas que délire, il est aussi particulièrement efficace pour faire de la charpie de vers : bazooka, grenade, missile à tête chercheuse, bombes à défragmentation, bombardement aérien... Au corps à corps, en plus de la dynamite, on peut également se prendre pour Ryu de Street Fighter avec des fire punch et des dragonball.

Bombe Banane en vue  

Sur un concept aussi simple de destruction massive, le jeu s'appuie sur des variables qui imposent au joueur de s'adapter sans relâche. Le terrain, les éléments du décor, les mines et la position des vers, tout est généré aléatoirement. Ce qui induit des avantages et des désavantages dès le départ.

Un vers isolé, caché dans des contreforts ou entre deux cahutes sera par exemple bien difficile à déloger. Par contre, si les vers sont regroupés à découvert, au bord de l'eau, le pourcentage de perte augmente considérablement.

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Cette part de hasard fait tout le sel de Worms car aucune des parties ne se ressemblent. 

Pour jouer à Worms, il faudra également du doigté, jauger au mieux les distances et penser à tous les obstacles et aux éventuels rebonds (la grenade par exemple rebondit telle une balle de ping-pong). Toute la puissance de notre tir dépendra de la fameuse barre en bas de l'écran, laquelle se remplit plus au moins en fonction du temps à presser le bouton. Et un peu comme dans un jeu de golf, on devra également apprécier le vent, sa force et sa direction pour envoyer un missile à bon port.

A bas le vers solitaire !

Graphiquement, il n'y a rien de renversant mais le jeu est bien mignon et d'une qualité équivalente aux versions 32-bit... Sans les cinématiques toutefois, support cartouche oblige.

Doté d'une profondeur de jeu insoupçonnable lorsqu'on découvre le jeu, Worms est malheureusement assez mal servi par le mode solo. Pas d'histoire, pas d'aventure, jouer seul revient à aligner les matchs sans autre but que d'évoluer dans un ephémère classement entre équipes.

Et le Cpu n'a ni le charme de votre amoureuse, ni le bagout d'un bon pote. Surtout, ce bougre fait très peu d'erreur dans les tirs à distance, la précision avec laquelle il nous envoit ses grenades de l'autre coté du niveau étant pour le coup assez inhumaine. La seule solution pour lui faire rendre la poussière, le corps à corps où il oublie souvent d'attaquer.

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Oui, c'est bien connu, Worms n'a jamais bâti sa réputation sur le mode solo. 

C'est son mode multijoueur qui en a fait un titre mythique. Et ma foi, à deux, Worms devient absolument irrésistible, les combats entre humains s'équilibrant parfaitement. Ils s'avèrent souvent serrés, car rien n'est jamais vraiment acquis.

Une supériorité numérique peut vite être enrayée. Une arme glânée grâce aux caisses ou un tir raté peuvent en effet souvent changer la donne. Les stratégies se mettent ainsi en place pour contrer rapidement celles de l'adversaire mais également pour retourner les situations les plus compromises.

Même si j'avoue que le prix du jeu peut légitimement faire fuir n'importe qui (comptez 100 à 150 euros, c'est le prix de sa rareté), on peut remercier Telegames pour cette version Jaguar des vers de terre.

Worms est un jeu cultissime qui distille un plaisir immédiat. En plus d'être un excellent jeu de stratégie, c'est le meilleur jeu multijoueur de la 64-bit d'Atari.

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la fiche du jeu sur AtariAge: https://atariage.com/software_page.html?SoftwareLabelID=1117